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Pollution : Qualitair installe une nouvelle station de mesures à Bastia


Rédigé par Philippe Jammes le Vendredi 12 Mai 2017 à 17:07 | Modifié le Vendredi 12 Mai 2017 - 17:53


François Alfonsi, président de Qualitair Corse, Fabiana Giovannini, présidente de l'AUE, François Tatti, président de la CAB et Pierre Savelli, maire de Bastia, ont inauguré vendredi matin une nouvelle station de mesures de la qualité de l’air dans le quartier du Fango à Bastia.


Pollution : Qualitair installe une nouvelle station de mesures à Bastia
Cette station permettra notamment de mesurer plus précisément l’impact sur le centre-ville, de la pollution imputable au trafic maritime. A terme cette station ultra moderne remplacera la station de mesure déjà présente sur la place Saint-Nicolas.
Le choix de ce nouvel emplacement a été conditionné notamment par le fait que les autres moyens de mesures déployés jusqu’ici, ont démontré que les concentrations les plus élevées étaient enregistrés dans ce quartier.
Dans un souci d’évaluation optimale des risques sanitaires, Qualitair Corse a donc souhaité adapter sa stratégie en installant ce nouvel indicateur de la qualité de l’air. En collaboration avec la Communauté d’Agglomération de Bastia, l’association, présidée par François Alfonsi, a de ce fait installé cette station à proximité des installations sportives du Fango.


Cette nouvelle station, a été équipée non seulement des appareils de mesures traditionnellement utilisés par Qualitair Corse, mais également d’outils de mesures de pointe que la structure s’est procurée récemment et encore jamais utilisés sur notre territoire. L’observatoire s’est notamment doté de deux appareils dernière génération :
Un «FIDAS» qui permettra de mesurer les particules en suspension de dimensions multiples. Cet appareil donne la possibilité surtout, de capter, les parti cules dont le diamètre est inférieur à 1 micromètre et qui s’avèrent donc très nocives puisque pénétrant plus profondément dans l’appareil respiratoire.
Un «ACSM» qui rendra désormais possible l’analyse de la composition chimique des particules en temps réel. Le but étant ici de pouvoir corréler ces résultats avec les différentes sources de pollutions présentes en centre-ville et ainsi déterminer la provenance des particules. Il n’existe qu’un nombre très limité de ce type d’appareil ultra-performant, en France on en dénombre actuellement 10. Ces nouveaux appareils ont nécessité une formation pointue des agents de Qualitair Corse. Ceux-ci sont désormais capables de faire fonctionner ces appareils, d’interpréter les résultats qui en émanent, de diffuser ces derniers et même d’intervenir en cas de dysfonctionnement des appareils.


La petite structure qui siège désormais à l’entrée de la piscine du Fango, est une construction modulaire, entièrement climatisée et équipée afin de pouvoir accueillir tous les analyseurs nécessaires à la mesure des polluants atmosphériques. La station du Fango mesurera dans un premier temps le «NO2» (dioxyde d’azote) et les PM40/10/2,5/1 (particules en suspension avec un diamètre inférieur à 40/10/2,5 ou 1 μm). Elle sera probablement amenée à mesurer d’autres polluants comme le benzène ou le «CO» (monoxyde de carbone) par exemple. La typologie du site de mesures est caractérisée en fonction de certains critères d’implantations de la station. Dans le cas présent , la station du Fango est définie comme un site de typologie trafic correspondant au suivi du niveau maximum d’exposition de la population en proximité d’une infrastructure routière.
Cette nouvelle station est différente de ses homologues à bien des égards. Tout d’abord, elle diffère des stations traditionnels du fait qu’elle arbore un nouvel habillage réalisé par la société Sericorse, basée à Ajaccio. Ce revêtement permet de sensibiliser la population sur les activités les plus impactantes sur la qualité de l’air. Le deuxième objectif de cet affichage est d’informer le grand public quant aux actions permettant de réduire les émissions.
Toutes ces informations ont également été retranscrites en langue corse grâce à la société Minicale Evisa. Cet affichage bilingue se veut
donc parfaitement intégré à son territoire et à ses enjeux.


