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Rassembler Pour La Corse : Un développement des transports et du numérique pour une économie pérenne


Rédigé par le Vendredi 6 Novembre 2015 à 01:13 | Modifié le Mardi 16 Février 2016 - 14:20


Le député et conseiller territorial sortant, Camille de Rocca Serra tenait conférence de presse accompagné de plusieurs de ses co-listiers, ce jeudi matin à Ajaccio. A l’ordre du jour, présentation du programme économique, notamment basé sur les des transports et le numérique, pierres angulaires pour le développement économique


Rassembler Pour La Corse : Un développement des transports et du numérique pour une économie pérenne
« Lorsqu’on est petit, il vaut mieux être meilleur ». Un credo que la liste Rassembler Pour La Corse entend bien appliquer à la Corse au travers ses propositions de campagne. C’est donc avec ce mantra d’excellence en tête que Camille de Rocca Serra et plusieurs de ses colistiers ont tenu une conférence de presse afin de présenter leur programme économique, jeudi matin à l’hôtel Campo dell’Oro à Ajaccio. Ainsi, si l'île doit donc faire montre de ses meilleurs atouts pour arriver à un développement économique pérenne, celui-ci la liste de droite l’entrevoit au travers deux axes majeurs : les transports et le numérique.
 
« Il ne peut pas y avoir de développement économique sans que le problème des transports ne soit réglé », lance d’emblée Camille de Rocca Serra, insistant sur le fait qu’il place cette problématique en priorité numéro 1. Jean-Marc Serra, maire de Sotta et 15ème sur la liste, qualifie quant à lui le développement des transports de pierre d’angle de la construction économique. Dans la même veine, Christelle Combette, 4ème sur la liste, rajoute : « Sans transports les entreprises ne pourront pas se développer. Or ce sont les entreprises qui sont créatrices de richesses ».
 
Le tourisme « un bien nécessaire » pour le développement économique
Mais sans conteste, le développement des transports rime avant tout avec économie du tourisme. « Un bien nécessaire pour l’île », assure Jean-Marc Serra car « on a besoin de consommateurs ».  « Les touristes choisissent leur destination en fonction du coût des liaisons directes. Or actuellement la Corse n’est pas connectée en dehors de l’été. De plus, au départ de Marseille et Nice, les liaisons vers la Corse sont beaucoup plus chères que celles vers le nord de l’Europe. Ce n’est pas en faveur du développement du marché », déplore-t-il, tout en désignant la cause de ces tarifs désavantageux : « Nous sommes la seule région à appliquer une fiscalité directe sur les transports ».
 
En ligne de mire, la taxe sur les transports, une mesure « anti économique » pour Camille de Rocca Serra  : « La surfiscalisation et les charges empêchent la libéralisation du ciel corse », tonne-t-il.
Cependant, il convient que supprimer d’un seul coup les 37 millions d’euros générés chaque année par celle-ci du budget de la collectivité territoriale semble difficilement envisageable. C’est pourquoi il aspire dans un premier temps à diminuer cette taxe, afin de permettre l’arrivée de nouvelles compagnies qui regardent actuellement la desserte de la Corse avec frilosité. « A l’année N on aura une baisse de recettes, mais comme on va élargir l’assiette de produit à l’année N+1, on peut espérer que ce produit se rétablira sur la période courte », explique-t-il.
Sur le long terme, il indique par ailleurs qu’une des solutions pour remplacer le produit de cette taxe résiderait peut être dans le transfert de la TVA à la collectivité, à l’exemple du système mis en place pour la TIPP.  « Toute activité nouvelle, tout développement économique aura un retour sur la TVA. Plus on investit, plus on développe la Corse, plus on consomme, plus on produira de la TVA. Et si on a un tourisme sur disons 10 mois, c’est le produit du tourisme qui va produire de la TVA par la consommation », détaille-t-il.
 
