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L'Associu Sulidarità dénonce "le sort réservé aux prisonniers politiques corses"


Rédigé par Jean-François Vinciguerra le Mardi 2 Février 2016 à 17:15 | Modifié le Mardi 2 Février 2016 - 17:57


"Les conditions dans lesquelles sont traités les prisonniers corses depuis quelques semaines sont désastreuses" a dénonce, mardi à Ajaccio L’Associu Sulidarità. L'associu tenait ainsi à souligner la situation vécue par les prisonniers politiques corses dont les familles et militants se plaignent régulièrement. Ils évoquent différents traitements, des transfèrements d’une prison à une autre, des refus catégoriques de libérations conditionnelles ou d’aménagements de peines. Le ton s’est considérablement durci. Pour les membres de l’Associu, la seule et unique raison est la victoire des nationalistes aux dernières élections régionales


« Nous communiquons souvent ces jours-ci mais nous le faisons pour dénoncer l’acharnement à l’encontre de nos prisonniers. Raison pour laquelle nous tenons cette nouvelle conférence de presse pour faire le point sur nos compatriotes » explique Cathy Bartoli au siège ajaccien de Sulidarità où se tenait la conférence de presse de mardi.
Avec Dumè Tafani, ils ont dressé un récapitulatif  de la situation des prisonniers :
 
Xavier Ceccaldi : Après 20 jours de cellule dans des conditions faciles à imaginer et surtout sans aucun motif valable, il a été transféré dans un autre quartier de la prison
 
Cédric Courbey : a lui aussi été enfermé dans un mitard et se retrouve depuis à la prison de Meaux. Toujours plus loin de sa famille.
 
Stephane Tomasini : sa demande de rapprochement ayant été refusée il y a quatre mois, ainsi qu’une demande d’assignation à résidence à Aix, a demandé de nouveau une mise en liberté provisoire qui lui a été refusée la semaine dernière. Demandes refusées sous des prétextes fallacieux. Même sa liberté d’étudier lui a été refusée…
 
Pierre Paoli : Le juge vient de lui signifier son mandat de dépôt de six mois alors même que ce dernier avait ordonné sa libération…
 
Emmanuel Peru : Sa libération lui a été accordée mais avec assignation à résidence à Paris. Quelques minutes plus tard, le parquet a fait appel de sa décision. Motif : risque de trouble à l’ordre public !
 
Joseph Nasica : Voilà 7 mois qu’il attend d’être remis en liberté, qu’il attend une réponse à ses deux demandes. Raison invoquée : manque de documents du futur employeur. Il n’y a pas de grève à la Poste pourtant…
 
Ghjuvan-Maia Pittiloni : Sa demande de liberté effectuée en décembre dernier a été ajournée au 10 juillet 2016. Raison ; enquête sur sa réinsertion et sur son futur employeur…
 
Paul Istria : deuxième demande de remise en liberté il y a 8 mois. Examinée en décembre de l’année dernière, mais problème. Rien de nouveau sinon un ajournement au 30 mars avec, pour motif : le travail semble être un emploi de complaisance pour le parquet de Paris alors que l’enquête avait conduit à un avis favorable. Une chose est sûre, les employeurs éventuels vont très vite se décourager pour des raisons faciles à imaginer…
 
 
Sampieru Andreani : Même demande que le précédent avec en plus la réception que fax par le greffe de la prison de Borgu mais…Il y a blocage, allez savoir pourquoi ! Un incident que la famille et les militants de Sulidarità n’aimeraient pas se voir reproduire à nouveau. Son dossier est correct et il devrait être libéré dans 10 mois. Il lui est reproché de ne pas renier ses idées nationalistes.
 
Réaction des dirigeants de l’Associu : « Le premier Ministre et le préfet niaient il y a quelques jours l’existence de prisonniers politiques. Ils devront revoir leur copie ! Si des hommes ont été incarcérés pour des crimes et délits, Sampieru Andreani l’a été pour ses idées…La justice prouve si besoin est l’existence de prisonniers politiques.»
Nous demandons clairement aujourd’hui si cette situation traduit réellement une volonté politique ? Il n’est plus permis d’en douter. Nous appelons l’ensemble du peuple corse à participer à la manifestation du 3 février à Corti dont le mot d’ordre est Amnistia ! »
Rappelons que le 18 février prochain au palais des congrès, se tiendra une réunion-débat sur le traitement de la question des prisonniers politiques, les droits humains et l’amnistie.
J.-F. V.
 




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