Corse Net Infos - Pure player corse

La Cité Impériale « rejoint le club très fermé des villes d’Art et d’Histoire »


le Mardi 28 Mai 2013 à 15:33 | Modifié le Mardi 28 Mai 2013 - 18:13


La signature de la convention de ce label, destiné à mettre en valeur les divers visages patrimoniaux d’Ajaccio a été paraphée par le Maire d’Ajaccio Simon Renucci, le Président du Conseil Exécutif Paul Giacobbi et le Préfet de Corse Patrick Strzoda lundi matin, lors d’une cérémonie à la maison carrée. Au-delà de l’aspect honorifique, c’est toute une politique spécifique de projets qui devrait être mise en œuvre en direction du patrimoine Ajaccien, afin d’honorer cette distinction mais également de coller au plus près aux exigences du ministère de la Culture.


Le Président de l'Exécutif Paul Giacobbi, le Maire d'Ajaccio Simon Renucci et le Préfet de Corse Patrick Strzoda, ont officialisé la signature de la convention du label. (Photo : Yannis-Christophe Garcia)
Le Président de l'Exécutif Paul Giacobbi, le Maire d'Ajaccio Simon Renucci et le Préfet de Corse Patrick Strzoda, ont officialisé la signature de la convention du label. (Photo : Yannis-Christophe Garcia)
Après Bastia et Sartène, c’est désormais au tour de la Cité Impériale « de rejoindre le club très fermé des villes d’Art et d’Histoire », selon les propres termes du Préfet de Corse Patrick Strzoda, qui a co-signé avec le maire d’Ajaccio Simon Renucci et le Président du Conseil Exécutif Paul Giacobbi, la convention de ce label, lors d’une cérémonie officielle qui s’est déroulée lundi matin dans les salons Napoléoniens de la Mairie d’Ajaccio.

Requalification complète de la vieille ville et construction d’un musée dédié à Napoléon
L’obtention de ce label très prisé des communes, obéit à une triple règle : connaître, valoriser et médiatiser le patrimoine de la ville, par la mise en place d’une politique spécifique de projets. Le Maire d’Ajaccio a d’abord pris la parole afin d’expliquer les tenants et les aboutissants de cette distinction pour la Cité Impériale. « Chacun sait bien qu’Ajaccio n’est pas une région que l’on visite. C’est un monde d’où l’on revient. Il se dessine en chaque coin de rue. Aujourd’hui, il a un nom : le label ville d’Art et d’Histoire (…) Cette signature est un aboutissement autant qu’un commencement. Elle vient couronner de succès notre ambition portée pendant de nombreuses années. Celle d’une politique culturelle entièrement repensée et impulsée dès 2001. Elle vient récompenser nos efforts entrepris dans la valorisation du patrimoine » a-t-il rappelé.
Evoquant ensuite un « travail de longue haleine » qui a vu « la découverte du baptistère Paléochrétien » avec un projet de « créer un antiquarium (…) Un musée Fesch entièrement rénové, tandis qu’au même moment, l’Espace Diamant, cet autre joyau, sortait de terre », en passant par le Grand Site de la Parata, la Bibliothèque Fesch ou encore la maison Bonaparte », Simon Renucci a conclu en évoquant « le temps des projets » pour « Ajaccio (qui) a aussi rendez-vous avec la nouveauté ».
Des projets conséquents à  l’instar d’une complète requalification de la vieille ville, la construction d’un nouveau musée entièrement dédié à Napoléon ou encore la valorisation de l’Archéologie. Autant de « défis lancés (que) nous allons relever » a assuré Simon Renucci, annonçant également la mise en place rapide d’un inventaire complet du patrimoine immobilier et mobilier de la Cité Impériale, en plus de l’ensemble des monuments historiques déjà répertoriés.