Un tourisme étalé pour sortir de la saisonnalité
En réduisant, puis supprimant, cette taxe sur les transports, Rassembler Pour la Corse ambitionne donc le développement d’un tourisme à l’année et non plus concentré sur la période estivale. Un étalement qui engendrerait de facto des effets notables sur l’emploi : « Le développement d’un tourisme linéaire pourrait favoriser les jeunes en créant de l’emploi durable dans le domaine touristique », appuie Jean-Marc Serra, en indiquant que ce tourisme étalé donnerait un point d’ancrage aux saisonniers qui leur permettrait de sortir de la saisonnalité et des inconvénients qui en découlent.
 
Enfin, dernier point développé sur l’axe transport, la liste postule que des économies à réaliser sur le maritime et l’aérien, et de facto une réinjection de ces capitaux ailleurs, pourraient avoir un impact sur plusieurs plans : une baisse conséquente du prix du tarif résident ; des investissements dans les infrastructures portuaires et aéroportuaires où il existe un « besoin évident et immédiat » ; et surtout un investissement dans les infrastructures de transports terrestres. Sur ce dernier point, les candidats insistent sur la nécessité de développer l’axe Bastia-Bonifacio :  « La Corse a toute sa vocation européenne à reprendre, mais ce n’est pas possible sans cet axe », affirment-ils.

Jean-Marc Serra, Camille de Rocca Serra et Jean-Martin Mondoloni
Jean-Marc Serra, Camille de Rocca Serra et Jean-Martin Mondoloni
La révolution numérique, un « train à prendre » 
Deuxième grand axe abordé pendant cette conférence de presse : le développement du numérique. « L’économie numérique, tout comme la transition énergétique, n’est pas un eldorado conjoncturel mais quelque chose d’installé dans le cadre d’une grande révolution. Et une révolution, soit on en prend le train, soit on la subit », lance Jean-Martin Mondoloni, numéro 3 de la liste, tout en soulignant les effets bénéfiques de l’économie numérique, qui outre symboliser une ouverture au monde, peut faire croitre la cime de la pyramide des salaires et générer de l’activité.
Camille de Rocca Serra insiste ainsi sur l’importance de se pencher sur la question du numérique dans les deux ans qui viennent, afin de ne pas être « en décalage avec un monde qui s’accélère » : « On a de la matière grise en pagaille, on a tous les ingrédients. Il faut donner chance de se réaliser », souffle-t-il.
 
Pour ce faire, Jean-Martin Mondoloni délivre plusieurs pistes de travail à mettre en place sans attendre :
« Il faut une fibre haut débit qui irrigue l’ensemble du territoire », indique-t-il en premier lieu, bientôt rejoint par Christelle Combette qui insiste sur la nécessité d’un développement dans les bassins d’emplois pas encore dotés de la fibre .
Par ailleurs, il dépeint l’intérêt de l’installation d’un coworking sur le territoire dans le but de créer un « effet pépinière » qui saura attirer les investisseurs.
Car, point suivant, pour arriver à développer cette économie numérique, il faut aussi développer une ingénierie financière : « Nous avons l’environnement mais il nous manque les investissements », souligne-t-il à ce titre.
Enfin, il insiste également sur l’importance de développer l’offre de formation pour répondre aux besoins qu'engendra cette révolution numérique. « La réussite passera par une université qui s’adapte » , reprendra dans la même optique Camille de Rocca Serra, tout en constatant: « L’emploi public aujourd’hui trouve ses limites. Il y a besoin d’une nécessaire adaptation de l’offre de formation ».

Somme toute, c’est un programme économique bien rôdé que Rassembler Pour La Corse a présenté ce jeudi matin. Transports, emploi, activité, attractivité, la liste de droite est force de propositions sur tous les fronts. Et c’est forte du sondage sorti en début de semaine qui la crédite de 16% des intentions de vote, qu'elle aborde ce début de campagne, avec en tête l’ambition non dissimulée de porter l’avenir de la Corse pour les deux ans à venir afin d'amener l'île vers une perspective économique qui s’inscrive sur le long terme.
 
Manon PERELLI



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