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Pierre Ghionga candidat à l'élection sénatoriale en Haute-Corse : " Je ne suis contre personne"


Rédigé par le Lundi 28 Juillet 2014 à 14:56 | Modifié le Lundi 28 Juillet 2014 - 17:34


Pierre Ghionga, conseiller général de Haute-Corse et conseiller exécutif en charge de l'Environnement - il est président de l'office qui lui est dédié - et de la langue corse, sera candidat, le 28 Septembre prochain, à l'élection sénatoriale de Haute-Corse. Il en fait l'annonce officielle lundi matin à Corte avec à ses côtés sa suppléante, le docteur Etiennette Antonetti-Cristini.


Pierre Ghionga candidat à l'élection sénatoriale en Haute-Corse : " Je ne suis contre personne"
- Pourquoi cette candidature ?
- Je suis parti dans cette élection parce que je défends une autre vision de l'avenir de la Corse. Vous le savez je suis en faveur de l'inscription de la Corse dans la Constitution. En faveur de la coofficialité. En faveur du statut de résident.
A moins que je ne me trompe, je ne pense pas que les autres candidats soient sur ces positions-là. C'est autre message qui sera donc porté dans cette élection sénatoriale et c'est important parce que l'avenir de la Corse va se jouer au cours des mois qui viennent au niveau du Congrès. Il faudra avoir au moins un député - Paul Giacobbi défend les mêmes idées - et un sénateur susceptibles de défendre ces sujets-là lors de la réunion du Congrès et au Parlement.
Cette Sénatoriale est une élection que je veux politiser au sens noble du terme de façon à ce que les élus aient un choix clair à faire.

- Vous êtes conseiller général de Haute-Corse, membre de la majorité départementale et conseiller territorial membre de l'exécutif et de la majorité régionale : votre candidature ne va t-elle contribuer à brouiller un peu plus les cartes à gauche ?
- Pas du tout. J'ai fait part de mon intention d'aller à cette élection il y a un an à Paul Giacobbi, mais je ne lui ai rien demandé et pas davantage sollicité de soutien. Je sais que c'est un peu  délicat pour lui. Il est ami avec moi. Je suis très amis avec lui. Et je revendique cette amitié mais Paul Giacobbi est aussi ami avec Joseph Castelli et Jacky Padovani : je ne vais pas lui demander de faire ce choix. S'il le faisait, et si ce n'était pas moi, ce serait quand même le bon choix et je ne lui en voudrais pas !

- Vous serez quel candidat alors ?
- J'ai toujours dit que je n'avais pas de parti politique. Je suis dans le camp des progressistes, c'est vrai, mais ma candidature n'est contre personne. Ni contre Joseph Castelli. Ni contre Jacky Padovani. Ce sont des amis. Et pas davantage contre Anne-Marie Natali qui est une femme que j'apprécie beaucoup.

- Il y a t-il une concertation à gauche pour la désignation des candidats?
- Non. Mais je pense être un candidat légitime. J'ai été le suppléant de François Vendasi à deux reprises. Cela n'a pas été facile d'être second à l'époque. Il ne faut pas oublier que personne ne voulait y aller… Je l'ai fait. Mais je pense pas que les autres candidats soient passés par des réunions de concertation. Ce sont des décisions individuelles, ce n'est sans doute pas normal je le reconnais, mais je suis à l'aise pour en parler : je n'ai pas de discipline de parti à appliquer…

- Votre candidature c'est un peu une surprise, non ?
- Nous ne sommes plus sur un schéma d'une élection à l'ancienne où le président du conseil général était celui qui, obligatoirement, sollicitait le mandat de sénateur. Aujourd'hui, c'est éminemment politique. La Corse est à la croisée des chemins. Il faut, comme je vous le disais, faire un choix clair. Je voudrais aussi préciser que je ne suis pas candidat qui est là pour faire gagner Anne-Marie Natali. Jirai plus simplement à cette élection pour porter mes idées qui sont différentes de celles de Joseph Castelli et du PRG de Haute-Corse qui eux-mêmes, ne sont pas sur la même longueur d'ondes que celles du PRG national auquel appartient Paul Giacobbi…

- Votre pronostic ?
- Je pense avoir autant de chances que les autres candidats. Vous savez j'aborde cette élection comme une marche en montagne que j'affectionne. La montagne ? C'est effort et humilité. Je suis dans cette démarche. Et le résultat est souvent au bout.

- Si vous êtes élu et s'il vous fallait abandonner un mandat, lequel serait-il ?
- Celui de conseiller général même si c'est celui qui privilégie la proximité. Mais il n'y aura pas de choix à faire dans ce cas de figure.

Etiennette Antonetti-Cristini : " C'est quelqu'un d'engagé pour la Corse"

Pierre Ghionga candidat à l'élection sénatoriale en Haute-Corse : " Je ne suis contre personne"
Etiennette Antonetti-Cristini sera la candidate suppléante de Pierre Ghionga 
"Je cherchais un profil de quelqu'un qui ne soit pas un politicien professionnel mais de quelqu'un qui aurait des convictions. Le docteur Etiennette Antonetti-Cristini correspond tout à fait à tout cela. C'est quelqu'un d'engagé pour la Corse. On partage pratiquement les mêmes idées. Elle a une vision qui semblable à la même sur l'avenir de l'île. Qui travaille beaucoup et qui sous des airs un peu décontracté sait aller à l'essentiel quand il le faut" : c'est de la sorte que Pierre Ghionga a présenté sa suppléante lundi à Corte non sans rappeler qu'elle était la sœur de Frédéric Antonetti, l'ancien entraîneur du Sporting passé par bien d'autres clubs après.





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