La cérémonie d'officialisation du label "Ville d'Art et d'Histoire". (Photos : Yannis-Christophe Garcia et DR)

Vers une réhabilitation du site de la Citadelle…
Un label et une distinction pour la Cité Impériale qui « sonnent comme une évidence » pour Paul Giacobbi. Le Président de l’Exécutif a ainsi loué « la volonté qu’à la ville d’organiser et de structurer les choses pour qu’elles aboutissent ». Une volonté également soulignée par le préfet de Corse : « La volonté a permis d’aboutir à ce label qui va faire vivre l’identité Ajaccienne » a-t-il affirmé, avant de rappeler qu’une « convention tripartite soutenue par l’Etat » aura vocation à être « une grille de lecture pour de nombreux projets ». Notamment celui de la réhabilitation du site de la Citadelle « qui aura toute sa place dans cette dynamique » a-t-il affirmé. Concernant le financement de ces projets (qui ne sont pas encore tous chiffrés), le Président Giacobbi et le Préfet de Corse ont précisé que des fonds sont disponibles auprès du Comité régional de programmation des aides (COREPA). Paul Giacobbi assure en outre « ne pas (être) inquiet pour les capacités de financement » qui se répartiront entre l’Etat, la ville d’Ajaccio et le PEI, dont la signature de la convention de la 3è tranche sera bientôt effectuée.
 
Yannis-Christophe GARCIA

A PROPOS… La polémique des vestiges du square Campinchi
Après la polémique lancée il y a quelques jours par le président d’Ajaccio Energie François Filoni, concernant la présence de vestiges autour du square Campinchi actuellement en travaux (et pour lequel il avait réclamé l’arrêt du chantier), nous avons interrogé le premier adjoint au maire Paul-Antoine Luciani, qui a été très clair sur la question : « C’est l’INRAP (Ndlr : Institut National d’Archéologie préventive) qui organise et surveille les fouilles, notamment l’études des diverses strates et de ce qu’on y découvre. Si cela présente un réel intérêt historique et que l’on peut conserver, évidemment on conservera. Sur place ou en les déplaçant au besoin pour les reconstituer. Les archéologues jugeront de la pertinence de conserver ce qui doit l’être. Et comme pour le classement, au titre des monuments historiques, du baptistère découvert à Saint-Jean et que nous avons effectué, nous préserverons le droit de la Science dans ce domaine. Concernant le square Campinchi, rien n’a jamais été caché et cela a même été évoqué en Conseil Municipal. C’est une polémique qui s’apparente à une manœuvre politicienne et qui n’a pas lieu d’être ».

DECRYPTAGE… Le label Ville d’Art et d’Histoire
Ce label, mis en place en 1985 par le Ministère de la Culture, dans le cadre d’un partenariat avec les collectivités territoriales, assure la mise en œuvre d’une politique de valorisation du patrimoine et de sensibilisation à l’architecture. Il qualifie des communes qui s’engagent dans une démarche active de connaissance, de conservation, de médiation, de soutien et en faveur de la qualité architecturale du cadre de vie de la population. Le patrimoine, thème au cœur du projet, comprend tout à la fois le patrimoine bâti de la ville, le patrimoine naturel, industriel, maritime ainsi que la mémoire des habitants. Il s’agit donc d’intégrer dans la démarche, tous les éléments qui contribuent à l’identité d’une ville riche de son passé et forte de son dynamisme. Cette démarche conduit à l’élaboration puis à la signature d’une convention dans une concertation étroite entre le ministère de la Culture (Direction Régionale des Affaires Culturelles – DRAC - et direction générale des Patrimoines) et les collectivités territoriales. Elle définit des objectifs et comporte un volet financier. Par ailleurs, les villes ayant obtenu le label s’intègrent dans un réseau national qui regroupe 167 villes, notamment celles de Bastia et Sartène. Enfin, les principales missions de la ville distinguée par ce label est de :
- Présenter le patrimoine dans toutes ses composantes et promouvoir la qualité architecturale et paysagère.
- Mettre en œuvre un programme spécifique grâce à un personnel qualifié, agréé par le ministère de la Culture.
- Diffuser et communiquer sur l’architecture et le patrimoine.
- Sensibiliser les habitants à l’architecture et au patrimoine.
- Initier le jeune public.
- Développer le tourisme culturel.

