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Lutte contre le charançon rouge du palmier, la mobilisation unique garantie du résultat…


Rédigé par Jose FANCHI le Mercredi 8 Mars 2017 à 20:55 | Modifié le Jeudi 9 Mars 2017 - 19:43


C’est une lute de tous les instants. Un véritable défi à relever pour les particuliers et collectivités des Alpes Maritimes, du Var et de la Corse. Malgré de nouvelles méthodes, les résultats concrets se font toujours attendre mais tous, sans exception, veulent prendre le taureau par les cornes et chasser à jamais ce fléau. Mercredi, à la mairie d’Ajaccio, des échanges ont eu lieu entre les associations et les professionnels de la lutte avec des interventions de spécialistes de la région PACA en présence du député-maire d’Ajaccio, M. Laurent Marcangeli et du préfet de Corse, M. Bernard Schmeltz


Une réunion s’est tenue mercredi à la mairie d'Ajaccio.
Une réunion s’est tenue mercredi à la mairie d'Ajaccio.
Le charançon rouge est très connu pour ses méfaits. Ce coléoptère de 2,5 cm de long au stade adulte, de couleur rouge avec des rayures noires, possède un long rostre lui permettant de creuser un trou dans le palmier où il s’installe. Une fois dedans, le charançon grignote le palmier qu’il trouve à son goût, il adore ce qui est sucré voire fermenté. Ses larves, de couleur crème, se nourrissent également du végétal, elles creusent des galeries qui détruisent la plante de l’intérieur et favorisent la pourriture. Les premiers symptômes de leur présence apparaissent bien après leur installation, les palmes se déforment, sèchent puis tombent, puis une odeur fétide et un liquide brun sort du stipe. Une fois la bête installée dans le végétal, ce dernier peut mourir en 2 ans. La guerre est depuis longtemps déclarée sur la Côte d’Azur, le Var et maintenant en Corse.

Du sud-est asiatique à la Corse…
Un palmier qui fait « une drôle bouille » et meurt quasi subitement, cela résulte de la présence et des méfaits du charançon rouge. Un coléoptère, « rhynchophorus ferruginéus », originaire du sud-est asiatique, grand dévoreur de palmiers. Bref, une « bestiole » dont les méfaits ont été découverts en Corse puis un peu plus tard, dans une pépinière située dans les Alpes-Maritimes. Des cas ont été signalés sur l’ensemble de la Côte d’Azur jusqu’en Italie et surtout en Sicile où des centaines de palmiers ont été touchés et perdus à jamais.
On a pu se rendre compte au cours de ces dernières années qu’Ajaccio n’échappe pas à la règle et connait le même sort que la Côte d’Azur et l’ensemble de la Riviera. Ces arbres qui explosent de beauté au soleil ne ressemblent plus à rien une fois étêtés. Il est regrettable et triste de les voir mourir des décennies voire plus après leur plantation par nos anciens.

Formation, diagnostic et soins mais…
La réunion qui s’est tenue mercredi à la mairie d’Ajaccio a été mise à profit pour faire un tour complet du problème. Des spécialistes sont intervenus pour trouver les meilleures solutions à travers les traitements adaptés. Certaines associations ont d’ores et déjà effectué des missions, à l’image de Fredon, cette association qui lutte contre le charançon rouge du palmier. Des associations mais aussi des entreprises (Aloes), Fredon Paca et Corse, expériences menées et de longs échanges ont ponctué cette journée marathon.
La prévention « anti charançon rouge » passe également par la formation des agents communaux (jardiniers et élagueurs) et les professionnels. Double objectif : assurer une détection des nuisibles et reconnaître les premiers signes des attaques sur les arbres. La formation concerne également les professionnels du secteur, pépiniéristes en tête. Via un arrêté municipal, les particuliers sont conviés à signaler tout problème. Charge aux agents municipaux d’effectuer une inspection et d’établir un diagnostic. En cas d’infection, la mairie prendra à sa charge les frais de traitement. C’est que les attaques du coléoptère exotique ont un coût financier et environnemental : chaque spécimen touché doit être abattu, branches et feuilles incinérées à part. Les palmiers voisins, eux, doivent être mis en quarantaine. Se greffent alors des problèmes de déchets et du ramassage de ces derniers, contrairement à ce qui a été observé dans des décharges dites sauvages. Une solution doit également être trouvée dans ce domaine avec la crise que traversent bien des régions.

Une lutte de tous les instants
Parmi les intervenants, Sébastien Régnier, de l’association Fredon PACA (syndicat professionnel agricole) nous en dit plus sur ce phénomène : «Avec le syndicat, nous sommes habilités à intervenir dans le cadre de missions du service public, notamment la coordination de la lutte contre le charançon rouge. Aujourd’hui, notre rôle est de présenter ce qui se passe en région PACA, à savoir l’état sanitaire et les missions mises en œuvre. Les dégâts sont considérables, aussi bien dans notre région qu’en Corse.
C’est en régression en termes de nombre de foyers déclarés en région PACA. Cela s’explique par le fait que la population est en diminution. En termes de lutte, il devient difficile de se prononcer selon les stratégies développées par les entreprises spécialisées en fonction de la demande du propriétaire de palmiers. La stratégie 3 est assez particulière avec des produits phytopharmaceutiques pour les traitements par injection comme cela se fait à Ajaccio actuellement. »
Il faut savoir que le charançon rouge du palmier agit sur la Côte d’Azur depuis 2006 avec les dégâts que l’on imagine. D’un autre côté, il convient de signaler que l’utilisation de produits est règlementé partout où se déroule la lutte : « Nous sommes limités à trois produits pour le traitement… » explique Sébastien Régnier.

Faut-il garder espoir de voir les choses s’améliorer ?
« Pour l’instant, c’est peu envisageable. La situation à Ajaccio se dégrade considérablement comme vous pouvez le constater. En région PACA, excepté le Var, la stabilisation de la maladie est liée à la disparition lente de la maladie. Il y a en effet moins de foyers mais par contre il y a explosion dans les Alpes Maritimes au même titre que la Corse. »

- Les frais semblent très élevés pour lutter contre le charançon ?
- Très élevés. Les traitements sont à la charge du propriétaire, au détenteur du végétal concerné. 

- Cela pose-t- il des problèmes au niveau des déchets ?
- Nous avons de gros soucis dans ce domaine. La gestion du déchet est d’un coût très important. Le déchet d’un palmier contaminé par le charançon rouge, s’il est pratiqué par une entreprise habilitée, il y a forcément des produits phytosanitaires à l’intérieur et donc ne peut pas être valorisé comme étant un déchet vert. 




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