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Les vœux de Michel Stefani : "En 2016, les communistes ne baisseront pas les bras"


Rédigé par le Jeudi 31 Décembre 2015 à 10:34 | Modifié le Samedi 2 Janvier 2016 - 01:09


Les vœux de Michel Stefani, premier secrétaire du Parti communiste de Haute-Corse,


Les vœux de Michel Stefani : "En 2016, les communistes ne baisseront pas les bras"
2015 a été l’année d’une macabre pression exercée par des terroristes depuis l’attentat contre Charlie Hebdo en janvier à ceux du Bataclan et du Stade de France en novembre. Au nom d’une croyance dévoyée l’attaque est frontale. Antirépublicaine, elle cible les valeurs universelles : Liberté Egalité Fraternité. Le moment est grave et la réflexion indispensable à la fois sur l’impact de la politique étrangère de la France et de l’Europe et la déstabilisation induite de part et d’autre de la méditerranée, bassin de notre civilisation. Inversement, la paix, la solidarité, la coopération, constituent la seule réponse viable parce qu’elles permettent l’émancipation et l’épanouissement de tous les peuples. Elles supposent de s’extraire des règles inhumaines du capitalisme mondialisé irrespectueux de la planète, de son devenir.


Cette période est aussi fondamentalement défavorable au monde du travail et de la création. Tant que perdureront le chômage, la précarité, l’injustice sociale, les inégalités, l’avenir bouché pour les jeunes ; tant que les citoyens se sentiront oubliés et sacrifiés sur l’autel de l’argent, la crise politique, démocratique, sociale, s’amplifiera avec un risque de catastrophe extrême. L’enjeu est donc de résoudre les problèmes auxquels sont confrontés le monde et nos concitoyens, par de nouveaux choix politiques et économiques, en faveur des classes populaires et non plus des puissances d’argent. Cela implique de combattre l’orthodoxie libérale, de tenir tête aux dogmes de la Commission européenne, pour progresser vers la République, sociale, solidaire et respectueuse de sa diversité régionale dans l’unité nationale.


L’accession au pouvoir régional des partis nationalistes et l’affirmation du nouveau président de l’Assemblée de Corse d’engager la marche vers l’indépendance au-delà de la mise en place de la Collectivité unique dans deux ans, renforce la nécessité démocratique d’organiser une consultation référendaire avant cette échéance, sur le devenir même de la Corse dans ou hors la République, privée ou pas d’une solidarité nationale d’autant plus nécessaire que l’Europe des méga-régions promet une marginalisation économique des plus faibles d’entre elles, a fortiori avec la création du marché transatlantique.
Cette situation politique nouvelle exige de concevoir la politique autrement afin que celles et ceux qui s’en sont éloignés retrouvent le goût de la chose publique, en l’irriguant de leurs débats, attentes et espoirs. Sans leur engagement, sans la richesse de leur diversité, sans une recherche inlassable d’unité dans l’action, les tenants du pouvoir économique et politique qui régentent les sociétés et le monde, maintiendront leur domination. Le grand bazar politicien s’expose quotidiennement au plus loin de la vie du chômeur, du jeune précaire, du travailleur surexploité ou de l’agriculteur qui ont du mal à joindre les deux bouts. Les créateurs, les chercheurs les enseignants, les personnels hospitaliers, les fonctionnaires pour lesquels les crédits publics fondent inexorablement, voient les services publics passés au laminoir. Tout devient low cost pour le peuple.


Au Parti socialiste les dirigeants veulent achever leur mutation libérale en changeant son nom afin de rendre possible l’installation d’une « grande coalition entre une partie de la gauche et une partie de la droite », rassemblées dans une même opposition à l’épouvantail de l’extrême-droite. La droite a pris de l’avance avec le lancement des Républicains mais elle se situe sur le même plan tactique. L’intérêt général, le redressement du pays, le plein emploi, le vivre mieux, l’avenir de la jeunesse, le rayonnement de la France dans le monde sont absents de ces manœuvres.
La gauche de transformation sociale et écologique est certes mal en point mais elle peut relever le défi. Elle doit se ressaisir, se mettre plus et mieux au service de celles et ceux qui souffrent et aspirent à du neuf dans la vie démocratique ; du neuf dans les actions unitaires à mener, aux côtés du monde du travail et de la création ; du neuf pour un projet de transformation sociale crédible, parce que de plain-pied dans les réalités contradictoires qu’elle ambitionne de transformer profondément, dans le sens de l’émancipation humaine. Pour ce faire, les communistes en 2016 ne baisseront pas les bras.
Pace e salute a tutti.



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