LE PATRIMOINE DE LA CITÉ IMPÉRIALE
La ville d’Ajaccio est riche d’un important patrimoine historique :

- 21 monuments historiques, dont 8 classés.

Le Palais Fesch, fierté de la cité Impériale, est le plus important musée de France après le Louvre en matière de peintures italiennes. (Photo : DR)
Le Palais Fesch, fierté de la cité Impériale, est le plus important musée de France après le Louvre en matière de peintures italiennes. (Photo : DR)

- 3 structures culturelles florissantes : le Palais Fesch (plus important musée de France après le Louvre en matière de peintures italiennes), la bibliothèque Fesch (qui renferme plus de 40 000 ouvrages du XVè au XIXè siècles, 29 incunables (Ndlr : livres imprimés dans la période comprise entre le début de l’imprimerie occidentale en 1450 et la fin du premier siècle de la typographie, soit avant 1501) et 200 manuscrits.

La bibliothèque Fesch renferme un véritable trésor de plus de 40 000 ouvrages du XVè au XIXè siècles, 29 incunables et 200 manuscrits. (Photo : DR)
La bibliothèque Fesch renferme un véritable trésor de plus de 40 000 ouvrages du XVè au XIXè siècles, 29 incunables et 200 manuscrits. (Photo : DR)


La bibliothèque Fesch (qui renferme plus de 40 000 ouvrages du XVè au XIXè siècles, 29 incunables (Ndlr : livres imprimés dans la période comprise entre le début de l’imprimerie occidentale en 1450 et la fin du premier siècle de la typographie, soit avant 1501) et 200 manuscrits, et enfin la maison Bonaparte, maison natale de Napoléon Bonaparte.

Les Iles Sanguinaires (ici à l'horizon) dans le soleil couchant, font partie des six sites remarquables de la Cité Impériale classés par le réseau européen Natura 2000. (Photo : Yannis-Christophe Garcia)
Les Iles Sanguinaires (ici à l'horizon) dans le soleil couchant, font partie des six sites remarquables de la Cité Impériale classés par le réseau européen Natura 2000. (Photo : Yannis-Christophe Garcia)





- 6 sites classés par le réseau européen Natura 2000 :
Les Iles Sanguinaires, la plage de Lava et Punta Pellusella.

Capu di Feno, un site particulièrement somptueux niché entre mer et maquis, à quelques dizaines de minutes de route à peine du centre ville d'Ajaccio. (Photo : Yannis-Christophe Garcia)
Capu di Feno, un site particulièrement somptueux niché entre mer et maquis, à quelques dizaines de minutes de route à peine du centre ville d'Ajaccio. (Photo : Yannis-Christophe Garcia)




Les sites naturels de Capu di Feno et de Campo Dell’Oro conjuguent le dépaysement total tout en conservant l'avantage d'être facilement accessibles, car assez peu éloignés du centre-ville d'Ajaccio par la route.

Aiacciu, bâtie autour de son Golfe enchanteur et renommé dans le monde entier. Cet écrin maritime ajoute une plus value indéniable au charme et à la douceur de vivre légendaires de la Cité Impériale. (Photo : Yannis-Christophe Garcia)
Aiacciu, bâtie autour de son Golfe enchanteur et renommé dans le monde entier. Cet écrin maritime ajoute une plus value indéniable au charme et à la douceur de vivre légendaires de la Cité Impériale. (Photo : Yannis-Christophe Garcia)




Enfin, le Golfe d’Aiacciu et la colonie de Goélands d’Audouin d’Aspretto ainsi que le grand site Iles Sanguinaires – Pointe de la Parata offrent leur beauté à chaque coup d'oeil depuis la majeure partie de la Cité Impériale.




Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 9 Décembre 2016 - 21:46 Derby : Le GFCA corrige l’ACA

A la une | L'actu régionale | Faits divers | Société | Justice | Economie










Retrouvez les offres d'emploi avec notre partenaire





Les plus récentes
L'actu régionale
Charles Monti | 24/11/2016 | 85533 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
L'actu régionale
Michela Vanti | 16/09/2016 | 40950 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
1 sur 348