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Pierre-Jean Luciani reçoit les maires de Corse-du-Sud : Ils n’y étaient pas tous mais….


le Vendredi 10 Juillet 2015 à 17:31 | Modifié le Vendredi 10 Juillet 2015 - 17:43


La villa Pietri et son jardin ombragé ont accueilli près de 200 personnes sur le coup de midi. L’invitation avait été envoyée par le président du Conseil Départemental à tous les maires de la Corse du Sud, 124 au total. La quasi-totalité était présente. Une belle réussite pour un pot de l’amitié autour d’un gigantesque veau à la broche


Pierre-Jean Luciani en compagnie des maires de Partinellu et Cuttoli e Curtichjatu
Pierre-Jean Luciani en compagnie des maires de Partinellu et Cuttoli e Curtichjatu
« Vous êtes presque tous là, j’en tire un motif de satisfaction mais j’y vois d’abord la marque d’une confiance réciproque » lança à la cantonade Pierre-Jean Luciani, visiblement ému par autant de présence et d’ambiance bon enfant. Puis, plus rassurant, un tantinet montasega : « personne ne pourra plus douter de votre amitié après avoir affronté une telle chaleur ! »
Il y avait une excellente ambiance, c’est vrai, très détendue mais sérieuse, surtout avec des visages familiers, ça va de soi, ce qui fit dire à Pierre-Jean Luciani : « Certains d’entre vous me rappellent que mes racines ne sont pas seulement ajacciennes. N’est-ce pas Achille ? (Martinetti), n’est-ce pas Xavier ? (Lacombe), je suis fier de vous le dire, je suis l’un des vôtres… »
C’était sans doute pour tirer un trait définitif sur l’inutile polémique « le rat des villes et le rat des champs »  à propos de  l’urbain et le rural qui a fait couler autant d’encre que de salive. Pour pas grand-chose !
 
Le département n’est pas un syndic de liquidation !
Le président du conseil départemental tenait particulièrement à cette petite « brochette party » pour faire la connaissance des maires du département mais aussi leur faire passer quelques messages, prendre également la température de l’intérieur : « Je sais que la façon dont nous exercerons les compétences du Conseil Départemental aura un impact sur vos communes, tant le lien est étroit entre nos collectivités. Voilà pourquoi l’intention de vous réunir est, autant que faire se peut, de vous écouter et de discuter des sujets qui nous concernent tous. Je le ferai en considérant que les sensibilités politiques doivent s’effacer devant l’intérêt de la Corse et de ses habitants.
Le ton était amical certes, mais ferme, comme pour bien montrer que Pierre-Jean Luciani est bel et bien en place, bien dans ses basket et entend le rester le plus longtemps possible, surtout lorsqu’il déclare : « On prédit au département une disparition au 31 décembre 2017. Est-ce une raison pour se résigner et attendre cette date fatidique ? Je ne m’imagine pas à la tête d’un « syndic de liquidation » auquel on demanderait de nettoyer les plats avant de les passer à la collectivité unique. J’ai été élu pour m’investir. La majorité est résolument dans l’action. Mon rôle, par les domaines de compétences, est de promouvoir l’aménagement et le développement harmonieux du territoire. Il est aussi de le structurer. En continuant à agir au niveau du réseau routier, en renforçant notre présence aux quatre coins du département. »
 
Les communes sont notre richesse
Pierre-Jean Luciani a longuement évoqué la tâche du Conseil Départemental, les liens avec tous les maires qui sont des interlocuteurs privilégiés, mais aussi la diminution des aides publiques : « Les maires sont parfois démunis, souvent livrés à eux-mêmes et je ne parle pas des communes qui disposent d’une administration, de services techniques, mais bien de la majorité des communes modestes de taille, à la faible population et aux moyens limités. Ces communes sont et doivent rester la richesse de la Corse, l’âme de la Corse et elles doivent pouvoir compter sur le Département. Il est à vos côtés, sachez-le. Si vous avez besoin, sachez que nous répondrons présent en soutenant vos initiatives et en accompagnant vos démarches. C’est la raison d’être de ma présence à la tête de notre institution. »
Pierre-Jean Luciani est revenu sur les incidents qui ont émaillé et l’élection et les jours qui ont suivi le 2 avril dernier, avec cette petite phrase : « On présente volontiers le Conseil Départemental comme un bateau ivre. De là à ce qu’on dise bientôt que j’ai une santé fragile il n’y a qu’un pas…J’aimerai tellement vous rassurer, vous prouver que notre détermination à conduire les affaires du Département est totale. Alors, j’ai choisi ces dernières semaines de répondre par des actes… 
 
- J’ai pris soin d’annoncer dans tous les domaines les décisions prises par la majorité
- Nous l’avons fait le 23 juin dernier dans le  canton du Taravo-Ornano
- Nous le ferons à la rentrée dans celui de la Gravona
- Lors de la prochaine session, nous annoncerons des mesures nouvelles
 
Le président a également évoqué la mise en place d’une gouvernance collégiale, cela afin d’associer les élus aux décisions mais aussi et surtout d’affirmer la prééminence du politique sur l’administration. Pour conclure, Pierre-Jean Luciani a rappelé le but de cette réception amicale : « Elle a été mise sur pied en l’honneur des maires qui, toutes sensibilités confondues, m’ont manifesté leur contentement et leur soutien à l’issue de mon élection. Raison pour laquelle nous avons voulu partager ce moment de convivialité et de fraternité. »  

Deux ans ou plus si affinités !

- Pierre-Jean Luciani, vous rassurez vos amis sur votre engagement total à la tête du département ?
- Absolument. Il a été dit tellement de choses, sur moi, sur notre gestion, sur mes colistiers et autres que je me devais de réagir. Je l’ai fait lors de la dernière session du Conseil Départemental et aujourd’hui, je le fais d’une façon amicale et sérieuse. Je veux prouver aujourd’hui que le département est là, il existe, ses administrés travaillent et je suis à la tête d’une institution qui travaille pour tous et toutes les communes, de l’ensemble des populations qui forment notre territoire.
 
Vous n’avez pas envie semble-t-il de voir disparaître le département ?
- Comme je l’ai déjà dit, je ne vais pas être un faire-valoir pour terminer trois an d’existence bien au contraire. Nous nous sommes attelés à la tâche et nous continuerons de le faire. Nous comptons aller jusqu’au bout sans savoir ce que pourra représenter le 31 décembre 2017. Je passe à travers et je vois plus loin ! Peut-être que nous ferons six ans et que j’inaugurerai d’ici là pas mal d’objectifs et de réalisations… 
J. F.
 



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