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Marie-Antoinette Santoni-Brunelli : « A aucun moment je n’ai parlé d’emplois fictifs »


Rédigé par le Vendredi 26 Juin 2015 à 16:40 | Modifié le Mardi 16 Février 2016 - 15:27


Dans son édition de mercredi dernier, le Canard Enchaîné publiait un article sur les soupçons d’emplois fictifs qui agitent actuellement la CTC, citant pour preuve un rapport de 2012 signé de la main de la conseillère territoriale, alors présidente de la commission de contrôle. Des propos que cette dernière a entendu démentir dès jeudi devant l’Assemblée


Marie-Antoinette Santoni-Brunelli : « A aucun moment je n’ai parlé d’emplois fictifs »
Le Canard Enchaîné a encore frappé. Mais la polémique a été étouffée dans l’œuf. Malgré les quelques ruées, jeudi à l’Assemblée, qui ont surtout servi à clarifier les choses. Dans son édition de mercredi, le journal satirique publiait en effet un article intitulé « Un bassin d’emplois fictifs découvert en Corse ». Référence au dossier brulant qui agite l’actualité insulaire depuis quelques jours. Mais, là où le bât blesse, c’est que cet article attribue directement à Marie-Antoinette Santoni-Brunelli, conseillère territoriale de Rassembler pour la Corse, des propos qu’elle n’aurait jamais tenu.
 
« Les poulets ont notamment planté leurs ergots sur un rapport daté du 13 septembre 2012 qui était resté bien planqué dans les archives. Ce document (dont « Le Canard » a une copie) est signé de la présidente de la commission de contrôle et d’évaluation, Marie-Antoinette Santoni-Brunelli. Il fait l’inventaire des emplois créés dans les offices et agences fondés par la collectivité et observe que « presque 100 postes » n’ont « pas été ouverts dans les conditions appropriées ». C’est-à-dire sans l’accord préalable de l’exécutif et de son président, le surommé « Paul emploi » Giacobbi.
Sans le dire explicitement, l’élue soupçonne des emplois de complaisance ou fictifs. Son rapport étant resté sans effet, elle a fini par démissionner de la fameuse Commission de contrôle en mai 2013, « pour provoquer un électrochoc ». Sans effet, cette fois non plus. Deux ans plus tard, Marie-Antoinette Santoni-Brunelli va pouvoir faire état de ses drôles de découvertes à la police. Elle ne devrait pas être la seule », écrit le Canard Enchaîné.
 
Réagissant sans attendre, la conseillère territoriale clarifiait les choses dès mercredi avec Paul Giacobbi : « Marie-Antoinette Santoni-Brunelli m’a indiqué ne jamais avoir parlé d’emplois fictifs, bien au contraire, et je rends hommage à son honnêteté intellectuelle dans cette affaire », reconnaissait ainsi jeudi le président de l’Exécutif.
 
Et c’est publiquement, devant l’Assemblée, alors que venait de se terminer la séance des questions orales, que Marie-Antoinette Santoni-Brunelli a tenu à réitérer cette mise au point et à s’expliquer sur l’affaire, indiquant vouloir « répondre à cet article dans ce torchon qu’on appelle le Canard Enchaîné » : « Je n’avais jamais été victime de ces journalistes, même si j’en avais toujours entendu parler. Je connais des journalistes, j’en fréquente, je vis avec l’un d’entre eux, et je peux vous dire que, heureusement, ils ne ressemblent pas tous aux journalistes du Canard Enchaîné »,  a-t-elle tout d’abord grondé, avant de poursuivre : « Je me suis empressée d’envoyer un mail au président du conseil exécutif, et je me dois aussi à vous mes chers collègues, si vous avez lu cet article, de donner des explications. Je crois que depuis le début de la mandature, je suis inscrite dans un rôle d’opposition, mais j’estime être dans un rôle d’opposition constructive. Je ne mâche mes mots, c’est vrai, mais je pense être connue pour quelqu’un de franc et de direct, mais en revanche je ne supporte pas qu’on me prête des propos que je n’ai pas tenus. La commission de contrôle, quand j’en étais présidente, a fait un travail, elle est arrivée à une conclusion qui consistait à dire qu’il y avait des emplois qui n’avaient pas été validés par l’Assemblée de Corse et que, par conséquent, il y avait un problème de légalité. C’est tout ce que j’ai dit. A aucun moment je n’ai parlé d’emplois fictifs et je m’élève en faux contre ces propos qui me sont attribués dans l’article du Canard Enchainé ».
A bon entendeur.


Manon PERELLI



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