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Patrimonio 2017, les Nuits de la Guitare frappent un grand coup !


Rédigé par Laurent Hérin le Dimanche 2 Juillet 2017 à 17:54 | Modifié le Dimanche 2 Juillet 2017 - 23:12


Inutile de préciser que la soirée événement aura lieu pour la clôture du Festival, le mardi 25 juillet aux alentours de 22h quand le chanteur Renaud montera les quelques marches qui permettent d’accéder à la scène de Patrimonio. En attendant, la conférence de presse se déroulait vendredi à l’Ostella de Bastia. CNI y était.


C’est avec vingt minutes de retard que débute la traditionnelle conférence de presse des Nuits de la Guitare. Un retard que l’on doit à Réginald Ray, nouvel entraineur du Sporting Club de Bastia qui vient à peine de terminer la sienne, au stade. Le temps pour les derniers journalistes de rejoindre l’Ostella et pour Jean-Bernard Gilormini et son équipe de s’installer.
Nouveauté cette année, un vidéo-projecteur. Une fausse bonne idée puisqu’il ne projette rien d’autre que le visuel de l’affiche et que, pour des problèmes de distance et de réglages, il vient surtout éclairer le haut du crâne de Jean-Bernard, imprimant le logo d’un partenaire sur son front (voir photos). Un détail, sûrement, mais qui caractérise plutôt bien ce que sont devenues ces Nuits de la Guitare.


Un des plus grands Festival de Corse, encore cette année au vu de la programmation, un des plus importants en France dans son domaine, mais toujours géré et organisé par des non-professionnels et des bénévoles, petit couac inclus. C’est ce qui fait son charme et lui permet, surtout, de perdurer là ou d’autres auraient disparu depuis longtemps. Et puis, « la famille » est un mot qui revient souvent dans la bouche de Jean-Bernard. Une famille formée par les organisateurs, les bénévoles et les partenaires – « indispensables et qui ont su épouser la philosophie du Festival. » Par les artistes aussi qui ont « toujours répondu présents, surtout les années où le Festival allait moins bien » nous confie-t-il.


Cette année, le Festival débute un mardi, le 18 juillet. Jean-Bernard parle « d’une soirée somptueuse en ouverture avec la venue de la chanteuse Noa en duo avec le talentueux guitariste Gil Dor. Du très haut niveau. Nous voulions la faire venir il y a 15 ans, poursuit-il, à l’époque de son tube You don’t know, ça n’a pas pu se faire mais cette fois, elle sera bien là. Elle a consacré du temps à sa famille mais la voilà à nouveau sur le devant de la scène. » Une soirée qui se poursuivra avec « Asaf Avidan qu’on avait reçu il y a 7 ans en première partie des Simple Minds. Ceux qui avaient la chance d’être là, s’en souviennent encore ! Et quand on sait que ces deux-là sont de la même région et se connaissent, on se met à rêver d’un duo improvisé en fin de concert. »
Le mercredi, « Mathieu is back mais avec son nouveau projet Lamomalie », une passerelle entre Bamako et Paris ou Mathieu Chédid – alias M – invite des musiciens maliens à l’accompagner. Un grand spectacle qui s’est produit lors du dernier Festival de Cannes. En première partie, une artiste « qu’on voulait il y a 3 ans et qui vient avec son guitariste qui joue aussi à merveille de la kora. Une vraie découverte comme le Festival les aime. »
Jeudi 20 « retour aux sources, s’écrie Jean-Bernard, avec notre soirée Jazz Manouche. » On sent son attachement et son plaisir à ce style musical. Il annonce en plus « une vraie modernité dans les sonorités chez le guitariste Romane, de retour à Patrimonio, accompagné de ses deux fils qu’on a vu grandir ici. Forcément émouvant. » C’est ensuite le Rosenberg Trio qui régalera le public. Eux aussi sont de retour et très attendus cette année alors qu’ils ont enregistré la musique du film Django, actuellement en salle.
Vendredi « rock et blues à l’honneur avec une jolie découverte, Joanne Shaw Taylor et le retour de Rival Sons, véritable étendard du rock actuel, souvent comparés à d’illustres ainés comme The Doors ou Led Zeppelin ». Ils avaient en tous cas enchanté le public qui les avait découverts ici même il y a deux ans.


« Samedi, c’est la soirée des Jones, s’amuse Jean-Bernard. Aucun lien de parenté mais nous recevons Laurence Jones, un jeune et talentueux bluesman britannique puis Keziah Jones avec un nouvel album et toujours sa fougue, son énergie et surtout son talent. »
Le 23, dimanche, la soirée est dédiée « au Brésil ! On y tenait. Pour moi, Yamandu Costa est un des plus grands guitaristes actuels. Avec Guto Wirtti, ils vont faire voyager le public au milieu des rythmes sud-américain. C’est ensuite un étonnant crooner brésilien, Ed Motta, qui devrait en surprendre plus d’un. Je sais que ces soirée attirent moins que les têtes d’affiches, se désole Jean-Bernard, c’est dommage parce qu’elles réservent souvent des belles surprises. »
Et que dire du lundi avec « le retour des Skip The Use, découvert l’an dernier. » Le chanteur est parti, remplacé par une chanteuse mais l’énergie, elle, est toujours présente dans The Noface. Une première partie pour « chauffer la salle » afin de recevoir comme il se doit un
des groupes de légende du rock français : TRUST. Il renchérit : « et je peux vous assurer que Nono (Norbert Krief) et Bernie Bonvoisin sont toujours d’attaque. » On ne demande qu’à voir !
En parlant de légende, c’est mister Renaud himself qui clôturera donc cette 28e édition. Pas la peine d’en dire plus, son nom et plus de 20 albums vendus à 20 millions d’exemplaires, parlent pour lui. Mais Jean-Bernard revient sur le fait qu’« un tel artiste nous permet aussi de mettre en lumière des « plus petits » comme les étonnants Sébastien Giniaux et Antoine Boyer un duo étonnant qui assurera sa première partie. Le pari fou aussi de proposer un concert uniquement instrumental ce soir là. »


Enfin, après cette présentation détaillée des soirées, Jean-Bernard insiste sur « le partage, la vraie philosophie de ce Festival. » Sur les tarifs aussi « calculés au plus juste et souvent au plus bas » ou encore sur le fait que « mon équipe de bénévoles fait un travail remarquable. Beaucoup de Festivals sur le continent ont des salariés qui ne font pas un aussi bon boulot. » Il rappelle aussi que la Corse est « la région de France ou les aides aux Festivals de Musique sont les plus faibles. C’est difficile chaque année pour Les Nuits de la Guitare. Heureusement, l’édition 2016 était plutôt correcte. Quelques déceptions comme le concert de Souchon et Voulzy pour lequel on attendais beaucoup plus de monde mais aussi de beaux résultats, comme Francis Cabrel. »
« La grande force de ce Festival, conclut Jean-Bernard, c’est que les artistes sont demandeurs, pour la plupart. Ils aiment l’endroit, l’accueil et le public. » On attend cette nouvelle édition avec impatience.





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