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Moltifao : Le zèle du motard, la colère, contenue, du médecin...


Rédigé par le Lundi 4 Septembre 2017 à 00:40 | Modifié le Lundi 4 Septembre 2017 - 21:44


Le docteur Michel Brodeur est médecin et appelé à se déplacer, souvent, entre le centre hospitalier de Bastia et celui de Corte. Il a fait part dans un courrier adressé au chef du peloton motorisé de Moltifao, de la mésaventure qui lui est survenue Samedi entre Corte et Ponte-Leccia.


Moltifao : Le zèle du motard, la colère, contenue, du médecin...
Monsieur le Commandant de la brigade motorisé de Moltifao  

Le 2 septembre 2017 vers 10 h 40 je circulais entre Corte et Ponte Leccia à bord d'un véhicule de fonction de l'hôpital de Bastia. Je sortais de garde au CH de Corte et me rendais à Bastia. Je roulais accoudé sur la portière et l'avant-bras replié vers le haut, ma main gauche apposée sur ma joue. Je suis soudain rattrapé par un motard de la gendarmerie nationale qui se colle à mon véhicule et m'ordonne de m'arrêter. Le motard ôte en vitesse son casque et m'interpelle (ni présentation, ni bonjour) ainsi :

- Vous téléphonez au volant, savez-vous que c'est interdit ? 

Stupéfait, je décroche ma ceinture et sors de mon véhicule

- Ah non Monsieur, ce n'est pas le cas, je pense que vous vous trompez, d'ailleurs mon téléphone est dans la sacoche qui se trouve dans le coffre arrière, venez voir avec moi.

Le motard persiste et dit :

- Je vous ai vu téléphoner en conduisant, veuillez me présenter vos papiers Monsieur.

Je me dirige vers le coffre arrière pour lui prouver que mon téléphone est bien là et qu'il m'était donc impossible de téléphoner et en même temps pour prendre mon portefeuille qui contient mes papiers d'identité. Le motard devient désagréable et d'un ton énervé dit :

- Bon, ça a assez duré, je ne vais pas vous le demander plusieurs fois encore, je veux voir vos papiers.

Médusé par son attitude je réponds:

- Monsieur, du calme s'il vous plait, calmez vous, venez voir ma sacoche et ce qu'elle contient.

Visiblement très énervé et contrarié de se rendre compte qu'il ne m'effraie pas, il se dirige vers moi alors que j'ouvre ma sacoche et en retire le téléphone et le portefeuille. J'ouvre le téléphone et lui demande de bien vérifier avec moi le journal d'appel, ce qu'il refuse de faire. Je lui présente mon permis de conduire qu'il me rend. C'est alors qu'il me demande :

- Vous n'avez pas un téléphone rouge ?

Je réponds :

- Quel téléphone rouge ? Je n'ai pas d'autre téléphone sur moi je n'en ai qu'un c'est celui qui était dans ma sacoche.

Le motard met alors sa main dans sa poche et en retire un petit téléphone portable à coque rouge en me disant :

- Un téléphone comme celui ci (il s'agit visiblement de son téléphone personnel).

C'est le comble, je ne saisis pas vraiment où il veut en venir mais lui répond qu'il peut fouiller le véhicule à la recherche d'un autre téléphone que j'aurai peut-être caché à son insu. Je lui demande également vers quoi la situation peut-elle déboucher s'il persiste dans son accusation. Est-ce sa parole contre la mienne ? Sa parole sera-t-elle plus entendue que la mienne si je devais me défendre devant un tribunal ?

A ce moment là son collègue de patrouille (ils sont toujours à deux) arrive et se gare à proximité de nous. Le motard accusateur me dit subitement :

- Je peux m'être trompé, vous pouvez reprendre votre route.

Et c'est ainsi que j'ai repris la route en réalisant le caractère incertain de l'intervention du motard, son manque de professionnalisme, son impolitesse et sa rudesse. Que serait-il advenu de son accusation et de son comportement si effectivement j'avais circulé avec mon téléphone portable dans l'habitacle ? Comment se serait défendu un conducteur plus jeune (ou plus âgé) avec moins d'assurance que moi ?

En conclusion, il ne faut pas conduire les cheveux au vent un jour de fin d'été en Corse le coude sur la portière, l'avant-bras replié et la main gauche posée sur la joue car vous risqueriez d'être pris pour un délinquant et de ressentir pour le reste de votre journée comme un étrange et désagréable sentiment d'irréel.
J'ai de la peine pour ce grand motard en bleu qui m'a quitté comme un voyou.





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