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Mgr de Germay : « Avec ce projet de loi, on joue aux apprentis sorciers ! »


le Mercredi 21 Novembre 2012 à 17:46 | Modifié le Vendredi 23 Novembre 2012 - 01:46


Si sur le plan politique, juridique et sociétal, le projet de loi sur le mariage homosexuel, promesse du candidat François Hollande lors de la dernière élection présidentielle n’en finit plus de faire des remous, déchaînant alternativement les foules des "pros" et des "antis" mariage "gay". L’Eglise Catholique n’est pas en reste, puisque de nombreux prêtres, évêques et cardinaux sont entrés dans la mêlée pour défendre hardiment la conception traditionnelle du mariage, soit entre un homme et une femme. C’est dans ce cadre national agité qu’a eue lieu lundi soir une conférence intitulée sobrement « Faut-il redéfinir le mariage ? » à l’initiative de l’évêque de Corse, Monseigneur Olivier de Germay au cinéma Empire à Ajaccio. L’occasion de faire le point sur la question mais aussi de recevoir l’avis du public présent sous la forme de questions anonymes. Récit d’une soirée qui, malgré le sujet polémique, est restée dans les lignes de la courtoisie.


Durant presque une heure, l'évêque d'Ajaccio Mgr Olivier de Germay a évoqué les problématiques tournant autour du projet de loi sur le mariage homosexuel. Avant de laisser la place à un débat d'idées. (Photo: Yannis Christophe Garcia)
Durant presque une heure, l'évêque d'Ajaccio Mgr Olivier de Germay a évoqué les problématiques tournant autour du projet de loi sur le mariage homosexuel. Avant de laisser la place à un débat d'idées. (Photo: Yannis Christophe Garcia)
C’est une initiative originale qui a conduit à l'organisation de la conférence/débat qui s’est tenue  lundi de 19 h à 21h dans la salle du cinéma Empire à Ajaccio. Animée par le jeune évêque d’Ajaccio Mgr Olivier de Germay en responsabilité ecclésiale depuis un peu plus de 7 mois en Corse, cette conférence intitulée sobrement « Faut-il redéfinir le mariage » entendait d’une part faire le point sur la situation actuelle (relative au projet de loi du gouvernement sur le mariage des homosexuels), mais également d’échanger les points de vues et d’approfondir la réflexion avec un mini-débat. Et il faut dire que le sujet devait intéresser notablement les Ajacciens puisque la salle de l’Empire (souvent semi-déserte lors des projections des films) était aux deux tiers pleine (soit 250 personnes environ). Dans l’assemblée, des citoyens lambdas, des prêtres et proches de l’Eglise, des journalistes mais également quelques personnalités politiques parmi lesquelles Jean-Jacques Panunzi, président du conseil général  de Corse-du-Sud et Conseiller territorial à l’assemblée de Corse, et Simone Guerrini, conseillère municipale et ex conseillère exécutive en charge de la Culture à l'assemblée de Corse.

« Un débat de société qui intéresse la vie de la Cité »
C’est le père Jean Yves Coeroli, curé de Calvi et Vicaire Episcopal de la région Balagne/Cortenais qui a ouvert le débat en rappelant l’objet de la conférence avant de laisser rapidement la place à l’évêque d’Ajaccio. D’emblée, Mgr de Germay a souhaité "planter le décor" en rappelant ses intentions concrètes vis-à-vis du déroulé de la conférence. « Je souhaite avant toute chose  que ce débat ait lieu dans le respect des convictions de chacun » a-t-il débuté. Avant de formuler une rapide liste de précautions oratoires destinées à mettre tout le monde à l’aise.
« Ma prise de parole n’est pas du tout politique. C’est un débat de société qui intéresse la vie de la Cité. Toutefois, il est évident que je suis un homme d’Eglise et à ce titre, je parle donc en son nom. Il est indispensable que ce débat puisse avoir lieu et je m’adresse ici avec des arguments anthropologiques » (Ndlr : L'anthropologie est la branche des sciences qui étudie l'être humain sous tous ses aspects, à la fois physique, anatomiques morphologiques, physiologiques, évolutifs, et culturels (socio-religieux, psychologiques, géographiques, etc. Elle tend à définir l'humanité en faisant une synthèse des différentes sciences humaines et naturelles.).

