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Primaire à droite : Un Comité d’appel en Haute-Corse pour la candidature de Nicolas Sarkozy


Rédigé par Nicole Mari le Vendredi 10 Juin 2016 à 22:07 | Modifié le Samedi 11 Juin 2016 - 08:18


Les 20 et 27 novembre prochains, lors d’une primaire ouverte à tous les citoyens, la droite désignera le candidat des Républicains (LR) à l’élection présidentielle de mars 2017. Douze prétendants se sont déjà déclarés, dont l’ancien 1er ministre et maire de Bordeaux, Alain Juppé. Ne reste à officialiser que la candidature de l’ex-chef de l’Etat et actuel patron des Républicains, Nicolas Sarkozy. Ses partisans s’activent un peu partout pour préparer le terrain. En Haute-Corse, un comité de soutien pour l’appel à sa candidature vient d’être créé autour du député-maire de Biguglia, Sauveur Gandolfi-Scheit, et de la présidente de la fédération des Républicains de Haute-Corse, conseillère territoriale et maire de la Porta, Stéphanie Grimaldi. Ce comité compte déjà deux conseillères territoriales, trois conseillers départementaux et quinze maires. Explications, pour Corse Net Infos, de Stéphanie Grimaldi suivies, en vidéo, de celles de Sauveur Gandolfi-Scheit.


La présidente de la fédération des Républicains de Haute-Corse, conseillère territoriale et maire de la Porta, Stéphanie Grimaldi, et le député-maire de Biguglia, Sauveur Gandolfi-Scheit, entourés du maire de Calacuccia, Jean-Baptiste Castellani, de la mairesse de Borgo, Anne-Marie Natali, du maire de Pancheraccia, Paul Angeli, du maire de Feliceto, Gérard Francisci, du maire d’Oletta, Jean-Pierre Leccia et de la conseillère territoriale Karine Chinesi-Murati.
La présidente de la fédération des Républicains de Haute-Corse, conseillère territoriale et maire de la Porta, Stéphanie Grimaldi, et le député-maire de Biguglia, Sauveur Gandolfi-Scheit, entourés du maire de Calacuccia, Jean-Baptiste Castellani, de la mairesse de Borgo, Anne-Marie Natali, du maire de Pancheraccia, Paul Angeli, du maire de Feliceto, Gérard Francisci, du maire d’Oletta, Jean-Pierre Leccia et de la conseillère territoriale Karine Chinesi-Murati.
- A quel titre appelez-vous à la candidature de Nicolas Sarkozy ? A titre personnel ou en tant que présidente de la fédération LR de Haute-Corse ?
- Je soutiens Nicolas Sarkozy, d’abord, à titre personnel parce que je suis fidèle en amitié et que je suis fidèle à l’homme qui s’est toujours impliqué et investi pour la Corse. Je lui apporte, également, mon soutien en tant que présidente des Républicains de Haute-Corse. Un comité de soutien d’appel à sa candidature est mis en place, aujourd’hui, par la présidente des Républicains, par le député de Haute-Corse, Sauveur Gandolfi-Scheit, par deux conseillères territoriales, trois conseillers départementaux et une quinzaine de maires.
 
- En quoi est-il, selon vous, le meilleur candidat ?
- Je pense qu’il sera le meilleur président de la République puisque c’est l’objectif de ce grand rendez-vous des primaires. Aujourd’hui, l’alternance est en marche. On peut raisonnablement espérer la victoire d’un candidat de droite aux élections présidentielles. En dehors de son énergie, de son leadership et de l’autorité qu’il peut redonner à l’Etat, Nicolas Sarkozy a démontré, toutes ces années, qu’il s’est beaucoup investi pour la Corse. Il connaît parfaitement les dossiers corses, que ce soit en matière d’agriculture, de PEI (Plan exceptionnel d’investissements) ou d’Arrêtés Miot. Il a agi pour l’université de Corse, pour Via Stella dont il a poussé la création, et pour la langue corse. C’est lui qui a mis en place les crédits qui nous ont permis, quand nous étions au pouvoir à la région, de passer des conventions avec l’Etat pour faire en sorte d'arriver à un bilinguisme affirmé.
 
- Est-ce à dire qu’il est le meilleur choix pour la Corse ?
- Oui ! Seul, Nicolas Sarkozy peut, aujourd’hui, faire bouger les lignes pour la Corse. Mon devoir d’élue, en tant que représentante des intérêts de la Corse, sera, également, de lui demander qu’il s’engage sur un projet global, financier, fiscal et économique pour la Corse dans les douze mois après son élection. Je pense que c’est le seul à qui on pourra le demander de manière sereine et dont on pourra croire à son engagement.
 
