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Paul-Marie Bartoli : « Nous n’avons qu’un seul juge : c’est le corps électoral de Propriano ! »


Rédigé par Nicole Mari le Mardi 11 Février 2014 à 21:39 | Modifié le Mardi 11 Février 2014 - 23:06


Inéligible jusqu’en mai prochain, suite à l’invalidation de ses comptes de campagne 2012, Paul-Marie Bartoli, maire sortant divers gauche de Propriano, président de la Communauté des communes du Sartenais-Valinco, conseiller exécutif territorial et président de l’Office des Transports, s’est fait représenter par sa femme Caroline pour conduire la liste « Propriano Unie ». Il a, dès le début, clairement annoncé qu’il reprendrait son siège, dès qu'il sera à nouveau éligible. Sa femme, si elle est élue, assurera l’intérim et démissionnera pour permettre son élection. S’il assume cet intérim, Paul-Marie Bartoli refuse de commenter le buzz déclenché par l’interview de sa femme sur FR3Via Stella. Il explique, à Corse Net Infos, qu’il fera un score historique.


Paul-Marie Bartoli, maire sortant divers gauche de Propriano, président de la Communauté des communes du Sartenais-Valinco, conseiller exécutif territorial et président de l’Office des Transports.
Paul-Marie Bartoli, maire sortant divers gauche de Propriano, président de la Communauté des communes du Sartenais-Valinco, conseiller exécutif territorial et président de l’Office des Transports.
- Quelle est votre réaction devant le déchaînement médiatique déclenché par la prestation de votre femme au journal télévisé de FR3Via Stella ?
- Il est inenvisageable que je puisse alimenter une polémique due à un acharnement médiatique scandaleux ! Il est totalement exclu que nous répondions à des commentaires qui consistent à salir une mère de famille ! Cela ne nous intéresse pas du tout de nous mettre à ce niveau, c’est-à-dire au niveau du caniveau. Nous ne répondrons pas à ces calomniateurs.
 
-  Vous êtes le directeur de campagne de votre femme. Pourquoi parlez-vous en son nom et en celle de son équipe ?
- Le Conseil constitutionnel ne m’a privé ni de mes droits civiques, ni de ma capacité à m’exprimer. Les colistiers de mon épouse ont estimé que je pouvais parler en leur nom. Ce que je fais volontiers dans toutes les visites de quartiers que je fais sur Propriano.
 
- Quel changement avez-vous apporté à la liste « Propriano Unie » par rapport à celle sortante ?
- On peut considérer que c’est la liste de la municipalité sortante. Comme vous le savez, Propriano est passée de 23 à 27 conseillers municipaux. Sur les 23 sortants, 13 se retrouvent sur la liste de ma femme, 2 ou 3 n’ont pas souhaité se représenter, mais sont à nos côtés et 4 nous ont quitté pour fonder une liste d’opposition. Avec la modification du mode de scrutin, la liste comporte 14 femmes et 13 hommes.
 
- Est-ce également une liste d’ouverture ?
- C’est une liste équilibrée, de très grande ouverture, comprenant des gens de droite, de gauche, des gens de la société civile et, même, des gens d’obédience nationaliste, qui nous sont restés fidèles. C’est une liste de gestion municipale, comme nous l’avions faite en 2001 et comme, d’ailleurs, nous avons récidivé en 2008.
 
- Comment expliquez-vous la sécession au sein de l’équipe municipale qui mène une liste concurrente ?
- Nous sommes dans la continuité. Nos concurrents sont dans la rupture. C’est leur droit le plus absolu. Nous considérons qu’il faut poursuivre une politique qui a été très bénéfique pour Propriano, ces 10 dernières années.
 
- Quel bilan dressez-vous de vos 12 années de gestion ?
- En 12 ans, aussi bien en tant que maire de Propriano qu’en tant que président de la communauté de communes pour des travaux intéressant directement Propriano, avec mon équipe, nous avons investi 70 millions € hors taxes. Tous ces travaux ont été réalisés et achevés sans qu’aucun marché ne soit contesté. Moralement et financièrement, nous avons un bilan que l’on peut qualifier d’extraordinairement bon !
 
- Ce n’est pas ce que disent vos anciens colistiers. Que leur répondez-vous ?
- Nous refusons de polémiquer. Nous leur laissons la responsabilité des attaques personnelles auxquelles ils se livrent sans arrêt. Ils ne peuvent pas contester le bilan, tout simplement parce qu’ils y ont participé ! Ils ont tout voté pendant 12 ans ! Ne pouvant contester le bilan, ils font une campagne qui est regrettable. Nous le regrettons, mais nous ne répondons pas à ces attaques.
 
- Quels sont vos projets pour cette prochaine mandature ?
- Nous avons programmé la poursuite d’une politique d’investissements audacieuse. D’ailleurs, mon propre concurrent dit, lui-même, qu’il faudra achever les travaux qui sont programmés. Cela veut dire que nous avons mené une bonne politique ! Nous allons poursuivre cette politique d’investissements parce qu’une collectivité, qui n’investit pas, est une collectivité qui se meurt !
 
- Dans quels secteurs prévoyez-vous de faire ces investissements ?
- Propriano a encore besoin de se doter de certaines infrastructures. J’en citerai au moins deux : l’aménagement du quartier de la Plaine et la mise au norme de l’aérodrome de Tavaria. On peut, aussi, ajouter la réalisation d’une aire pour des activités économiques avec environ 40 emplacements.
 
- Etes-vous confiant ? Pensez-vous que votre femme sera élue ?
- On m’a appris qu’en politique, on ne mourrait pas d'une indigestion de suffrages ! Je crois que le sort des urnes nous sera très favorable, mais je considère que jusqu’au vendredi 21 mars, terme légal de la campagne, je vais mettre le pied au plancher pour réaliser un score historique.
 
- Si votre femme est élue, que ferez-vous ensuite ?
- Nous allons respecter scrupuleusement le code général des collectivités territoriales et le code électoral. Nous allons entendre le message des Proprianais et des Proprianaises qui vont s’exprimer le 23 mars. S’ils nous donnent, comme nous l’espérons, une majorité large et suffisante, nous considérerons qu’il faut revenir devant le corps électoral. Mais, nous le ferons dans le respect le plus total des textes en vigueur et surtout en respectant le corps électoral de Propriano. C’est à lui de décider s’il veut mon maintien ou pas à la tête de la municipalité pour la période 2014-2020.
 
- Combien de temps après le scrutin, envisagez-vous votre retour ?
- On verra ! Cela dépendra, évidemment, du Préfet de Corse-du-Sud qui décidera à quel moment il re-convoquera les électeurs, quand nous aurons pris les dispositions qui s’imposent. Mais, d’abord, laissons exprimer les électrices et les électeurs. Nous n’avons, nous, qu’un seul juge : c’est le corps électoral !
 
Propos recueillis par Nicole MARI



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