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Les élus de montagne se mobilisent pour une meilleure prise en compte de la spécificité de leur territoire


Rédigé par Nicole Mari le Mardi 12 Juillet 2016 à 00:51 | Modifié le Mardi 12 Juillet 2016 - 03:48


De nombreux maires de toute l'île ont assisté, lundi matin, à la journée de mobilisation des élus de montagne, organisée par la Collectivité territoriale de Corse et l’ANEM (Association nationale des élus de montagne) à l'auditorium du musée de Bastia. En présence de Laurent Wauquiez, député LR de la Haute-Loire, de Marie-Noëlle Battistel, députée de l’Isère, respectivement président et secrétaire générale de l’ANEM, de Gilles Simeoni, président de l'Exécutif territorial, Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse, Jean-Félix Acquaviva, conseiller exécutif et président du comité de massif de Corse, ils ont soulevé un certain nombre de problématiques prégnantes telles que la carte intercommunale, la dotation financière, la téléphonie mobile, la couverture Internet et la prise en compte des contraintes et de la spécificité de la Corse dans l’acte II de la loi montagne. Explications, pour Corse Net Infos, de Laurent Wauquiez et de Jean-Félix Acquaviva.


Les élus de montagne réunis à Bastia autour de Laurent Wauquiez, député LR de Haute-Loire, de Marie-Noëlle Battistel, députée de l’Isère, respectivement président et secrétaire générale de l’ANEM, de Gilles Simeoni, président de l'Exécutif territorial, Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse, Jean-Félix Acquaviva, conseiller exécutif et président du comité de massif de Corse, des conseillers exécutifs Jean-Christophe Angelini et Fabienne Giovannini.
Les élus de montagne réunis à Bastia autour de Laurent Wauquiez, député LR de Haute-Loire, de Marie-Noëlle Battistel, députée de l’Isère, respectivement président et secrétaire générale de l’ANEM, de Gilles Simeoni, président de l'Exécutif territorial, Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse, Jean-Félix Acquaviva, conseiller exécutif et président du comité de massif de Corse, des conseillers exécutifs Jean-Christophe Angelini et Fabienne Giovannini.
- Quand sera finalisée et examinée, au Parlement, la nouvelle Loi Montagne ?
- L'acte II de la Loi montagne est prévu pour être examiné à l'automne. C'est important pour nous que ce soit rapide. C'est le signe d’une détermination à avancer. Le contenu de la loi est en cours de discussion. Nous nous battons pour qu'il soit construit avec les acteurs de la montagne. Nous serons très vigilants sur le fait que la Loi ne nous soit pas imposée par Paris, mais qu'elle soit portée par les élus de la montagne.
 
- Quel est l'enjeu de cet acte II ?
- L'enjeu est de repartir sur une ambition d'aménagement du territoire qui a été abandonné depuis trop longtemps. Nous voulons qu'il y ait, à nouveau de l'aménagement du territoire, que la montagne puisse bénéficier, à nouveau, de plus de moyens. La justice en France, ce n'est pas de donner la même chose à tout le monde. C'est d'essayer de faire en sorte que les territoires les plus éloignés et les plus enclavés puissent bénéficier de plus d'accompagnement. Il n'y a pas que les quartiers urbains en difficulté, il y a aussi des territoires ruraux qui méritent qu'on s'y attarde.
 
- C'est-à-dire plus d'argent ? La montagne est-elle si mal lotie en termes de dotation financière ?
- Bien mal lotie ! Par exemple, dans les dotations pour les communes, un habitant en zone de montagne compte pour deux fois moins ! Ce n'est pas normal ! La première bataille de l'ANEM est la revitalisation de nos dotations. Qui apporte l'eau aux autres territoires ? C'est la montagne ! L'eau est devenue un bien précieux, il faut une reconnaissance de l'apport de la montagne sur les ressources foncières et sur l'eau et qu’elle soit prise en compte dans la dotation.
 
- Pour quelle raison, la montagne est-elle si mal traitée par la puissance publique ?
- Cela fait partie des vieilles habitudes qui se sont installées depuis quelques années. Le gouvernement a fortement démantelé l'aide à la montagne et à la ruralité, en prétextant que les secteurs urbains ont besoin de plus d'aide. Il détricote le territoire en concentrant toutes les aides publiques sur les métropoles. Il est temps que ça s'arrête ! Nous, nous prétendons qu'on ne gère pas la France uniquement avec Paris, Marseille et Bordeaux. Il y a un besoin d'autre chose, d'une ruralité vivante et d'une montagne vivante. La force, que représente les milliers d’élus de montagne, nous permet de livrer des batailles très précises.
 
- De quoi les élus de montagne ont-ils besoin ?
- Téléphonie mobile, couverture internet, présence médicale, plus de compréhension sur les normes par rapport aux artisans et aux commerçants… des choses très concrètes. Par exemple, concernant la téléphonie mobile, les zones urbaines sont couvertes à 100%, la montagne n'est même pas couverte à 50%. Les zones urbaines ont été couvertes gratuitement, la montagne doit débourser des centaines de millions d'euros pour être couverte. Cela fait partie des injustices que l'on veut changer. La montagne ne demande pas l'aumône, elle demande juste à être prise en compte. C'est le cœur de notre problème.
 
- Que pensez-vous de la demande des élus corses de prise en compte de la spécificité insulaire dans la loi montagne ?
- Je connais bien la Corse. J'y ai travaillé. C'est une île extraordinaire et très particulière à cause de ce lien entre la mer et la montagne. Si on n'arrive pas à comprendre ce lien, on ne peut pas comprendre la Corse. S’il y a une région où la montagne est importante, c'est bien ici. Ce n'est pas pour rien que beaucoup d’élus de l'ANEM sont des élus corses. L'âme de la Corse est dans la montagne. La loi montagne doit comporter la reconnaissance de cette spécificité corse. Personnellement en tous cas, je me battrai en ce sens. Ce n'est pas un régime de faveur qui est demandé, juste la prise en compte de la réalité de la Corse aujourd'hui. Que l'on ait des articles spécifiques de la Loi montagne sur la Corse me semble plus que légitime, ça me semble même indispensable !
 
Propos recueillis par Nicole MARI.
 

Jean-Félix Acquaviva, conseiller exécutif et président du comité de massif de Corse





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