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Qui sont les soldats de Corse morts pour la France durant la Première Guerre Mondiale ?


Rédigé par le Vendredi 11 Novembre 2016 à 19:39 | Modifié le Samedi 12 Novembre 2016 - 10:46


Ces 11 395 Poilus (et civils), Corses de sang ou de sol, sont morts durant la Première Guerre Mondiale, reconnus "Mort pour la France" et/ou figurant sur un Monument aux Morts en Corse. Si l'on rajoute les 145 qui ne répondent pas à ces 2 critères on obtient un total de 11540 tués. Dans sa Cronica di a Corsica Orsu Ghjuvanni Caporossi a réalisé un travail considérable avec l'aide du site du ministère de la Défense, les archives départementales de la Corse-du-Sud, du site http://www.memorialgenweb.org/ et de l'ouvrage "Du deuil à la mémoire, les monuments aux morts de la Corse (Guerre de 1914-1918)" de Georges Ravis-iordaniI et Jean-Paul Pellegrinetti (Editions Albiana, 2011). Nous en avons extraits ses conclusions mais sa Cronica, qui a nécessité un travail considérable, est à lire absolument.


Qui sont les soldats de Corse morts pour la France durant la Première Guerre Mondiale ?
Dans cette étude très détaillée, Orsu Ghjuvanni Caporossi   rapporte que 11 395 insulaires sont décédés durant la première Guerre Mondiale (11540 si l'on rajoute les 145 morts recensés qui ne sont ni reconnus Morts pour la France ni inscrits sur un Monument aux Morts en Corse). 9 979 seraient officiellement reconnus Morts pour la France (soit 87,57%) et 10 786 ont leur nom inscrit sur un Monument aux Morts en Corse (soit 94,66%). Parmi ces derniers 1 416 ne seraient pas reconnus Morts pour la France, et 75 ne disposent d'aucun renseignement d'identité (mis à part leur patronyme). Il est à noter que 609 reconnus Morts pour la France ne sont pas cités sur un Monument aux Morts en Corse. 10 242 Poilus sont nés en Corse, 744 sont nés hors de Corse, et 409 n'ont pas de lieu de naissance connus.  


La commune ayant enregistré le maximum de perte est celle de Bastia, avec 509 morts, U Poghju Marinaccia et San Gavinu di Fiumorbu ne comptant qu'un seul décès chacune. Le plus jeune Poilu décédé est né en 1901, le plus âgé (un civil victime du torpillage du vapeur Balkan) en 1836.


Militairement, ils se répartissent en 8 138 hommes de troupe (soldats, brigadiers et caporaux) dont 306 marins et quartiers-maîtres, 1962 sous-officiers (de sergent à adjudant-major, dont 23 officiers mariniers) et 966 officiers (d'aspirant à colonel), dont 28 médecins et pharmaciens, et 12 officiers d'administration. On compte également 91 civils (la plupart décédés lors du naufrage du Balkan), 39 gendarmes et 95 inscrits maritimes. 103 ne sont pas répertoriés.


5 832 sont morts au combat (tués à l'ennemi), 693 ont disparu sur le champ de bataille, 24 sont morts gazés (ou des suites des effets des gaz), 1829 ont succombé des suites de leurs blessures, 530 sont décédé ou ont disparu en mer (dont 301, la plupart des permissionnaires (207, dont 127 disparus) et 94 civils et membres de l'équipage, dont les noms figurent sur un Monument aux Morts), lors du torpillage du vapeur Balkan, au large de Calvi, en 1918). 1003 sont morts des suites de maladies contractées en service (ou en captivité), 240 de maladies non contractées (ou aggravées) en service, 105 en captivité en Allemagne, 76 d'accidents en service commandé, 37 accidentellement hors service ou dans diverses autres causes indépendantes de la guerre, 11 lors de combats aériens. Enfin, 19 d'entre eux se sont suicidés et 6 ont été fusillés pour l'exemple suite à de diverses mutineries collectives ou individuelles (5 seulement figurent sur un Monument aux Morts). 991 sont morts de cause indéterminée ou des suites de la guerre.


1 359 (soit 11,93%) faisaient partie du 173ème Régiment d'Infanterie (Le régiment des Corses), dont 255 du 373ème, qui était le régiment de réserve du 173ème .


2 493 sont morts dès les premiers mois de la guerre, d'Août à Décembre 1914, et 2771 lors de l'année 1915, 1841 en 1916, 1222 en 1917 et 1938 en 1918. 225 sont morts en 1919, et 153 sont décédés (reconnus Morts pour la France et/ou ont leur nom gravé sur un Monument) entre 1920 et 1965, des suites de maladies, de blessures ou des effets des gaz de combat.


Enfin, la plupart d'entre eux (7153) sont morts dans les départements de l'Est et du Nord (Marne, Meuse, Moselle, Meurthe-et-Moselle, Aisne, Somme, Vosges, Nord, Pas-de-Calais, Rhin, Oise…), les autres se répartissant entre les divers hôpitaux de France, en Allemagne, ou sur les fronts de Belgique (407), de Turquie (209), de Grèce (99)… ou d'ailleurs… 302 sont décédés hors du front (maladie ou accident en permission, homicide, suicide, fusillé, ou autre...). A noter que 432 se sont éteints en Corse (soit dans les hôpitaux insulaires (Aiacciu, Bastia, Bunifaziu, Calvi ou Corti), soit dans leur foyer).


Les Corses morts pour la France




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