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Michel Stefani : "J’attends de savoir quand les Corses seront consultés"


Rédigé par Nicole Mari le Samedi 5 Octobre 2013 à 19:11 | Modifié le Samedi 5 Octobre 2013 - 21:14


Michel Stefani est l’un des cinq élus territoriaux à avoir voter contre le projet de réforme constitutionnelle adopté, à une écrasante majorité, la semaine dernière à l’Assemblée de Corse (CTC). En marge de la visite insulaire de François Hollande, le conseiller territorial du Front de gauche, président des Chemins de fer de la Corse, réagit au débotté, pour Corse Net Infos, aux propos présidentiels sur ladite réforme, à l’actualité judiciaire sur les transports maritimes et aux rumeurs électorales sur son éventuelle candidature aux Municipales de 2014.


Michel Stefani, conseiller territorial du Front de gauche, président des Chemins de fer de la Corse.
Michel Stefani, conseiller territorial du Front de gauche, président des Chemins de fer de la Corse.
- Que pensez-vous des propos de François Hollande sur la Corse ?
- Le Président de la République a dit qu’il recevait positivement la délibération de l’Assemblée de Corse et la volonté de dialogue qui a été exprimée. Donc, le dialogue est ouvert avec l’Etat. Ce qui me préoccupe, à cet instant, et qui n’a pas été dit par le Président de la République, c’est de savoir quand les Corses seront consultés sur leur propre avenir puisque c’est bien de cela dont il s’agit. Aujourd’hui, la seule délibération de l’Assemblée de Corse, fut-elle prise à une écrasante majorité, ne répond pas, me semble-t-il, à cette exigence démocratique. Le Président de la République est le garant de la démocratie dans notre pays. Donc, j’attends qu’il dise quand les Corses seront consultés.
 
- Le Chef de l’Etat a repositionné les priorités sur le développement économique. En êtes-vous satisfait ?
- Je pense qu’il faut, effectivement, réorienter la politique de la CTC vers le développement économique. L’Etat doit prendre toute sa place dans cet objectif pour passer d’une économie essentiellement axée sur le tourisme, voire le tourisme de luxe, à une économie productive qui permette de créer de l’emploi stable. Ensuite, nous ne devons pas négliger la commande publique et un engagement de l’Etat. La 3ème tranche du PEI (Plan exceptionnel d’investissements) a été signée. On peut, certes, considérer que cet engagement n’est pas suffisant, mais, dans l’esprit de la solidarité nationale, ce n’est pas négligeable. Les retombées de ces investissements publics doivent être mieux réparties.
 
- N’est-ce pas le cas ?
- On a vu que ce n’était pas tout à fait le cas. Donc, il faut réfléchir à cet aspect des choses dans le domaine de l’investissement public pour que les fruits de la croissance, que l’on peut récolter en Corse à partir de cet investissement, soient équitablement répartis.
 
- Comment réagissez-vous à la probable annulation par la justice des OSP (Obligations de service public) en matière de transport maritime ?
- Je ne suis pas surpris de l’acharnement judiciaire de Corsica Ferries. Nous nous y étions préparés. Il faut attendre, effectivement, que le Tribunal administratif se prononce. Quoi qu’il en soit, il ne faut pas renoncer aux OSP, sinon ce serait le règne des low costs et des opérateurs privés. On sait que cela n’est bon, ni pour le service public, ni pour les usagers, ni pour les salariés.
 
- Que va-t-il se passer si les OSP sont effectivement annulées ?
- Il faudra examiner si l’annulation se fait sur le fond ou sur la forme. Si elle se fait sur la forme, la CTC devra se prononcer à nouveau. Si elle se fait sur le fond, il faudra étudier la décision du Tribunal administratif pour, éventuellement, délibérer et apporter les corrections nécessaires, si celles-ci doivent être apportées.
 
- D’un point de vue politique, la rumeur court que vous seriez présent sur la liste PRG à Bastia. Confirmez-vous ?
- Non. Je respecte un principe en politique. Je suis candidat là où je vis et là où je suis installé, c’est-à-dire à San Martino di Lota, pas à Bastia.
 
- Serez-vous candidat ou présent sur une liste à San Martino di Lota ?
- Pour l’instant, nous n’en avons pas débattu.
 
Propos recueillis par Nicole MARI




1.Posté par zeruffu le 05/10/2013 23:08
Eh bien, M. Stefani, les Corses seront consultés. Et comme vous le savez, 90% sont pour la langue, 80% sont contre la spéculation immobilière et 85% pour les arrêtés Miot.
Le résultat sera donc clairs : ils diront très clairement que vous avez TORT.

2.Posté par felice-Antone le 06/10/2013 21:55
Oui on attends nous aussi Stefani, que le peuple s'exprime, pas les 90 % de voix du bureau de partis qui tiennent dans une cabine téléphonique (EELV, PCF), plus dur sera la chute, pour certains "aveugles"....Quand les vrais votes vont arrivés, le peuple !!! Pas les petits votes des groupuscules, moi en famille à 5 ou même 10 , j'ai 100 % des voix lol....

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