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Numérique : Pierre Simeon de Buochberg et la Haute-Corse veulent s'inspirer du Cantal


Rédigé par le Jeudi 29 Octobre 2015 à 15:16 | Modifié le Jeudi 29 Octobre 2015 - 17:56


Pierre Simeon de Buochberg, conseiller départemental de Fium'Orbu-Castellu, veut faire profiter la Corse de l'expérience du Cantal qui a mené avec succès le programme Cyber-Cantal un réseau de Télé-Centres, de Maisons des services publics et d'espace de co-working ainsi que d'un accès Haut débit et aujourd'hui au très haut débit pour la plupart de ses habitants. Il travaille pour ce faire à l'élaboration d'une convention de partenariat entre le département du Cantal et celui de la Haute-Corse en faveur d'une coopération pour le développement numérique du territoire au service d'une ruralité moderne. Jeudi matin, l'assemblée départementale a encouragé le maire de Prunelli-di-Fium'Orbu à poursuivre dans cette voie.


Numérique : Pierre Simeon de Buochberg et la Haute-Corse veulent s'inspirer du Cantal

- Pourquoi le Cantal ?

C’est un des leaders pour le développement du numérique sur lequel il travaille depuis une quinzaine d’années. Au travers de la municipalité de Prunelli-di-Fium’Orbu, qui est confrontée à la même problématique, j’ai eu l’occasion de rencontrer Vincent Descœur, président du conseil départemental du Cantal. L’idée d’une convention de partenariat entre nos deux départements date de cette rencontre. L’avantage c’est que, sur ce plan, le Cantal a "essuyé les plâtres" durant de très nombreuses années et vu le retard que nous avons sur le développement du numérique et sur le dossier dans sa globalité, cela nous permettrait d’avancer un peu plus rapidement. Le Cantal a, déjà, signé cette convention. On le fait aujourd’hui en Haute-Corse. Cela vous nous permettre de recevoir une délégation et de se mettre autour d’une même table. Mais cela vaut aussi pour la Collectivité territoriale, le département de la Corse-du-Sud. La Capa est également intéressée. Je voudrai que, dans ce domaine, le département de la Haute-Corse devienne une locomotive.

 

Le Cantal c’est aussi un relief escarpé comme chez nous ?

- C’est vrai. Le Cantal a exactement les mêmes difficultés que les nôtres. Avec un plus, un fort problème de désertification. Mais avec le numérique il est parvenu à combler les inégalités entre les territoires. Aujourd’hui combler les  différences entre l’urbain et le rural par le numérique, c’est la grande démarche des maires ruraux de France car, il n’y a que le numérique qui peut combler ces différences.

 

- Le Cantal est-il vraiment un exemple ?

- J’ai rencontré bon nombre de maires au cours d’une visite effectuée dans le département. Les élus ne discutent pas du trottoir ou du morceau de route à aménager. Ils vous parlent de la fibre ! Dans le Cantal on est dans un esprit totalement opposé à celui qui est le nôtre en Corse. Quand vous rencontrez le président de la région Auvergne il vous dit : « Nous accordons des subventions aux collectivités qui s’engagent réellement dans le numérique. » C’est dire que si vous ne vous engagez pas dans cette voie, on ne vous accorde pas de subventions pour construire ou réaliser certains projets. Il y a sur ce plan une dynamique  très forte. Je voudrai, aujourd’hui, qu’on retrouve la même chez nous..

 

- La fracture numérique est-elle si importante en Corse ?

- Je pense que beaucoup de choses ont été faites mais que l’on est très loin de ce qui peut être fait et de ce qui peut être réalisé. Aujourd’hui il est important de donner un coup d’accélérateur. On a, déjà, le phénomène îlien qui est  assez pesant : le développement du numérique pourrait nous permettre de combler nos différences avec le territoire national.

 

- Le Cantal d’accord, mais dans quels délais l’Île pourrait-elle profiter de ce développement ?

- Aujourd'hui la CTC ne sert que de boite aux lettres aux projets qui présentés par les communes sont adressés, ensuite, au Feder (Fonds européen de développement régional) . Le Cantal travaille différemment. Il existe un groupe d’ingiénerie qui permet d’aider les collectivités à monter leurs projets et à les présenter, ensuite, au Feder. L’idée c’est de créer un réel partenariat, que la Corse puisse se regrouper pour organiser un événement comparable à Ruralitic (1) - le président du Cantal et celui de Ruralitic sont d’accord - et, en 2016, de mettre l’ensemble des acteurs liés au numérique, les politiques, les entrepreneurs autour d’une même table afin que pouvoir, enfin, avancer.  Il y a nombre d’opérateurs qui souhaiteraient  vendre des autoroutes du numérique. Il en est qui qui aimeraient venir investir et travailler en Corse. 

 

- Le tout est, déjà, « acté » ?

- Il faudra compter sur une période assez longue : il est bien évident que ce n’est pas un dossier que l’on mènera en peu de temps, mais nous sommes en train de pousser et ce lien avec le Cantal s’inscrit dans la politique nationale : Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du numérique devant laquelle j’ai évoqué cette convention y est très favorable . Ces liens entre les départements, n’est pas ce que le Gouvernement prône aujourd’hui ?

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(1) RuramlTIC est une manifestation annuelle dédiée aux enjeux numériques pour les territoires ruraux. La 10ème édition s'est déroulée au mois d'Août à Aurillac.





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