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Le Caribou : La mer a repris ses droits à Cagnano


Rédigé par le Jeudi 9 Octobre 2014 à 23:23 | Modifié le Jeudi 9 Octobre 2014 - 23:26


La mer a repris ses droits à l'endroit où il y a quelques mois encore des infrastructures de l'hôtel "Le Caribou" dominaient la petite plage de Porticciolo, à Cagnano dans le Cap Corse. Alain Rousseau, préfet de Haute-Corse, est venu prendre acte, jeudi après-midi, de la démolition totale des bungalows posés à même les rochers…


Le Caribou : La mer a repris ses droits à Cagnano
Le maire de Cagnano, Albert Mattei, le propriétaire, l'entreprise qui a mené les travaux de démolition, la direction des territoires et de la mer de Haute-Corse étaient présents jeudi après-midi sur le site où il y a quelques mois encore s'élevaient une partie des infrastructures du Caribou.
Il ne reste plus rien de tout cela aujourd'hui. Le pic des démolisseurs est passé par là. Pour faire place nette.
Un exemple pour le préfet de Haute-Corse Alain Rousseau.

- Je suis venu constater que les travaux sont réalisés, presque terminés. Et que la décision qui permettait cette reconquête du domaine public maritime a bien eu lie. Cela s'est fait dans des conditions qui paraissent intéressantes en plein accord avec les propriétaires afin que les choses se fassent bien. Et elles le sont. Je suis content de l'épilogue de cette affaire qui avait été considérée comme très symbolique en Haute-Corse de la problématique de la reconquête du domaine public.

-
Un acte qui va servir d'exemple ?
- C'est un exemple intéressant qui montre à la fois la détermination de l'Etat et en même temps le fait que l'on travaille en bonne intelligence avec les opérateurs, avec les propriétaires pour leur laisser le temps de faire les choses. Il y avait, ici, des difficultés techniques, des difficultés juridiques aussi. On a pris le temps et les choses sont faites aujourd'hui.

- Financièrement tous les frais a été pris en charge par les propriétaires ?
- Ils ont assumé la charge des travaux …

- Ils ont été confrontés à des difficultés ?
- Je pense qu'ils ont fait leur calcul. Je crois qu'ils ont aujourd'hui des projets économiques de développement et qu'ils doivent, j'imagine, leur permettre de considérer que ces dépenses sont absorbables dans le projet.

- Que leur avait-il été demandé ?
- De détruire les parties construites sur le domaine public maritime. C'est vrai qu'ici c'est un peu spécifique : ce n'est pas sur une plage mais sur du rocher. Le travail avait des spécificités techniques avec un ancrage sur le rocher mais le but était de retrouver l'état naturel des lieux : c'est le cas aujourd'hui mis à part deux exceptions. Pour des raisons tenant à la nécessité de renforcer la falaise, on laisse quelques-uns des ouvrages, voire on les renforce pour une meilleure tenue de la falaise. Le reste est revenu à l'état naturel.

- C'est important ?
- La reconquête du domaine public n'est pas une mission idéologique. Il s'agit de rappeler cette loi. Le domaine public est le domaine de tous. Il n'est pas possible de se l'approprier, de le privatiser. Il faut qu'il reste libre pour que tout le monde puisse venir s'y promener, s'y baigner. C'est le cas aujourd'hui et c'est très bien.

- Il y a t-il d'autres sites auxquels vous allez vous intéresser ?
- Il y a une politique progressive de remise en état du domaine public partout où il y a des problèmes. Nous avons en place une organisation très structurée avec une commission qui se réunit au moins deux fois par an et qui se penche sur tous les dossiers de demande d'occupation - temporaire - du domaine public pour développer l'activité économique. Mais elles doivent rester limitées dans le temps. Actuellement notre attention se porte sur deux sites de L'Osari et deux autres à Aleria.

- L'argument de l'astreinte journalière semble décisif?
- L'obligation de la remise en état des lieux est assortie d'une astreinte, dont le montant qui vient s'ajouter à l'amende qui est quasi systématique, varie entre 100 à 200€ par jour…

"Nous venons de perdre notre plus gros contribuable"

"Nous venons de perdre notre plus gros contribuable" commentait sur place le maire de Cagnano. "La commune a accuse du coup un manque de recettes. "Je ne veux pas entrer dans une polémique inutile car je suis un élu qui est favorable à la protection du littoral mais je suis, aussi, un élu qui considère que le développement économique et la protection du littoral doivent être en harmonie"
Quant à la fermeture de l'établissement, Albert Mattei estime que "l'on aurait dû trouver un compromis, une conciliation pour éviter la fermeture. Pourquoi a-t-il fermé? Parce que il y a une amende 1 million d'euros à payer. Quelle est l'entreprise en Corse qui peut supporter une telle somme?"
Mais ce manque à gagner ne sera que provisoire.
Un autre projet  serait, en effet, en train de se concrétiser autour de l'hôtel qui se situe au-dessus de la route. Bien en retrait donc du domaine public maritime. Il serait l'œuvre les propriétaires actuels et d'"actionnaires de Cagnano" a précise, sans en dire plus, le maire.





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