« L’Eglise combat l’homophobie »
Ce n’est absolument pas le débat des "cathos" contre les "non cathos" ni des hétéros contre les "homos" » a assuré l’évêque d’Ajaccio en guise de préambule. Et d’ajouter : « L’Eglise n’est pas homophobe, au contraire elle combat l’homophobie et il est très important de respecter ces personnes qui, bien souvent, sont victimes de graves discriminations ».            
La messe était dite et le ton général de la soirée donné.
De nombreux thèmes ont donc été abordés par l’évêque d’Ajaccio durant presque une heure, dans un silence religieux. Parmi eux, la famille, le mariage, l’adoption et autres thèmes récurrents du débat de société actuel que l’évêque a pris soin d’expliciter puis de commenter. Donnant pour chacun d’eux un avis bien tranché sur la question.
Tour d’horizon des propos de l’évêque d’Ajaccio lors de cette conférence/débat.

« La Famille, valeur refuge »
- « La  famille est une valeur refuge pour bon nombre de nos contemporains dans une société troublée et souvent en perte de repères. Elle joue un rôle essentiel dans la société. Elle est un lieu où se transmet la vie et à ce titre, la survie de la société en dépend directement. »
 
- « C’est le lieu de l’accueil de l’enfant et aussi le lieu même de son apprentissage. C’est son origine et son point d’appui car c’est là qu’il va apprendre à devenir ce qu’il sera plus tard ».
 
- « La famille évolue et le regard que l’on porte sur l’homosexualité aussi ».
 
« L’ouverture du mariage aux homosexuels, est un refus de définir le mariage »
- « Le gouvernement avec son slogan "Le mariage pour tous" introduit une terrible confusion. Il ne cherche pas à redéfinir le mariage mais il refuse de le définir. Or le mariage fondé sur l'union d'un homme et d'une femme est une des institutions de base de la société. La famille est la cellule de base, le fondement de notre société. Il est dangereux de toucher à ce socle, sans un véritable débat public ».
 
- « Lorsqu’il s’agit d’une union de nature d’êtres de même sexe, l’Etat n’a pas à légiférer, ce n’est pas son rôle.  Par ailleurs, quand l’Etat légifère sur le mariage, il légifère sur un statut et non pas sur les sentiments qui sont pourtant le fondement même de l’union ».  
 
- « C'est à la fois le terme et la réalité du projet de loi qui sont inappropriés. Le mariage, par définition, c'est l'union d'un homme et d'une femme. Cette loi, si elle était votée, serait en quelque sorte un mensonge public ».
 
- « L'amour entre deux êtres, relève du domaine privé. Lors d'un mariage civil, l'Etat ne demande pas aux futurs époux s'ils s'aiment. Mais, il faut qu'ils aient le désir de fonder une famille. C'est pourquoi le mariage blanc est interdit ».
 
- « L'Eglise s'intéresse à tout ce qui touche à l'humain et à la société. Or le mariage civil est au fondement du lien social. Il intéresse donc l'Eglise, mais pas seulement. Le débat n'est pas d'ordre religieux. Nous ne remettons pas en cause ce mariage au titre de notre foi, mais pour des questions anthropologiques comme je l’expliquais précédemment. Toutes les grandes religions sont d'ailleurs opposées à ce mariage. Mais aussi de nombreux athées ou encore des personnes homosexuelles. »
 
- « Le mariage homosexuel est stérile. N’y a-t-il pas contradiction par exemple, à réclamer cette union stérile et par la suite revendiquer également la procréation ? »
 
- « Ce n’est pas de la discrimination que de traiter  des situations différentes différemment. »

- « On n’a pas besoin d’être identiques pour être égaux. ».
 

