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Olivier de Germay : Un évêque sur le toit du Cap Corse


Rédigé par le Mercredi 8 Mai 2013 à 18:51 | Modifié le Mercredi 15 Mai 2013 - 18:08


Olivier de Germay a participé, dimanche, au pèlerinage de la commune de Figarella, sur les hauteurs du Cap. En compagnie d’une centaine de personnes, l’évêque d’Ajaccio a ainsi perpétué une tradition : porter et vénérer Dieu dans la montagne, en ligne de crête. Pour les les plus âgés, la commune de Santa Maria di Lota avait consenti un effort particulier en louant un hélicoptère. Ce n’est pas tous les jours que l’évêque de Corse célèbre la Messe en altitude.


Point de ralliement de ceux qui descendaient des montagnes vers les marchés, la chapelle Saint Jean est bien trop petite pour accueillir la foule. Elle reste point de ralliement pour une foi en marche, pour une foi qui sans doute nous dépasse.
Point de ralliement de ceux qui descendaient des montagnes vers les marchés, la chapelle Saint Jean est bien trop petite pour accueillir la foule. Elle reste point de ralliement pour une foi en marche, pour une foi qui sans doute nous dépasse.
La présence de Monseigneur Olivier de Germay n’était sans doute pas étrangère à la location de l’hélicoptère. Pour autant, Guy Armanet revendiquait cette décision comme double : " Je suis maire et chrétien. Cela nous tenait à cœur de partager en montagne ce moment de convivialité et de spiritualité. Sans l’hélicoptère, bien des personnes âgées du village n’auraient pas pu monter et assister à cette première : une messe en montagne célébrée par l’évêque."
Si la présence de l’Evêque a pu stimuler la participation, il n’en demeure pas moins que ce pèlerinage fait partie des traditions de Figarella. Comme le gros de la foule, Monseigneur de Germay a ainsi gravi les 700 mètres de dénivelé dûment précédé par une lourde croix de procession et ses servants chamarrés de rouge et de blanc. Pour certains, ce pas alerte était difficile à suivre. Ainsi Denise, qui confie avoir "tenu parce qu’il avait une église au bout, sinon, j’aurais peut être renoncé".
Depuis la chapelle Sant Andrea, située à mi parcours jusqu’à la chapelle San Ghjuva juchée au sommet, les pèlerins se sont donnés pour avaler les dénivelés à coup de gouttes de sueur et de beaucoup d’obstination. Chacun sa recette : oublier la fatigue en portant une croix ou sa vêture de confrère avant la messe, chanter tant qu’on en a encore le souffle, se promettre que la vue du sommet est encore plus belle…
Père Christian, capucin de Bastia, confie d’ailleurs " je n’aime pas trop les promenades en montagne. Mais les pèlerinages sont des images de la vie. Il faut gravir ces difficultés car au final, il y a la résurrection. Et trop souvent on croit que nos difficultés n’ont pas de sens ou pas de fin.."
Point de ralliement de ceux qui descendaient des montagnes vers les marchés, la chapelle Saint Jean est bien trop petite pour accueillir la foule. Elle reste point de ralliement pour une foi en marche, pour une foi qui sans doute nous dépasse.
Au-delà de l’aspect exceptionnel du pèlerinage, c’est donc un instant pour se rappeler quelques fondamentaux : " Vous ne lisez pas tous les jours la parole de Dieux ? Vous vous nourrissez pourtant tous les jours...Et c’est la parole de Dieu qui nourrit votre âme".
La Messe s’achève, le brouillard s’invite au déjeuner et l’on offre à la chapelle un tonitruant Dio Vi Salvi, histoire qu’elle ne se sente pas seule, histoire qu’elle résonne encore dans les cœurs une fois la descente de retour achevée.
Philippe de CASABIANCA (Diocèse de Corse )




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