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Lévie honore Jean-Paul Pandolfi, 16 ans, tué en septembre 1943


Rédigé par le Mercredi 11 Juin 2014 à 23:33 | Modifié le Samedi 14 Juin 2014 - 19:33


A l’initiative du Comité d’organisation du canton de Levie et de son président Marius Giudicelli, a eu lieu dans l’enceinte du collège de ce village de montagne, une cérémonie en à hommage Jean-Paul Pandolfi jeune héros de la Résistance tombé sous le feu de l’armée allemande en septembre 1943.


Lévie honore Jean-Paul Pandolfi, 16 ans, tué en septembre 1943
En présence de la famille et dans une émotion recueillie, de nombreux élus dont Napoléon de Peretti, maire de la commune de Levie, les autorités civiles et militaires, les associations combattantes, du corps enseignant, les élèves du collège et un public venu en nombre ,Jacques Vergellati, directeur de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC) de la Corse-du-Sud a déposé une gerbe au nom de Christophe Mirmand, préfet de Corse.
Auparavant, une plaque de marbre posée sur la façade du collège a été dévoilée rendant hommage à l’immense courage de Jean-Paul Pandolfi, un très jeune FFI mort pour la Liberté à l’âge de 16 ans.
Cette époque douloureuse fut aussi celle de 23 enfants de cette région morts lors des combats de la Résistance et de la Libération de l’île.

Devoir de mémoire et pédagogie

Le maire de Levie a relaté les hauts faits d’armes de sa commune citée à l’ordre de l’armée pour ses actions de Résistance. il s’est félicité de cette reconnaissance officielle. Quant au directeur départemental de l’ONAC, il a mis l’accent sur la place de la Corse dans la libération du territoire national et sur la démarche pédagogique liée à la transmission de la mémoire :
«… Par la pose de cette plaque, le jour même des célébrations du 70ème anniversaire du débarquement de Normandie, c’est tout un pan de l’Histoire de France et de l’Histoire de la Corse que nous commémorons, et, à ce titre, la question de la transmission de la mémoire est fondamentale.
Une des missions de l’ONAC, en collaboration avec les services de l’Education nationale et les associations patriotiques ou mémorielles, est d’expliquer aux jeunes générations que ce devoir qui consiste à entretenir le souvenir des souffrances subies n’a rien d’un message morbide. Car c’est la connaissance des atrocités perpétrées et endurées par les hommes qui doit permettre de ne pas les reproduire, toute action patrimoniale, culturelle ou commémorative liée au devoir de mémoire faisant au contraire partie d’une démarche pédagogique synonyme d’espoir et de fraternité.
Mais si la rencontre avec les témoins de l’Histoire est bien sûr à privilégier et reste au cœur des initiatives mémorielles, leur disparition progressive impose cependant de repenser sans cesse les vecteurs de transmission des valeurs de paix et de liberté qui ont guidé leur engagement et qui sont au cœur de l’apprentissage civique et de la construction de l’identité des plus jeunes.
Au delà du simple souvenir et de l’émotion, les cérémonies commémoratives sont un de ces vecteurs qui font vivre le passé afin de ne pas oublier que des hommes et des femmes, en des temps bien plus difficiles, se sont battus pour sauvegarder leur dignité, le droit de penser et notre démocratie…
Et défendre les principes fondamentaux de la République, jusqu’à donner leur vie, comme l’a fait Jean-Paul Pandolfi arraché à l’affection des siens alors qu’il n’avait pas 17 ans. »

Intervention de Jacques Vergellati directeur départemental de l’ONAC et Victimes de guerre de la Corse-du-Sud

