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Liaisons aériennes au départ d’Ajaccio : La Chambre de Commerce et d’Industrie résolument optimiste


le Mercredi 9 Avril 2014 à 21:50 | Modifié le Mercredi 9 Avril 2014 - 21:59


Avec 1 350 731 passagers au cours de l’année 2013 et le classement d’Ajaccio comme premier aéroport, il y a de quoi être fier! Quand bien même la relative stabilité à laquelle on s’attend cette année devrait s’afficher sur les statistiques. L’offre aérienne sera en effet à la baisse en raison du retrait de Transavia-France, filiale low cost d’Air France. Mais la compensation devrait venir d’ailleurs, d’autant que la mobilisation est de mise pour développer l’économie de l’île à travers un développement ambitieux de l’espace aérien corse qui sera mis en place


Liaisons aériennes au départ d’Ajaccio : La Chambre de Commerce et d’Industrie résolument optimiste

 Il y aura certes une perte avec le retrait d’un filiale mais pas de quoi s’affoler dans ce domaine car la compensation viendra d’ailleurs et dès lors, la perte serait d’environ 20 000 places. Avec Air Corsica notamment, dont l’offre hors OSP progresse de plus de 12 000 sièges sur Ajaccio, sans oublier l’offre des compagnies low cost et surtout l’arrivée d’un nouvel opérateur, à savoir la compagnie Thomas Cook.


39 destinations France et Europe dès cet été

 « Il faut tenir compte également de l’un des faits marquant de la saison 2014 qui sera la forte progression de l’offre sur les destinations européennes » précise en outre Jean-Luc Espino, président de la Commission de l’aéroport et d’ajouter : « Cette année, pour la saison estivale, l’aéroport d’Ajaccio propose 39 destinations dont 6 nouveautés : Avignon, Liège, Perpignan, Rennes, Toulon et Vatry et 9 destinations européennes hors France avec entre autres, Rome, Londres, Luxembourg, Genève, Amsterdam, Oslo et Stockholm. » 

Le secteur touristique, est-il besoin de le préciser, constitue l’un des principaux outils du développement local. Peut-on imaginer un développement sans desserte aérienne ?  « Raison pour laquelle la démarche de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Corse du Sud n’a qu’un seul objectif : soutenir et encourager le développement local et nous opposer à la dégradation de notre économie, grâce notamment à l’ouverture de nouvelles lignes et à leur pérennisation » ajoute Sandrine Ceccaldi, la directrice de l’aéroport Napoléon Bonaparte.

Il va sans dire qu’au-delà des lignes OSP, indispensables afin d’assurer la continuité territoriale, il convient de soutenir le développement d’une offre aérienne complémentaire, source de développement économique pour la Corse.

 
Tarifs réduits et allongement de la saison touristique…

A la question, quels sont les principaux axes sur lesquels la destination Corse doit évoluer, la réponse des responsables de l’aéroport est on ne peut plus claire :

- l’accessibilité directe et fréquente depuis les capitales régionales nationales et européennes doit s’accroître

- l’allongement de la saison touristique pour tendre vers une annualisation des dessertes aériennes

« L’attractivité de la destination est fortement conditionnée par l’offre tarifaire du transport aérien, cela dans un contexte fortement concurrentiel. A cet égard, la Corse fait, pour l’heure, figure d’exception au niveau européen et plus particulièrement si on la compare à la Sicile, la Sardaigne ou les Baléares.  Dans la compétition engagée entre les régions européennes pour développer leur attractivité, l’ouverture de nouvelles lignes à tarif réduit est un impératif auquel nous devons répondre, afin d’allonger la saison touristique et d’offrir des perspectives d’emplois à l’année à la jeunesse insulaire » explique Sandrine Ceccaldi.

Autrement dit, la Corse se doit désormais de conquérir de nouveaux marchés nationaux et européens, ne pouvant se passer aujourd’hui d’une pleine connexion avec son environnement. Ainsi, tous les acteurs de l’économie profiteront pleinement des retombées directes et indirectes du développement des liaisons aériennes. Il va sans dire que les infrastructures locales, l’aménagement du territoire seraient impactées positivement. De fait, la population insulaire aurait accès à l’ouverture et surtout aux opportunités auxquelles peuvent prétendre actuellement l’ensemble des populations de l’Union Européenne.


200 000 sièges de plus l’an dernier

Pour Sandrine Ceccaldi et son équipe, la mobilisation est de mise : « Nous sommes en recherche permanente pour l’ouverture de nouvelles lignes et le développement des lignes existantes. La Corse est une destination très attractive et l’on est capable, je pense, de trouver des opérateurs qui offrent notre destination. En règle générale, ça fonctionne bien et les visiteurs répondent présent. La saison dernière a été couronnée de succès avec une augmentation significative de 200 000 sièges et une progression de 125 000 passagers.  Cette année, avec le retrait d’une compagnie nous aurons une perte de 20 000 sièges certes, mais cela sera compensé. Nous sommes confiants quant au remplissage de nos avions. La progression des remplissages devrait nous permettre de consolider et de conforter de nouveaux trafics. Nous espérons conserver nos 1 350 000 passagers cette année. »

J. F.





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