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Le Syvadec et la chambre régionale des comptes : Observations, divergences, constat


Rédigé par le Mercredi 10 Décembre 2014 à 00:49 | Modifié le Mercredi 10 Décembre 2014 - 02:17


Le comité syndical du Syvadec s'est réuni mercredi à Corte pour débattre de ses orientations budgétaires 2015 mais aussi, au-delà de son ordre du jour, s'attarder sur le rapport d'observations définitives de la chambre régionale des comptes.


François Tatti : "Nous ne modifierons pas notre organisation"
François Tatti : "Nous ne modifierons pas notre organisation"
Déclinées sur 5 axes majeurs, les orientations budgétaires du Syvadec répondent avant tout aux exigences du contexte économique financier et politique actuel.
Pour le Syvadec il s'agira donc de maitriser collectivement les coûts, de consolider le réseau d'infrastructures , d'accroitre la valorisation et le recyclage, d'installer durablement le Syvadec et de promouvoir la prévention et le réemploi.
Mais cette séance de travail du Syvadec a été pour une bonne part aussi consacrée à l'examen du rapport d'observations définitives de la chambre régionale des comptes.

Ce rapport fait état de l'efficacité des services et de la gestion de la structure et présente également plusieurs recommandations qui permettront au Syvadec de pérenniser son activité dans des conditions optimales. En effet, après avoir géré l'urgence et doté la Corse d'une véritable politique en matière de gestion des déchets quasi-inexistante à sa création le syndicat peut aujourd'hui s'attacher à ajuster au mieux son fonctionnement. C'est ce qu'a expliqué François Tatti son président en reprenant un par un les principaux chapitres du rapport qui pointent le Syvadec

Une programmation pluriannuelle financière et technique
Nous allons répondre en partie, parce que nous avons, déjà, lancé une prospective financière qui va nous permettre d'élaborer notre projet technique.

La contributions des communes membres 
La recette des adhérents semble, à terme insuffisante pour la chambre régionale des comptes. C'est un débat de fond qui va être évoqué à l'occasion de notre débat d'orientations budgétaires et cela fait partie de nos prospectives. Nous avons, c'est vrai, un système de financement où tout le monde paye la même chose mais ne paye que sur les déchets qui ne sont pas triés. Donc plus on trie et plus la recette du Syvadec diminue. A terme, pour la chambre régionale des comptes cela va poser problème. C'est la raison pour laquelle elle nous demande de travailler pour reconsidérer ce mode de financement. Et c'est une suggestion que nous allons prendre en compte.

L'organisation du Syvadec
La chambre régionale considère que le Syvadec doit rationnaliser un peu plus son organisation. Nous avons choisi d'avoir trois établissements. Un à Corte, c'est le siège. Un à Ajaccio et un à Bastia. Nous ne sommes pas d'accord. Nous considérons que le Syvadec doit avoir ces trois établissements qui sont tous importants parce qu'il faut que les gens travaillent près de l'endroit où ils habitent. Nous allons travailler pour affiner les choses mais nous ne modifierons pas notre organisation.

Le Syvadec trop captif de l'étroitesse du marché des entreprises
La Chambre constate comme nous, que nous avons des passages obligés. Il  y a peu de centres de stockage, peu d'entreprises de transport, peu d'entreprises de traitement… C'est une difficulté qui est pointée, nous la prenons en compte. Nous essayons, au fur et à mesure, de développer des capacités, des partenariats, de faire monter en niveau l'ensemble des partenaires mais la Corse est une petite île avec des marchés qui sont étroits. Dès lors nous payons et parfois nous surpayons cette étroitesse des marchés. C'est donc un constat que nous partageons et auquel il nous est difficile de pouvoir remédier dans des délais courts. La première solution serait de faire à la place des partenaires qui ne monteraient pas en niveau. Mais nous avons fait cela  en construisant deux centres de stockage, un à Viggianello et un à Vico. Désormais il y a deux centres publics appartenant au Syvadec et deux centres privés. Du coup, les prix ont été, un peu, stabilisés. Allons-nous faire la même chose pour les transports ?  Ils sont chers, dans certains secteurs il n'y a pas de concurrence. Pour l'instant nous ne l'avons pas envisagé. Mais le Syvadec n'a pas vocation à devenir son opérateur pour tout ce qu'il a à faire. Pour l'heure nous espérons que c'est le troisième facteur qui va faire en sorte que ça va fonctionner mieux : plus nous développons de l'activité de gestion des déchets, plus nous  majorons les flux, plus nous majorons les transports, plus il y a d'activité. Avant il y avait peu de transport : on prenait les déchets dans les communes et on les portait dans une décharge sauvage à proximité. Aujourd'hui nous trions, nous avons des filières avec des flux séparés. Peut-être que le développement successif de ces nouvelles filières va permettre aux entreprises d'avoir suffisamment de chiffre d'affaires et rendre ainsi les prix plus compétitifs.




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