L’adoption : « Le désir d’enfant s’est transformé en droit à l’enfant »
- « Dans cette histoire, le grand oublié c’est l’enfant. Le désir d’enfant prend désormais le pas sur le droit de l’enfant. »
 
- « On est passé de l’enfant perçu comme un don à l’enfant perçu comme un droit. Or, pour les couples hétéros comme homos, le droit à l’enfant n’existe pas. »
 
- « L’enfant a droit par contre a avoir un papa et une maman car il en a besoin pour se construire. Affirmer le contraire, c’est introduire un mensonge, une confusion dans l’esprit de l’enfant ».
 
- « Certains évoquent à tort le cas des familles monoparentales à titre d’exemple de réussite d’éducation des enfants. C’est tout à fait différent car bien souvent, cette situation n’est pas un choix délibéré de société. »
 
La parentalité et la filiation
- « L’adoption d’un enfant par des personnes de même sexe remet profondément en cause le statut important de filiation, car c’est la base, le fondement même de la famille ».
 
- « L’homoparentalité est une conception fictive, fondée uniquement sur l’orientation sexuelle ».
 
- « Si ce projet de loi passe, on arrivera forcément aux mères porteuses, à la procréation médicale assistée avec toutes les dérives imaginables du principe de la gestation pour autrui ».
 
- « Avec ce projet de loi, on joue dangereusement aux apprentis sorciers, avec toutes les conséquences que cela peut avoir ! »
 
- « Le mariage homme/femme, c’est une réalité naturelle structurante pour toute une société ».
 
- « Il faut soutenir et promouvoir la famille, tout en respectant les personnes qui ont choisi un mode de vie différent évidemment ».
 
- « Cette nouvelle loi nous fait croire qu'il s'agit d'un mariage, alors que, par définition, il ne peut permettre de fonder une famille. En tout cas pas une famille qui respecte le droit de l'enfant à avoir un père et une mère ».

Au terme de cette conférence qui a vu l’évêque d’Ajaccio réaffirmer les principes fondamentaux, les positions de l’Eglise et son hostilité à ce projet de loi sur le mariage homosexuel (conformément à la position unanime prise lors de la dernière conférences des évêques de France), le public a été invité par Mgr Olivier de Germay a exprimer ses impressions et à débattre avec lui.
Petit détail utile à rappeler, le principe de l’anonymat était de mise, sous la forme de papiers vierges distribués au début de la conférence et que les personnes désireuses de questionner l’évêque ont discrètement remplis et posés dans une corbeille. Une personne était chargée de ramasser celle-ci et de transmettre le contenu à l’évêque.
Une manière de procéder qui a un peu cassé la vraie logique dynamique du débat, qui consiste à avoir un vrai dialogue direct avec celui que l’on souhaite questionner. Mais spécificité insulaire oblige, surtout lorsqu’il s’agit de thèmes aussi "sensibles", chacun a œuvré dans l’ombre de l’Empire, pour questionner en toute tranquillité. Ce qui a parfois donné lieu à quelques "perles" auxquelles l’évêque a répondu… de bonne grâce.
Le point sur ces échanges.

Question sur la possibilité d’une interprétation différente des Saintes Ecritures sur le sujet
- « Il n’y a pas d’autres versions à envisager. La vision du mariage de l’Eglise se fonde sur la raison et la logique suivante : la famille, c’est un homme et une femme qui donnent logiquement vie à l’enfant. Le mariage, doit donc être exclusivement réservé à un homme et une femme. Après, si l’Etat considère que 2 hommes ou 2 femmes vivant ensemble doivent avoir certaines prérogatives et ainsi améliorer le PACS, pourquoi pas… Bien que le PACS, dans sa nature même avait déjà commencé à brouiller les repères ».
 