C’est pour moi un grand honneur de représenter monsieur Christophe Mirmand,  Préfet de Corse, Préfet de la Corse-du-Sud qui regrette de ne pas pouvoir être parmi nous aujourd’hui pour cet hommage rendu à Jean-Paul Pandolfi, héros de la Résistance tombé sous le feu de l’occupant fasciste en septembre 43 pendant une époque ô combien douloureuse de notre Histoire.
C’est également un honneur d’être ici en qualité de directeur de l’Office national des Anciens combattants et Victimes de guerre de la Corse-du-Sud dans la continuité d’une année 2013 commémorant avec faste le 70ème anniversaire de la Libération de la Corse. 70ème anniversaire inscrit au calendrier des cérémonies nationales et qui a valu à cette région de l’Alta-Rocca, Haut-lieu de la Résistance corse, d’être mise à l’honneur en accueillant le chef de l’Etat le 4 octobre dernier.
Je profite de cette occasion pour remercier vivement le Comité d’organisation du canton de Levie pour l’aide apportée aux services de M. le Préfet et à l’ONAC lors de cette visite présidentielle et salue chaleureusement son président, M. Marius Giudicelli, qui, au quotidien, avec une énergie et un investissement personnel qui méritent d’être cités en exemple, œuvre de manière remarquable pour assurer le relais de la mémoire et transmettre aux plus jeunes les repères qui baliseront leur vie de citoyen responsable. Je tiens également à signaler l’accueil chaleureux que réservent le musée de la Résistance de Zonza, le collège de Levie, les communes de l’Alta-Rocca et plus particulièrement celles de Zonza et de Levie, aux scolaires et aux enseignants participant aux parcours mémoire de la Résistance financés par les services de l’ONAC et réalisés en collaboration avec l’ANACR de la Corse-du-Sud.
C’est avec une grande humilité que je m’incline devant la famille de Jean-Paul Pandolfi et devant l’héroïsme de ces hommes et de ces femmes dont certains sont allés jusqu’au sacrifice suprême pour résister et combattre l’inacceptable.
Fred Scamaroni, Danielle Casanova, André Giusti, Jules Mondoloni, Pierre Griffi, Michel Bozzi, Jean Nicoli et tant d’autres plus anonymes…
Premiers à se libérer, les patriotes corses, dont 23 tomberont lors des combats de la Résistance et de la Libération en Alta-Rocca, sonneront ainsi le début d’un soulèvement national qui conduira à la Victoire.
A ce titre, la Corse tient une place primordiale dans l’histoire de la Libération de la France.  C’est le premier territoire libéré, par ses habitants, par des soldats français venus d’Alger, sans intervention des forces anglo-américaines.
Oui, elle peut s’enorgueillir de ce passé et du parcours héroïque de ses enfants.
Lors de la remise des prix aux lauréats départementaux du Concours national de la Résistance et de la déportation mardi 27 mai, première Journée nationale de la Résistance, M. le Préfet de Corse parlait d’ailleurs des parcours de vie remarquables découverts par les scolaires lors de leurs travaux et les invitait à être fiers de leurs aînés. Nul doute que les qualificatifs élogieux employés par le ministre Pleven dans la Citation à l’ordre de l’Armée comportant la Croix de Guerre avec Palme attribuée à votre commune, M. le maire, leur fera mesurer également toute la reconnaissance qui leur est due.   
Par la pose de cette plaque, le jour même des célébrations du 70ème anniversaire du débarquement de Normandie, c’est tout un pan de l’Histoire de France et de l’Histoire de la Corse que nous commémorons, et, à ce titre, la question de la transmission de la mémoire est fondamentale.
Une des missions de l’ONAC, en collaboration avec les services de l’Education nationale et les associations patriotiques ou mémorielles, est d’expliquer aux jeunes générations que ce devoir qui consiste à entretenir le souvenir des souffrances subies n’a rien d’un message morbide. Car c’est la connaissance des atrocités perpétrées et endurées par les hommes qui doit permettre de ne pas les reproduire, toute action patrimoniale, culturelle ou commémorative liée au devoir de mémoire faisant au contraire partie d’une démarche pédagogique synonyme d’espoir et de fraternité.
Mais si la rencontre avec les témoins de l’Histoire est bien sûr à privilégier et reste au cœur des initiatives mémorielles, leur disparition progressive impose cependant de repenser sans cesse les vecteurs de transmission des valeurs de paix et de liberté qui ont guidé leur engagement et qui sont au cœur de l’apprentissage civique et de la construction de l’identité des plus jeunes. 
Au delà du simple souvenir et de l’émotion, les cérémonies commémoratives sont un de ces vecteurs qui font vivre le passé afin de ne pas oublier que des hommes et des femmes, en des temps bien plus difficiles, se sont battus pour sauvegarder leur dignité, le droit de penser et notre démocratie…
Et défendre les principes fondamentaux de la République, jusqu’à donner leur vie, comme l’a fait Jean-Paul Pandolfi arraché à l’affection des siens alors qu’il n’avait pas 17 ans. 


santi.corsenetinfos@gmail.com





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