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Les agresseurs du directeur-adjoint de l’ARS de Corse : Deux « pointures » du grand banditisme


le Jeudi 16 Avril 2015 à 16:11 | Modifié le Jeudi 16 Avril 2015 - 17:42


Ainsi que nous l'avons relaté peu apès les faits, Mercredi , peu avant 20 heures, alors qu’il arrivait en voiture devant son domicile, le directeur adjoint de l'Agence Régionale de Santé, Jean Houbeaut, 61 ans, a été agressé sur le parking de la résidence Balestrino à Ajaccio. La victime, a reçu plusieurs coups de matraque et de maillet et souffre de différents traumatismes, battu par les deux individus alors qu’il était à terre. Les agresseurs ont été interpellés et placés en garde à vue. Jeudi matin, les employés de l’ARS sont descendus dans la rue manifester leur soutien au directeur adjoint


Jean-Jacques Coiplet, directeur de l'ARS, lors du rassemblement de soutien à Ajaccio
Jean-Jacques Coiplet, directeur de l'ARS, lors du rassemblement de soutien à Ajaccio
Grâce à la présence des forces de l’ordre sur place, la victime a été rapidement transportée à l’hôpital d’Ajaccio. Son état n’a pas été jugé inquiétant. Deux hommes ont été arrêtés en flagrant délit par la police, qui se trouvait non loin du lieu de l’agression à ce moment là. Mais pas seulement…
 
Etrange coïncidence…
Mauvaise coïncidence plutôt, car Jean Houbeaut se trouvait le plus naturellement du monde devant son domicile au moment de l’agression, alors même que ses deux agresseurs, également sur les lieux, tentaient de se cacher et cherchaient visiblement à voler une voiture pour échapper à la surveillance de la police qui avait investi les lieux et sans doute suivait la piste des malfaiteurs, lesquels auraient, semble-t-il, flairé le danger…
Tout s’est déroulé très vite et l’agression sauvage dont a été victime le directeur adjoint de l’ARS a pu être fort heureusement stoppée par les forces de l’ordre qui ont aussitôt interpellé les deux hommes.
Il s’agirait de deux « pointures » du grand banditisme - originaires de Propriano - qui faisaient l’objet depuis plusieurs semaines d’une surveillance rapprochée de la part de la Brigade de recherche et d'intervention de Corse, cela après avoir été surpris en train d'effectuer divers repérages dont un dans le quartier pas très loin de l'ARS.  
L’un des agresseurs serait arrivé sur les lieux au guidon d’une moto. Le second, se trouvait au volant d’une voiture. Les deux individus ignorent qu’ils sont suivis jusque dans le quartier du Finosello où ils sont repérés par les hommes de la BRI. Pourquoi ce quartier ? Il s’agirait du lieu de résidence des deux individus qui pourraient bénéficier d’une complicité. Quoi qu’il en soit, les deux hommes sont bel et bien repérés par les policiers qui assistent au « maquillage » complet d’une fourgonnette de marque Renault sur laquelle ils apposent de fausses plaques minéralogiques.
On connaît la suite.

Les choses s’enchaînent très vite les deux complices sont de nouveau pistés et suivis jusqu'à une résidence sur les hauteurs de la ville où se trouve le domicile de Jean Houbeaut, dans ce quartier de la résidence des Aloës. La suite se passe vers 19h55. Jean Houbault, 61 ans, vient de garer sa voiture. Il en descend quand les deux hommes l'agressent brutalement, le jettent à terre et se servent d’un bâton et d’un maillet pour lui asséner plusieurs coups en différentes parties du corps. C’est à ce moment là que les hommes de la BRI interviennent et maîtrisent les deux complices avant de porter secours au blessé.
 
Un important arsenal saisi
Les deux personnes interpellées et maîtrisées étaient armées. La première d’un pistolet de calibre 9 mm, l'autre portait un gilet pare-balles. Dans leur fourgonnette, les policiers découvrent tout un équipement qui en dit long sur les intentions des complices, à savoir des munitions, bonnets, gants, ainsi qu’une arme de calibre 7,65 mm.
Les poliociers, comme on peut l’imaginer, sont retournées perquisitionner le fameux  appartement dans lequel i les enquêteurs auraient trouvé tout un arsenal : des munitions en quantité, d’autres gilets pare balles, un kilo d'explosif, un fusil d'assaut M16, un pistolet 9 mm et des talkies walkies. Les deux hommes ont été placés en garde à vue et devaient être mises en examen en fin de journée.
C’est la direction régionale de la police judiciaire d’Ajaccio qui a été chargée de l'enquête.
 
L’ARS dans la rue
Jeudi matin, tous les employés de l’ARS, mais aussi de nombreux représentants d’administrations de la ville (CPAM, Education nationale, Ordre des Médecins etc…), des syndicats et des particuliers sont venus témoigner leur soutien au directeur adjoint de l’ARS devant le siège de la direction. A leur tête, Jean-Jacques Coiplet, le directeur et ami de Jean Houbeaut, qui s’est adressé aux personnes présentes : « Merci d’être venus très nombreux ce matin. Je voudrais sincèrement vous remercier pour cet élan du cœur, et je sais que Jean apprécie beaucoup tous les messages de soutien qui lui parviennent depuis hier soir. Il va bien, et ça c’est la meilleure nouvelle. Vous savez tous ce qu’il lui est arrivé hier en rentrant de son travail. Je ne connais pas les raisons de cet acte de lâcheté ignoble.
Aujourd’hui, c’est le temps du soutien pour Jean. Il en a grand besoin, ainsi que sa famille. Vous connaissez tous Jean, un serviteur de l’Etat, un homme qui porte les valeurs de l’Etat, de l’intérêt général. Au quotidien, en tant qu’adjoint, c’est un homme d’un grand humanisme, toujours présent, loyal, de confiance. Tous, j’en suis sûr, partagez cet avis. Quelles qu’en soient les raisons, c’est inacceptable et j’espère cet acte ne restera pas impuni. J’ai confiance en la justice. »
J. F.
 
 
Les organisations syndicales de l’ARS aussi
 « Devant la violente et inadmissible agression dont a été victime Jean Houbeaut, directeur général adjoint de l’ARS, les organisations apportent leur soutien à leur collègue et ami et tiennent à ce que toute la lumière soit faite sur cette affaire. En effet, les deux agresseurs ont été maîtrisés et arrêtés rapidement, car les forces spéciales d’intervention se trouvaient sur les lieux. Ce qui laisse à penser que les agresseurs étaient probablement suivis. Nous sollicitons les instances en charge de l’instruction de cette enquête de communiquer dans les plus brefs délais les raisons de cette agression. Il en va de la sécurité des citoyens et/ou des agents de l’Etat dans le cadre de leurs missions.
L’ensemble des organisations syndicales tiennent à rappeler toute leur amitié, leur soutien et leur solidarité à Jean et à toute sa famille. »  





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