- Qu’entendez-vous par « projet global » ? Un nouveau statut particulier ?
- Tout à fait ! Face à tous les problèmes qui secouent, aujourd’hui, la société corse et qui font que la Corse n’arrive pas à avancer, nous souhaiterions, au lieu qu’on nous mette dans un coin de la loi NOTRe avec un article et une collectivité unique au rabais, qu’on réfléchisse à quelle dimension, quels pouvoirs et quels moyens on veut donner à la région corse. J’ai toujours prôné un statut d’autonomie poussée. La réalité a démontré à tous ceux qui ont eu à gérer les affaires de la région que c’est une collectivité qui a très peu de moyens et très peu de ressources dynamiques.
 
- Que pensez-vous obtenir concrètement ?
- Un des dossiers que nous pourrions défendre auprès du président Nicolas Sarkozy, s’il est désigné et, ensuite, élu, c’est le transfert d’une partie de la fiscalité de l’Etat, par exemple la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée). Nous pourrions, également, lui demander de proroger le PEI par une nouvelle convention d’application pour combler notre retard important en matière d’équipements. Nous pourrions lui demander que certaines filières économiques fassent l’objet de mesures d’accompagnement, d’incitation fiscale et financière. Nous pourrions lui demander de nous aider à pousser davantage le bilinguisme, à franchir les différentes étapes pour l’affirmer afin que notre langue ne disparaisse pas. Nous pourrions, également, nous engager, en dehors de la prorogation des 50% sur les Arrêtés Miot, à réfléchir à un dispositif sur les donations afin que la Corse reste encore dans un dispositif favorable en matière de successions. Tout cela, je sais que c’est le candidat Sarkozy qui peut l’entendre mieux qu’un autre et plus un autre.
 
- Pensez-vous qu’il serait prêt à discuter avec un pouvoir nationaliste et à faire preuve d’un esprit d’ouverture dont est totalement dénué l’actuel chef de l’Etat ?
- Nicolas Sarkozy a toujours discuté avec l’ensemble des forces politiques en Corse. Je vous rappelle qu’il avait lancé des Assises avec Antoine Aïello qui était, à l’époque, le doyen de l’université. C’est celui qui, aujourd’hui, a l’esprit le plus ouvert vis-à-vis de la Corse et qui peut être à même d’accepter un statut d’autonomie plus poussé.
 
- La droite insulaire se partage entre Juppéistes et Sarkozystes. Les autres candidats n’ont pas l’air de faire recette ?
- Il y a effectivement un partage assez équitable dans le paysage de la droite corse ! Marcel Francisci et José Rossi soutiennent Nicolas Sarkozy, comme la plupart des élus encartés LR. Camille de Rocca Serra soutient François Fillon. Laurent Marcangeli, Jean Baggioni et Jean-Martin Mondoloni soutiennent Alain Juppé. Quelques élus soutiennent Bruno Lemaire qui peut faire, également, une bonne élection.
 
- Nicolas Sarkozy devrait venir en Corse. Quand et quelle forme prendra cette visite ?
- Nous ne connaissons pas encore la date, mais nous savons de quelle manière s’organisera son déplacement : autour d’un diner républicain. Nous sommes en train de prendre attache avec ses conseillers les plus proches pour une date que nous espérons, bien évidemment, la plus rapide possible. Notre volonté est que la Haute-Corse témoigne à Nicolas Sarkozy toute son affection et son soutien.
 
- Pour revenir à un niveau national, Alain Juppé est donné favori par les sondages. Pensez-vous que Nicolas Sarkozy, qui a déçu les Français, peut faire gagner la droite ?
- Il est le meilleur candidat ! Alain Juppé est le favori des médias et des sondages qui, à mon avis, sont faits trop en amont. Il faut attendre que Nicolas Sarkozy déclare sa candidature. Dans cette campagne qu’il mènera, nous verrons exactement son énergie, son ambition, sa volonté, sa connaissance et sa parfaite maîtrise des dossiers. Surtout son autorité de chef d’Etat ! Je pense qu’Alain Juppé va, malheureusement, manquer d’autorité au niveau de l’Etat. Le seul à même d’aller jusqu’au bout des réformes, de n’avoir pas peur de les mener parce que justement il sait qu’il a peut-être déçu les Français dans un précédent quinquennat et qu’il a conscience de n’être pas allé au bout des choses, c’est Nicolas Sarkozy. Cette fois-ci, je sais qu’il ira jusqu’au bout !
 
Propos recueillis par Nicole MARI.

 

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