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Josette Casabianca-Croce : « Il faut préserver les droits de la défense »


Rédigé par Nicole Mari le Mercredi 28 Novembre 2012 à 00:00 | Modifié le Jeudi 29 Novembre 2012 - 00:04


Lors de sa visite en Corse, la ministre de la Justice, Christiane Taubira, a tenu à prendre le pouls du monde judiciaire insulaire. Elle s’est donc entretenue, une quinzaine de minutes, avec le bâtonnier de l’ordre des avocats de Bastia, Josette Casabianca-Croce, qui a abordé la question des témoins sous X et la protection des droits de la défense. Explications, pour Corse Net Infos, de Josette Casabianca-Croce.


Josette Casabianca-Croce : « Il faut préserver les droits de la défense »
- Vous venez de rencontrer Christiane Taubira. Pourquoi a-t-elle souhaité cet entretien ?
- Elle a dit qu’elle était venue entendre les gens, les écouter, se faire une idée de ce qui se passe sur le terrain. Comme elle entend parfois des sons contradictoires, elle a tenu à voir tout le monde, à avoir un contact direct et à se rendre compte, par elle-même, de la réalité des choses. Evidemment, elle est venue aussi annoncer sa nouvelle politique pénale. 
 
- Que vous inspire cette circulaire pénale spécifique ?
- Cette circulaire fait partie d’un dispositif. Nous attendons de voir comment cette politique va se traduire dans les faits. C’est bien de prendre des mesures, mais il faut voir comment elles sont appliquées et comment elles sont appliquées dans le temps. Là-dessus, il est évidemment trop tôt pour se prononcer.
 
- Que lui avez-vous dit ?
- Nous avons échangé sur un certain nombre de sujets, notamment sur la politique pénale. Nous avons évoqué le problème des témoins sous X et celui de la protection des témoins. Je lui ai indiqué qu’il serait intéressant, pour les droits de la défense, de donner une place aux avocats dans ce dispositif.
 
- Que pensez-vous de cette mesure ?
- La ministre a convenu que cette mesure, qui fait partie de son dispositif pénal, ne règlerait pas tous les problèmes sur l’île. Si un témoin ne témoigne pas parce qu’il a peur, elle estime que c’est bien qu’un dispositif lui permette de participer à l’enquête et de retrouver l’auteur des infractions.
 
- Qu’est-ce que les avocats attendent de la ministre ?
- Les avocats sont avant tout des citoyens. Ils sont tous les jours au cœur de la justice et dans leurs dossiers. Ils attendent que les droits de la défense soient préservés. Parce que, quand le droit de la défense est préservé, cela signifie que le droit est présent et que, ce faisant, la justice est rendue de manière satisfaisante.
 
- La ministre a-t-elle évoqué l’assassinat de votre confrère, Me Antoine Sollacaro ?
- Nous n’avons pas évoqué l’assassinat du bâtonnier Sollacaro. Ce n’était pas l’objet de l’entretien qui a porté sur des sujets généraux.
 
Propos recueillis par Nicole MARI



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