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"On ne peut pas faire tout à la fois, sinon on fait dans le "brouillon…isme"!


Rédigé par le Lundi 13 Juillet 2015 à 19:14 | Modifié le Jeudi 16 Juillet 2015 - 01:19


Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur était hier en milieu d'après-midi en Haute-Corse pour inaugurer à Furiani, le siège de l'Etat-Major du service départemental et d'incendie de Haute-Corse. Mais si la cérémonie qui s'est déroulée sous une chaleur accablante a été toute tournée vers l'abnégation et les mérites des "hommes et des femmes" des services de secours et d'incendie de Haute-Corse, le ministre de l'Intérieur ne pouvait pas ne pas évoquer l'aspect politique de la question Corse notamment le jour où le FLNC sortait de sa réserve.


"On ne peut pas faire tout à la fois, sinon on fait dans le "brouillon…isme"!
"Je suis venu avec Michel Rocard pour des raisons qui tiennent à l'amitié pour des raisons qui tiennent au fait qu'il est Corse par alliance et que moi je le suis par l'histoire de ma propre famille : il y a entre nous une complicité  et de sa part un engagement ici en Corse qui a laissé des souvenirs heureux, qui justifiait la aussi qu'on se trouvât ensemble aujourd'hui sur cette île"a déclaré le ministre de l'Intérieur à l'heure des allocutions qui mettaient un terme à l'inauguration du jour.
"Je sais qu'on m'attend toujours sur des questions qui ne sont pas à l'ordre du jour de ma visite mais qui sont celles de l'ordre du jour de ceux qui ont ici un agenda qui n'est évidemment pas celui de ma journée. Je m'y fais. Cela fait partie du charme de mes visites ici. Mais je ne veux pas perdre de vue ce qui m'amène aujourd'hui en Corse, c'est à dire les feux de forêt" a ajouté Bernard Cazeneuve mais cela n'empêchera pas le ministre de parler des autres sujets. "Ce n'est pas parce que je viens parler des feux de forêts que je les oublie."


"Aucune réponse en forme de caprice"
"Et ce n'est pas précisément au moment où je viens évoquer la tâche qui est la votre pour éteindre les feux, que j'estime qu'il de mon rôle d'en allumer… Le rôle d'un ministre de l'Intérieur quand il est profondément conscient de ce qui est sa mission, c'est de toujours faire en sorte d'apaiser, de rassembler, de trouver les mots qui donnent du sens à l'action de l'Etat et qui permettent aussi, à travers une très belle notion qu'est le sans de l'Etat, de faire en sorte que les questions les plus légitimes trouvent réponses" a souligné le ministre.
"Si je suis là aujourd'hui avec Michel Rocard c'est parce que il y a eu toujours chez lui un sens profond de l'écoute et du pragmatisme, une volonté de faire en sorte que aucune réponse ne soit portée en forme de caprice,  mais toujours au terme d'une analyse poussée des choses : elle se justifie en toutes circonstances cette analyse. Et ce pragmatisme, cette méthode, ce calme, cette exigence de rigueur, qui doit présider à la réponse ministérielle, c'est ce qui m'inspire sur les questions qui concernent la Corse."

Le ministre qui n'a tenu aucun point presse à l'issue de sa visite a poursuivi son intervention sur le même ton : " Qu'il s'agisse de la collectivité unique qui avait été demandée par de nombreux et pour laquelle nous sommes venus avec Marylise Lebranchu dire que nous ferions vite pour répondre vite à une question qui selon les élus de Corse relevait de l'urgence. Le texte est en cours de discussion. Il sera bientôt voté. Et les textes d'application viendront parce que quand nous sommes dans l'écoute et la volonté d'avancer, il est normal aussi que lorsque des engagements sont pris - ils l'ont été par deux ministres devant l'assemblée de Corse - les actes suivent.

"Le dialogue doit être la modalité"
" Et à chaque fois que je suis venu j'ai toujours veillé à tenir le discours de la vérité parce que je suis soucieux de faire en sorte que lorsque les engagements sont pris ils soient tenus."
"Je sais qu'il y a d'autres sujets et généralement quand on règle les sujets qui correspondent à l'actualité immédiate, soulevés par les élus eux-mêmes, un sujet traité en appelle immédiatement d'autres comme si les sujets suivants étaient plus urgents que le sujet traité auparavant. Mais on ne peut pas traiter tout à la foi,s sinon on est dans le brouillon…isme. On est dans la copie confuse. "

Et Bernard Cazeneuve a bien insisté là-dessus : "Il y a des étapes. Il y a des sujets qui sont portés par les élus. Ils doivent être entendus. Ils doivent être traités. Il y en d'autres qui viennent qui doivent être examinés. Le dialogue doit être la modalité. Je veux dire à tous les élus de toute sensibilité qui sont ici que le ministère de l'Intérieur est le ministère de l'écoute, que ce ministère ouvre ses portes, comme il l'a déjà fait. J'ai reçu beaucoup d'entre vous et je continuera à le faire pour trouver sur tous les sujets les solutions les plus justes, les plus efficaces, les plus adéquates avec une méthode de dialogue, une valeur, le respect,  et une volonté, celle de réussir à travers des solutions concrètes qui permettent d'avancer ensemble."


A venir le compte rendu de l'inauguration




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