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La LDH Corse et une cinquantaine de personnes affichent leur soutien à André Paccou et à sa famille


Rédigé par Nicole Mari le Dimanche 9 Avril 2017 à 19:49 | Modifié le Lundi 10 Avril 2017 - 00:02


Le 11 avril à 14 heures, cinq prévenus comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Bastia, pour « incitation à la haine raciale et injure publique » à l’encontre d’André Paccou, porte-parole de la Ligue corse des droits de l'homme (LDH section Corse), et de sa famille. La LDH dénonce une « campagne de haine de deux ans », suite à l'affaire de l'école de Prunelli-di-Fiumorbu en juin 2015. Avant cette audience, deux fois renvoyée à la demande de la défense, une cinquantaine de personnes, réunies autour de la Ligue, ont, dimanche matin, place Saint-Nicolas à Bastia, affiché leur solidarité avec André Paccou et sa famille. Une lettre de soutien, signée par plusieurs centaines de personnalités, de représentants d’organisations culturelles et syndicales, et de citoyens, a été rendue publique, ainsi que plusieurs communiqués.


La LDH section corse et une cinquantaine de personnalités en soutien à André Pacou et sa famille.
La LDH section corse et une cinquantaine de personnalités en soutien à André Pacou et sa famille.
C’est à Bastia, deux jours avant la tenue du procès, que les représentants de la LDH Corsica ont tenu à faire état de la solidarité qui s'organise autour de leur porte-parole, André Paccou, et de sa famille. En l’absence de ces derniers, ils ont réuni, place Saint Nicolas, près d’une cinquantaine de personnalités du monde culturel, syndical et associatif, des artistes et de simples citoyens. Etaient présents, autour du bureau de la LDH, notamment, Jean-Claude Acquaviva, Patrizia Poli, Patrizia Gattaceca, Dominique Bianconi d’U Svegliu Calvese, François Berlinghi du Tavagna Club, l’écrivain Michèle Acquaviva-Pache, des représentants des syndicats STC, CGT et CFDT, du Parti communiste et d’A Manca naziunale, de RESF (Réseau éducation sans frontières), de la communauté israélite, le président du Secours populaire… Après avoir remercié tous ceux qui ont exprimé, d’une manière ou d’une autre, leur solidarité, Elsa Renaut, présidente de la LDH Corsica, a dévoilé une lettre de soutien à André Paccou, qui s’intitule : « La violence des mots ne peut faire société » et les noms des quelques 500 signataires. Elle a rappelé le communiqué de la majorité territoriale datant de décembre dernier et signé par les présidents de l'Exécutif territorial, de l'Assemblée de Corse, des groupes Femu a Corsica et Corsica Libera. Egalement, une tribune datant de juillet 2015, et intitulé « Aux côtés d’un homme d’honneur ».
 
Une réponse humaniste
La LDH a, également, rendu publique la liste des soutiens très divers qui vont de l’évêque en passant par l’ancien recteur, jusqu’au sénateur Panunzi. « Notre but est de montrer que les soutiens se sont manifestés dès l’origine. Ces soutiens personnels sont une réponse humaniste à la campagne de haine, de menace et d’injure qui vise, depuis deux ans, André Pacou, et touche, aussi, sa famille. Une campagne diffusée sur les réseaux sociaux et sous forme de bombages et de tracts jusqu’à ces jours-ci à Ajaccio et sur la place Saint Nicolas aujourd’hui. La montée en puissance de cette haine a fait réagir de nombreuses personnes qui considèrent que c’est insupportable pour André et inacceptable pour la société corse. Ces personnes ont désiré exprimer une indignation qui a pris la forme d’une lettre de soutien et d’un appel à signature. Pour André, la confrontation doit avoir lieu devant la justice. Il ne s’agit pas, pour nous, de faire le procès avant le procès ! Il s’agit simplement de dire qu’on ne peut pas accepter une société de haine, une société où l’on s’insulte et où l’on se menace », explique Elsa Renaut.
 
Un appel au rassemblement
Un sentiment partagé par Jean-Claude Acquaviva : « On ne peut pas envisager de faire société, de penser un avenir quelconque si on agit dans la haine, dans l’injure… Il va y avoir un procès de gens qui ont animé cette campagne haineuse. Ce qui est important, ici, c’est de dire qu’il faut que ça s’arrête ». Patrizia Poli a rappelé que « l’art doit véhiculer un message d’amour et non de haine ». Vincent Andreuzzi a évoqué le combat d’André Paccou en faveur des prisonniers politiques. Tous les participants ont lancé un appel unitaire à un rassemblement de soutien devant le Palais de justice, mardi à 14 heures.
 
N.M.
 
La lettre de soutien à André Paccou :
« La violence des mots ne peut faire société :
La liberté d’expression ce n’est pas la liberté d’injurier et de menacer.
La malfaisance des mots porte en germe la violence.
Notre capacité à faire société repose sur notre capacité à donner sens à la fraternité en reliant les valeurs de justice, de tolérance et de respect de l’autre.
La société dans laquelle nous nous reconnaissons refuse que soient attisées les différences au profit d’une identité dévoyée.
Nous voulons que nos enfants vivent dans une Corse réconciliée avec elle-même.
Pour ces raisons, nous sommes solidaires d’André Paccou.
Victime d’une campagne haineuse depuis près de deux ans, ce sont des centaines d’injures et de menaces qui le visent.
Nous l’assurons de notre soutien dans son combat pour défendre les valeurs humanistes alors que comparaîtront, le 11 avril à 14h devant le tribunal de Bastia, certains responsables de cette campagne indigne ».
 
Liste des signataires sur le blog de LDH : http://ldhcorsica.blogspot.fr/

 




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