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Les incidents de Furiani en débat à l'assemblée de Corse


Rédigé par Nicole Mari le Vendredi 28 Septembre 2012 à 12:57 | Modifié le Samedi 29 Septembre 2012 - 19:57


Le comportement des forces de l'ordre à la fin de la rencontre entre le Sporting et le PSG a fait l'objet de deux questions orales, en ouverture de la session de rentrée de l'Assemblée de Corse (CTC). Les deux groupes nationalistes, par la voix de Jean-Guy Talamoni pour Corsica Libera et de Saveriu Luciani pour Femu a Corsica, ont demandé au président de l'Exécutif d'interpeller l'Etat sur ce dérapage.


Les incidents de Furiani en débat à l'assemblée de Corse
Il fallait s'y attendre, les incidents entre des spectateurs et les forces de l'ordre, intervenus samedi dernier à la fin du match entre le Sporting et le PSG, ont résonné jusque dans l'hémicycle de l'Assemblée de Corse, lors de cette session de rentrée. Les deux groupes nationalistes ont saisi l'occasion pour exprimer leurs préoccupations quant au comportement et à la responsabilité des pouvoirs publics dans cette affaire.
 
Des comptes aux responsables
C'est Jean-Guy Talamoni, pour le groupe Corsica Libera, réduit à 3 élus depuis la démission officielle de Paul-Félix Benedetti, qui a déclenché l'offensive."Sous l'éclairage de témoignages concordants, il apparaît évident que les policiers se sont livrés à des violences particulièrement graves, y compris à l'encontre d'enfants qui se trouvaient parmi les groupes de supporters visés par des tirs tendus, et ce alors qu'aucun incident sérieux ne s'était produit préalablement. Les dénégations de la préfecture ajoutent encore à la colère des victimes, ce qui se comprend parfaitement et qui impose à notre collectivité d'intervenir énergiquement", explique l'élu indépendantiste. Il estime ainsi que Paul Giacobbi, en sa qualité de "premier représentant des institutions en charge des intérêts matériels et moraux de l'ensemble des Corses", doit réagir et "demander des comptes aux responsables de ces agissements".
 
Un message clair
A sa suite, Saveriu Luciani, dans une question collective posée en langue corse au nom des 11 élus du groupe Femu A Corsica, est allé encore plus loin. Présent sur les lieux au moment des faits avec 4 autres élus du groupe, notamment Gilles Simeoni, il a été témoin du barrage policier mis en place et de l'impossibilité pour les spectateurs de la tribune Est de regagner leurs véhicules par la voie habituelle. Dénonçant "la provocation de la police, à l'origine, à notre avis, des incidents" et "cette manière spéciale de gérer une situation, qualifiée ailleurs de normale, qui a mis en danger des familles entières", et citant Corse Net Infos, il estime que "le dispositif prédisposé et l'usage anticipé de gaz lacrymogènes et de matraques" a failli déboucher sur "une catastrophe". Ne se satisfaisant pas des explications préfectorales, il demande que "soit mis un terme à ces pratiques dangereuses et dommageables" et que la CTC envoie "un message clair à l'Etat pour qu'il prenne toutes ses responsabilités et qu'il agisse, une fois pour toutes, de manière concertée et cohérente, associé, si besoin, avec la CTC".
 
Un arrêté ministériel
Qualifiant les incidents de "regrettables"  et la réaction policière "quelque peu disproportionnée", Paul Giacobbi précise "qu'il convient d'éviter les réactions hâtives" et d'attendre les résultats de l'enquête pour "déterminer les fautes commises dans la gestion de cet évènement". Rappelant qu'il n'est "pas en charge de l'ordre public" et qu'il "ne peut pas demander des comptes", il précise que la CTC est, par contre, "pleinement compétente pour se prononcer dans le cadre d'une motion" et suggère, donc, aux élus, d'en déposer une. Il renouvelle sa "confiance au préfet de la Haute Corse et au président du Club".
Ces questions-réponses interviennent le matin-même où est publié, au journal officiel, un étonnant arrêté du ministre de l'intérieur, Manuel Valls, (notre Estru piuvanu du jour) qui interdit de match à Nice tout supporter se revendiquant du Sporting, "de manière individuelle et collective".
On ne peut imaginer que l'Assemblée de Corse puisse laisser passer, sans réagir collectivement, un tel arrêté, si injuste, si discriminatoire et si unilatéral à l'égard des Insulaires.



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