La société IT Consulting, a élaboré un logiciel spécifique sur demande de Qualitair Corse. Celui-ci permet d’avoir une information en temps réel sur la qualité de l’air lorsqu’on se situe à proximité de la station. Par le biais d’une interface, le taux des deux polluants majeurs est projeté, à savoir, le dioxyde d’azote et les particules en suspension. Ces chiffres sont accompagnés d’une mascotte sous forme de «smiley» changeant d’humeur et de couleur en fonction de la qualité de l’air. Désormais, les passants pourront donc visualiser la qualité de l’air en temps réel par l’intermédiaire de cet écran disposé sur une des façades de la station. Le chargement des nouvelles données s’effectue tous les quarts d’heure et indique donc les valeurs mesurées lors des 15 dernières minutes sur
les lieux.
CNI est allé prendre un bol d'air au Fango…

Quid de Qualitair ?
Qualitair Corse est une association de loi 1901, qui a été créée le 17 octobre 2003. Celle-ci est actuellement présidée par François Alfonsi, depuis avril 2016. Elle est chargée de la surveillance de la qualité de l’air sur la région Corse. Pour cela Qualitair Corse se base sur la loi LAURE (loi sur l’Air et Utilisation Rationnelle de l’Énergie) qui fixe les objectifs de la surveillance de l’air au niveau national depuis le 30 décembre 1996. Agréée par le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie (MEDDE) l’organisme est financé de façon tripartite par 3 collèges membres. Le collège «état»: (DREAL,ADEME,Météo-France, ARS,DDTM), le collège «collectivités»: (AUE,CTC,CAPA,CAB,CG2A,CG2B) et enfin le collège «industriels»: (SNCM,EDF,EDF PEI, GDF SUEZ, BUTAGAZ). Son action s’articule autour de quatre axes fondamentaux :
Surveiller
La qualité de l’air sur toute la Corse, par l’utilisation de stations fixes ou mobiles qui permettent de mesurer en continu les polluants réglementaires que sont entre autre les oxydes d’azote, l’ozone, le dioxyde de soufre, les particules en suspension. Cette surveillance se fait également par des campagnes de mesures nécessitant l’utilisation de tubes passifs. Cette méthode permet d’avoir une moyenne sur une période et une zone définie.
Exploiter
Les données obtenues par les moyens de mesures. Cela peut permettre de faire des prévisions à court terme pour essayer d’anticiper les pics de Pollution, mais aussi d’évaluer la qualité de l’air à long terme.
Conseiller
L’association a la possibilité d’accompagner des décideurs dans le cadre de l’évaluation de l’impact sur la qualité de l’air de leurs projets d’aménagement et de développement.
Informer
Les autorités et la population. L’association se doit de communiquer les résultats des mesures et des études qu’elle réalise. Qualitair Corse sensibilise également le jeune public à la problématique de la pollution atmosphérique à l’aide d’outils pédagogiques.En cas de dépassement des seuils réglementaires, la structure, se doit de prévenir les autorités compétentes. Qualitair se voulant défenseur de la langue corse affiche ces indications aussi bien en français qu’en corse.

L’intervention de la CAB
Dès 2016, soucieuse de la qualité de l’air sur le territoire communautaire, la CAB a saisi Qualitair Corse afin que soit réalisée une étude concernant les polluants atmosphériques émis par le transport maritime à partir du site portuaire de Bastia. Cette étude a conclu à un respect des normes européennes. Cependant, ces normes étant journalières et ne répondant donc pas à la spécificité des émissions de fumées du transport maritime (pics d’émissions), la CAB a souhaité que soit affinée la surveillance de la qualité de l’air sur son territoire.
En ce sens, une station de surveillance de la qualité de l’air a été mise en place par Qualitair Corse, dans la vallée du Fango, sur un terrain mis gracieusement à disposition par la CAB. Dotée d’instruments de mesures perfectionnés, cette station permettra notamment la mesure des particules fines présentes dans les fumées des transports routier et maritime, et livrera une information en temps réel via une interface didactique. Le coût des travaux a été de 3 000 €. Il a intégralement été financé par la CAB.




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