Question sur une invitation à sortir de l’argumentation anthropologique pour aller vers une vision religieuse de la problématique du mariage homosexuel
- « Bien que logique pour l’Eglise, cette hypothèse n’est à mon sens pas souhaitable. Car on nous répondrait que cela concerne uniquement notre religion. Ce qui de surcroît n’est pas le cas puisque d’autres religions ont fait connaître leur désaccord face à ce projet. Mais cela n’est pas souhaitable. »
 
Question sur la possibilité de revendiquer son homosexualité en étant catholique pratiquant
- « On a tendance à croire que les catholiques pratiquants sont tous parfaits. Ce n’est pas le cas ! Bien sûr qu’une personne homosexuelle peut appartenir à notre communauté. On est tous des tordus quelque part. Toutefois l’Eglise lui demandera d’avoir une vie chaste et de suivre un chemin de conversion ».
 
Question sur la possibilité d’une naissance homosexuelle (ndlr : rapport génétique)
- « Bien des personnes ont le sentiment de naître ainsi. C’est une impression très répandue et que j’entends souvent ça et là. Ce qui est sûr, c’est que nous naissons et que, tout au long de notre enfance et au fil de la vie, nous avons à intégrer notre identité sexuelle, à nous assumer comme homme ou comme femme. C’est un processus psychique inconscient et il peut y avoir des failles à un moment ou à un autre (…) Si vous êtes dans une société où l’homosexualité est banalisée, normalisée, alors y a une perte totale des repères
 
Question sur la discrimination en général et celle liée à la position de l’Eglise en particulier
- « La discrimination est uniquement dans ce projet de loi. Car n’oublions pas que l’on privera ainsi l’enfant de son droit le plus élémentaire : celui d’avoir comme tous les autres un père et une mère et l’équilibre qui va avec ».
 




Question sur la position de l’Eglise qui critique les homosexuels, mais que dit t-elle sur les hommes mariés qui trompent leurs femmes, des couples hétérosexuels qui se livrent à l’échangisme ou encore des fantasmes déviants des couples hétéros au cours de leurs pratiques ?
Un "Oh" de l’assemblée outrée s’élève dans la salle tandis que des ricanements surgissent ça et là… L’évêque attend quelques secondes que le silence reprenne sa place et reprend avec le plus grand sérieux.
- « La sexualité est importante dans notre vie. Il y a plusieurs façons d’aimer. Cette sexualité est à la fois quelque chose de très beau mais aussi quelque chose de blessé en nous. Il faut arriver à maîtriser en nous tout ce qui va contre l’amour. Il est important d’éduquer et de maîtriser ses fantasmes pour ne pas finir par voir des dingues qui attaquent des enfants ou des jeunes filles. Trop souvent on entend la société qui dit : il faut se faire plaisir      (ndlr : sexuellement). Ce n’est pas ce que nous défendons car c’est devenir esclave de ses pulsions. »
 
Question sur le fait que L’Eglise n’aurait-t-elle pas une guerre de retard ?
- « Le message de l’Eglise prend les gens à rebrousse poils. Elle a besoin de se mettre à la page peut être. Mais elle annonce une parole qui la dépasse en ayant toujours pour principe le Bien de l’homme ».

Question sur la place des homosexuels dans l’Eglise
- « Clairement, l’Eglise nous invite a demander aux jeunes homosexuels au séminaire de ne pas poursuivre.   Le prêtre a pour vocation première de rendre présent le Christ. Il représente ainsi quelque part la figure masculine de l’époux. A ce titre, si un jeune entrant au séminaire ou qui y est déjà et qui déclare son homosexualité, n’assumant pas ainsi sa masculinité, alors on lui demande de ne pas poursuivre. Les récentes affaires douloureuses de pédophilie ont causé énormément d’émois et de tort et l’Eglise souhaite éviter autant que faire se peut les dérives en son sein. »
 
Question sur la situation du texte de loi : « les jeux sont ils déjà faits ? »
- « Non, les jeux ne sont pas faits ! Les catholiques et les autres, qui sont contre ce projet doivent réfléchir et exercer leur droit de protestation pour avancer ensemble. L’opinion publique est en train de bouger, on le voit chaque jour. Si on se mobilise, le gouvernement, je pense, fera preuve de bon sens ! ».
 
