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Joseph Castelli : « Il n’y a jamais eu de fracture à gauche ! »


Rédigé par Nicole Mari le Vendredi 24 Octobre 2014 à 22:25 | Modifié le Vendredi 24 Octobre 2014 - 23:25


Près de 2 000 personnes, dimanche, à Folelli, pour la fête électorale de Joseph Castelli, devenu le 28 septembre dernier, sénateur de Haute-Corse. Toute la gauche départementale était là, de Paul Giacobbi à Hyacinthe Mattei, de Michel Stefani à François Tatti. Même Dominique Bucchini avait fait le déplacement. Maires, conseillers généraux de gauche, mais aussi des maires libéraux comme José Galletti ou le nationaliste Jean-Christophe Angelini, lié par des liens de parenté. Joseph Castelli confie, à Corse Net Infos, ses premières impressions de parlementaire.


Joseph Castelli et les élus de gauche.
Joseph Castelli et les élus de gauche.
- Cette fête est à l’image de votre élection. Quel sentiment vous domine ?
- C’est vrai que cette fête est à l’image de mon élection. Il y a beaucoup de monde, de marques de reconnaissance, d’amis qui sont venus de toute la Corse pour me témoigner leur affection. Cela me fait chaud au cœur d’être soutenu de cette façon affectueuse par tant de personnes. Je ressens toujours une forte émotion. Quand vous êtes autant entourés, l’émotion est incontrôlable. J’ai ressenti autant d’émotion que le soir de mon élection.
 
- Toute la gauche est là. Que doit-on en penser ?
- Toute la gauche, mais aussi tous mes amis d’autres tendances politiques, de droite, nationaliste… Je les ai remerciés. Cette élection n’a pas été une élection politique, mais une élection d’homme.
 
- La gauche s’est présentée désunie, fracturée à l’élection. Ce rassemblement lors de votre fête n’est-ce pas une union de façade ?
- Non ! Ce n’est pas une union de façade ! Le 1er tour a vu des primaires à gauche, ce qui est quand même très démocratique ! J’ai toujours dit que toutes les candidatures étaient légitimes. Je suis arrivé en tête. Au 2nd tour de l’élection, toute la gauche a joué le jeu normalement. A une voix près, toutes les voix de gauche se sont reportées sur mon nom. Il n’y a jamais eu de fracture à gauche !
 
- Vous attendiez-vous à un tel score au 1er tour ?
- Je pensais obtenir entre 250 et 260 voix au 1er tour. En faire 278 m’a agréablement surpris. Mais je savais que je serai largement en tête.
 
- Vous avez débuté simple élu communal, vous arrivez sénateur. Que vous inspire votre parcours ?
- Quand je regarde dans le rétroviseur, je me demande comment j’ai réussi à en arriver là ! Moi, un petit maire du rural ! J’étais parti pour faire un seul mandat de conseiller général. En 1982, quand j’ai été élu dans mon canton, je pensais que c’était la fin de ma carrière. Ce n’était que le commencement ! C’est extraordinaire ! Je dis souvent : « Je ne sais pas où je vais, mais je sais d’où je viens ! ». Et je viens du rural ! Mes racines me préservaient de toute illusion sur une carrière politique nationale. Jamais je n’en avais rêvé ! Mais, peut-être, un destin était-il tracé pour moi. Je crois beaucoup au destin, il m’a servi et je l’en remercie !
 
- Peut-on dire que cette victoire est l’apothéose de votre carrière ?
- Je pense que c’est mon dernier mandat. Je suis arrivé là où je ne pensais jamais arriver. Je termine une carrière politique de 30 ans, peut-être pas en apothéose, mais avec un mandat honorifique qui me fait chaud au cœur.
 
- Garderez-vous votre mandat de président du Conseil général jusqu’à l’élection du 22 mars prochain ?
- Oui ! Les deux mandats sont cumulables. Je resterai président jusqu’en mars 2015.
 
- Vous représenterez-vous à ce scrutin cantonal ?
- Je n’ai pas encore pris de décision. Je dois en discuter avec mes amis et ma famille pour décider si je repars pour un autre mandat de conseiller général. C’est une décision qui viendra assez rapidement.
 
- Qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez franchi les portes du Palais du Luxembourg ?
- Là aussi, ce fut un choc émotionnel extraordinaire. Je suis rentré sous les ors de la République dans cet hémicycle… Ce fut un choc, c’est sûr !
 
- A quel groupe politique êtes-vous affilié ?
- Je fais partie du groupe démocratique, social et européen, qui compte 13 sénateurs. Il est formé d’élus de gauche, non-alignés, de quelques radicaux (PRG), d’un UMP en rupture de ban, d’un centriste, de l’ancien patron du parti communiste, Robert Hue, et de Frêchistes, c’est-à-dire des élus de Montpellier pro-Frêche qui ont été exclus du parti socialiste.
 
- Avez-vous rejoint ce groupe pour avoir une plus grande liberté d’action ?
- Oui ! Chaque membre du groupe a son indépendance de vote. Ce qui est déjà énorme ! Nous sommes un petit groupe bien étoffé avec un staff très important qui comprend un secrétaire général qui est une pointure nationale, 6 chargés de missions, des secrétaires…
 
- Qu’allez-vous faire lors du vote de la loi territoriale ?
- J’ai toujours dit que je m’alignerai sur les propositions du Comité stratégique sous réserve de revoir les compétences des collèges départementaux. Si ces collèges vont devenir des offices de la CTC, je ne suis pas d’accord. Je suis favorable à une collectivité unique, mais avec deux satellites, deux territoires assez forts au Sud et au Nord. Le projet est toujours en discussion.
 
Propos recueillis par Nicole MARI
 





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