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« Le dernier pub avant la fin du monde » : Première pinte avant la tournée générale !


le Lundi 9 Décembre 2013 à 00:48 | Modifié le Lundi 9 Décembre 2013 - 01:44


« Le dernier pub avant la fin du monde » est une comédie déjantée du duo bien connu que forment Simon Pegg et Nick Frost (« Shaun of The Dead » et « Hot Fuzz »). Bien accueillie par le public Ajaccien, cette parodie de fin du monde ouvrait samedi soir la cinquième édition du festival « Under My Screen ». Mêlant action, humour et réflexion entre un passé empreint de nostalgie et un futur où tout est à reconstruire...


Mission « Barathon » pour les cinq larrons : 12 pubs et 60 pintes à engloutir en une nuit sans flancher. (DR)
Mission « Barathon » pour les cinq larrons : 12 pubs et 60 pintes à engloutir en une nuit sans flancher. (DR)
ON A VU POUR VOUS… Le dernier pub avant la fin du monde (Comédie, film réalisé par Edgar Wright, 2013, durée : 1h49)

Vingt ans après s’être lancés dans un « Barathon » qui a mal tourné, cinq amis d’enfance embrigadés par l’un d’eux, Gary King, quadragénaire resté un éternel adolescent, décident de retenter l’expérience. La bande retourne dans sa ville natale, bien décidée, à atteindre le but ultime : le pub « The world’s End ».

Nombreux clins d’œil à l’édition 2012 du festival
Au-delà des soirées arrosées (si regrettées par certains !), ce film ravive également la précédente édition du festival Under My Screen. On y retrouve en effet beaucoup d’acteurs et d’actrices présents dans la sélection 2012 (Paddy Considine : réalisateur de Tyrannosaur, Eddie Marsan : Tyrannosaur, Steve Oram et Alice Lowe : Touristes…).
A noter également une apparition non négligeable de Pierce Brosnan en professeur contemplatif.

Un pari déjanté qui va plonger les cinq comparses dans des situations totalement ubuesques. (Photo : DR)
Un pari déjanté qui va plonger les cinq comparses dans des situations totalement ubuesques. (Photo : DR)
Une comédie satyrique à l’esprit déjanté
Le dernier pub avant la fin du monde est une comédie satyrique qui nous plonge dans un récit déjanté, ou entre boire et fuir… il faut choisir ! Le film s’ouvre sur la première tournée inachevée des bars par les cinq compères, alors qu’ils n’avaient qu’une vingtaine d’années.
Bien des années plus tard, Gary King, interprété par Simon Pegg, personnage oscillant entre rockeur raté et looser réussi, semble être resté bloqué dans les années 1990. Il va retrouver ses quatre amis qui, à priori eux, ont grandi.
Ainsi s’entament de lourdes négociations, entre obligations familiales, professionnelles et sens moral, pour retenter le « Barathon » : 12 pubs et 60 pintes à engloutir en une nuit sans flancher.

Renouveler le genre de la parodie tout en conservant l’empreinte de l’originalité
Ce pari fou ne se fera cependant pas sans encombres et va plonger les cinq "mousquetaires" dans des situations toutes plus ubuesques les unes que les autres. Mais quand on mélange overdose de bière à invasion d’étranges créatures, la comédie amorce un tournant délirant pour le plus grand plaisir du spectateur.
Et la mission est assez réussie. Cette comédie réussit à renouveler le genre de la parodie en créant sa propre histoire. Et de fait, elle nous régale par son dynamisme et son humour, entre finesse et comique de situation. Quelques dialogues qui renvoient à la nostalgie de moments passés sont particulièrement savoureux. Les scènes d’action sont réussies et la palette de personnages nous enchante au fur et à mesure que le film se déroule.
Seul bémol, le film aurait mérité à être légèrement raccourci, car quelques scènes qui s’étirent un peu, alourdissent la dynamique de l’ensemble.

Margaux CANET

SAVOIR +
- Voir également notre article sur la cérémonie d’ouverture du festival
- Ecoutez aussi notre entretien avec l'actrice Véronique Volta, présidente du jury 2013 du festival




1.Posté par Pierre Barthélemy le 09/12/2013 12:44
Lorsqu’ils écrivent ensemble, Simon Pegg et Edgar Wright arrivent à mêler fort intelligemment humour déjanté, critique de la société britannique, comédie romantique et film de genre sans jamais trahir l’une ou l’autre de ces facettes. Là où beaucoup sombrent dans le mélange des genres indigeste et sans intérêt, les deux comparses plongent avec délectation dans

Shaun of the dead était tout à la fois un film totalement hilarant et en même temps entièrement flippant. C’était non seulement une comédie débridée, une comédie romantique, une satire du flegme anglais et de leur attachement aux valeurs traditionnelles (la Jaguar, le pub, le jardin privé) mais aussi un authentique film de zombies, avec des moments de pure terreur suivis d’éclats de rire tonitruants, mais sans jamais que l’un vienne au détriment de l’autre. George Romero ne s’y est pas trompé puisqu’il a même invité les deux comparses à faire un caméo dans Land of the dead. Dans Hot Fuzz, le public était accommodé à la même sauce, l’intrigue policière remplaçant les zombies.

Le titre même du dernier opus que nous livrent Pegg et Wright, The World’s End, soit « La fin du Monde » nous renseigne sur l’ambiguïté même de l’histoire. En effet, si le fil conducteur du film tourne autour d’un gigantesque marathon visant à écluser le maximum de bière dans un maximum de pub et dans un minimum de temps, ce que l’on appelle ici un « barathon », il s’agit aussi d’un film de science fiction sur la fin d’un monde. Il ne faut pas oublier que si les français font preuve en toute chose d’un cartésianisme insupportable, les anglais sont friands de fantastique. Que ce soit Dickens ou Conan Doyle ou même Agatha Christie, l’incursion dans le fantastique n’est absolument pas une chose extraordinaire. Même dans les plus sérieux des musées, les guides évoquent ça et là la présence de fantômes qui errent soit entre les murs soit dans les jardins de châteaux. Ainsi, forts de cette toute britannique tradition, Simon Pegg et Edgar Wright, tout en se permettant les facéties les plus « potachesques » respectent aussi les codes des genres qu’ils abordent. Et c’est là leur intelligence, car on peut croire à leur histoire et leur propos n’en a que plus de force.

Simon Pegg et Nick Frost forment un duo digne de Laurel et Hardy ou Lewis et Martin et ce n’est pas un hasard si ils ont incarné pour Spielberg les deux Dupondt de Tintin. Mais le force de ces trois films tient aussi d’un casting impeccable dans lequel on retrouve quelques « habitués » tels que Martin Freeman ou l’immense Bill Nighy qui est probablement l’un des meilleurs acteurs britannique de sa génération. Si les Sir Sean Connery et Roger Moore ne tournent plus, il n’en est pas de même pour Timothy Dalton et Pierce Brosnan qui font, l’un dans Hot Fuzz et l’autre dans the World’s End, plus qu’une simple apparition décalée et remarquable. Il ne serait pas étonnant de voir apparaître dans le prochain opus des deux comparses (s’il y en a un) Daniel Craig. Il en faut pas oublier non plus la magnifique Rosamund Pike, qui fut tour à tour une James Bond girl et aussi une Johnny English girl et qui donne à The World’s End plus qu’une simple touche glamour.

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