Question sur le mariage des couples homosexuels en général
- « Que l’on soit très clair : l’Eglise ne mariera pas les couples homosexuels. Si toutefois l’un de ces couples vient nous voir pour un baptême d’enfant, il n’y a pas de raison de le refuser, à condition qu’ils s’engagent à l’élever dans la tradition chrétienne et qu’il y ait un parrain et une marraine baptisés. Toutefois, pour certaines choses, cela posera des problèmes auxquels il faudra réfléchir… Je prends l’exemple des registres paroissiaux officiels qui doivent obligatoirement mentionner les noms du père et de la mère. Il est évident que l’on n’inscrira pas Père : Arthur, Mère : Edouard ! ».
 
Question sur l’Eglise et les comportements moraux exemplaires
- « Si l’Evangile n’était q’une Morale, ce serait inhumain ! L’Eglise est composée d’hommes comme vous et moi et on est quelque part tous un peu tordus. L’Eglise, avec ses limites et ses faiblesses, c’est le moyen que Dieu a choisi pour faire vivre le Salut ! ».
 
Compte-rendu : Yannis Christophe GARCIA

Des questions de toutes nature auxquelles l'Evêque d'Ajaccio a répondu clairement, ont été posées par le public venu nombreux. (Photo: Yannis Christophe Garcia)
Des questions de toutes nature auxquelles l'Evêque d'Ajaccio a répondu clairement, ont été posées par le public venu nombreux. (Photo: Yannis Christophe Garcia)
3 QUESTIONS A : Monseigneur Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio pour la Corse
 
- CNI : Monseigneur, au terme de cette conférence, quel regard portez-vous sur son déroulement ? Etes vous satisfait ?
- O.D.G : Oui, absolument ! Je suis très satisfait du déroulement de cette conférence et des échanges qui ont eu lieu ce soir. Je suis d’autant plus satisfait qu’il y avait beaucoup de monde et que le débat s’est déroulé sereinement, sans aucun incident. On a abordé beaucoup de thèmes, et c’était je pense important que l’on puisse évoquer ce sujet de société ensemble. C’est pourquoi je vais également organiser rapidement une conférence similaire à Bastia et Porto-Vecchio.
 
- CNI : On a certes évoqué beaucoup de choses. Aurait-on pu en aborder davantage ?
- O.D.G : « On peut toujours faire plus mais en fonction du temps imparti, je trouve que l’on a parlé des thèmes essentiels. Des thèmes qui concernent les gens et la vie de la Cité.
 
- CNI : Monseigneur, projetons nous légèrement dans l’avenir et évoquons l’hypothèse que ce texte de loi finisse par être voté et mis en application. Comment réagira l’Eglise selon vous concrètement ? Pourrait-on envisager possibles des manifestations de prêtres, des actions de protestation ? En un mot, l’Eglise pourrait-elle entrer en résistance ?
- O.D.G : (sourire) « Non. Nous sommes dans une démocratie. L’Eglise respecte la démocratie et l’expression de la démocratie. L’Eglise ne rentrera pas en résistance, elle prendra acte de cette éventuelle décision si elle est prise, c’est tout ».
 
Interview réalisée par : Yannis Christophe GARCIA
 

Simone Guerrini, conseillère municipale était présente dans le public pour assister à la conférence de l'évêque d'Ajaccio. (Photo: Yannis Christophe Garcia)
Simone Guerrini, conseillère municipale était présente dans le public pour assister à la conférence de l'évêque d'Ajaccio. (Photo: Yannis Christophe Garcia)




1.Posté par Ortali le 22/11/2012 06:50
Un enfant doit pouvoir dire papa maman; donc pas de mariage entre un couple du même sexe que je respecte.
Cependant il vaut mieux que l'enfant soit élevé par ces couples que par un père une mère capable de lui enlever la vie.

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