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José Rossi : « Nous sommes l’alternative la plus crédible »


Rédigé par le Dimanche 25 Octobre 2015 à 20:45 | Modifié le Mardi 16 Février 2016 - 14:26


C’est à l’Espace Diamant, devant une salle plus que comble, que José Rossi a présenté sa liste pour les élections territoriales de décembre, ce dimanche matin. 51 noms équitablement répartis entre nord et sud de l’île, et entre jeunesse et expérience composent cette liste d’union Les Républicains- UDI- CCB intitulée « José Rossi 2015 », marquée par un large renouvellement.
Une présentation qui s’est déroulée dans une ambiance digne d’un soir de meeting. Plusieurs ovations sont à propos venues ponctuer la lecture de certains noms de la liste par des sympathisants survoltés en ce début de campagne.
A noter que la liste menée par l’ancien ministre compte pas moins de 14 maires, dont Laurent Marcangeli et Sauveur Gandolfi-Scheit, et plusieurs conseillers départementaux. La numéro 2 de la liste, maire de Taglio-Isolaccio, peu connue du grand public, incarne quant à elle l’un des visages du renouvellement voulu par José Rossi.
Plus loin, sous le slogan « la Corse à plein temps », la liste « José Rossi 2015 » ambitionne sans complexe de remporter ces élections, après fusion, au 2nd tour avec la liste portée par Camille de Rocca Serra.
Explications, pour Corse Net Infos, de José Rossi


José Rossi : « Nous sommes l’alternative la plus crédible »
- Vous présentez une liste assez hétéroclite où se mélange jeunesse et expérience, mais aussi équilibre entre nord et sud de l’île. Comment qualifieriez vous les gens qui la compose?
- Ce sont des hommes et des femmes compétents, mais aussi des personnes de renouvellement. Sur notre liste, il n’y aura qu’une élue qui sera sortante : c’est Marie-Antoinette Santoni Brunelli. Tous les autres candidats de la liste seront des élus nouveaux. Donc c’est un renouvellement extrêmement important : au delà de l’âge ce sont des personnes nouvelles qui ne siégeaient pas à l’Assemblée de Corse sortante et qui n’assument donc pas la responsabilité de ce qui a été fait de négatif.
 
- Justement à propos de la mandature qui s’achève, vous déplorez le bilan très négatif que celle-ci laisserait derrière elle.
- Il y a beaucoup de choses négatives qui ont été réalisées et le bilan de Paul Giacobbi est vraiment en creux de manière négative. Le chômage a augmenté de 65% en 5 ans, le taux de pauvreté qui était déjà très important en Corse ne s’est pas amélioré, et les capacités d’autofinancement de la région, c’est-à-dire des moyens pour réaliser de nouveaux équipements, se sont affaiblis considérablement sous Paul Giacobbi. Je pourrais continuer à vous dresser la liste de ces choses négatives mais en voilà certaines essentielles.
 
- Face à ce constat, vous appelez donc à l’avènement d’une nouvelle majorité ?
- Oui, il faut une autre majorité. Et cette nouvelle majorité, où peut elle être ? Je crois que les nationalistes ne sont pas encore prêts pour assumer la responsabilité parce qu’ils ne pourraient le faire que dans le cadre d’une coalition associant les autonomistes et les indépendantistes, et je crois que les indépendantistes risqueraient de poser problème à la coalition. Et je pense que la droite est l’alternance naturelle dans une élection qui va être quand même assez politisée au plan national. Beaucoup de gens en Corse comme ailleurs vont avoir tendance à voter pour des choix régionaux, mais en même temps à voter contre Hollande, contre la majorité de gauche au plan national et sa politique néfaste. Donc nous apportons la capacité à gouverner la Corse sur des choix qui sont les nôtres et nous offrons la possibilité aux électeurs d’exprimer leur mécontentement à l’égard de la majorité de gauche.
 
- Pourquoi partir avec ces deux listes de droite alors même que par une déclaration commune Camille de Rocca Serra et vous même avez annoncé il y a quelques semaines une fusion déjà actée pour le 2nd tour ?
- Au plan national nous allons avoir une primaire pour choisir le candidat à la présidence de la République. Nous, la primaire on la fait avec tous les électeurs. Ainsi, ceux qui choisissent de me mettre en tête au 1er tour, choisiront le chef de coalition de la liste fusionnée et le candidat à la présidence de l’Exécutif. Ce n’est pas les appareils de parti qui feront ce choix. Avec Camille De Rocca Serra, nous avons convenu qu’au 2ème tour on ne peut gagner que dans une fusion de nos listes face à Paul Giacobbi, qui fusionnera lui éventuellement avec les Communistes, ou avec d’autres petites listes qui sont en candidatures séparées. Face à la coalition et à la fusion des listes de gauche, il faut évidemment que nous ayons une fusion des listes de droite. Nous l’avons réalisé par déclaration publique préalable. Nous n’aurons donc pas de négociations à faire au soir du 1er tour, les règles du jeu sont claires : celui qui est en tête conduit la liste et surtout la liste nouvelle est faite en proportion des résultats de chacun au 1er tour.
 
- Est ce que vous ne craignez pas, tout de même, que cette division puisse affaiblir la droite lors du 1er tour?
- Il y a aussi 5 listes à gauche. Vous avez deux listes principales à droite et au centre : la liste Les Républicains- UDI que je conduis et vous avez une autre liste à droite conduite par un député installé qui est Camille de Rocca Serra. Paul Giacobbi fusionnera au 2ème tour avec les listes de gauche, même s’il ne le dit pas clairement aujourd’hui, car sans cela il ne peut pas arriver à être compétitif. La différence entre nous c’est que nous nous l’avons dit avant l’élection alors que Paul Giacobbi attendra, lui, le soir du 1er tour pour le dire. Au 2ème tour, beaucoup de listes auront été éliminées par la barre des 5%. Par voie de conséquence il restera 3 familles : la gauche dont le leader est Paul Giacobbi, les nationalistes, et la droite pour laquelle les électeurs auront choisi le chef de file.
 
- Vous vous placez somme toute comme l’alternative à Paul Giacobbi ?
- Je dis que nous sommes l’alternative la plus crédible, après ce sont les électeurs qui choisissent. On ne peut pas dire ce qui se passera au soir du 1er tour, les électeurs en décideront. Mais aujourd’hui face à Paul Giacobbi nous nous proposons une alternative claire avec une règle du jeu d’unification de notre famille politique au 2ème tour. Nous disons aux électeurs : faites nous confiance pour gouverner pour les deux ans à venir, nous ferons de toute façon mieux que la mandature sortante, car on ne peut pas faire plus mal compte tenu des résultats qui ont été obtenus. Même si du côté Giacobbi on avancera pour se justifier la crise, l’héritage de la période Santini-Rocca Serra. Tout ça c’est de la littérature. Si la situation n’était pas très bonne quand on est arrivé on essaye de la redresser. Or non seulement on ne l’a pas redressé mais on l’a aggravé.
Je pense que Paul Giacobbi fera une très belle élection au 1er tour parce qu’il a débauché des maires de droite et qu’il a essayé de brouiller les cartes avec ça. Mais il s’est mis en difficulté dans sa propre famille politique à gauche et surtout au 2ème tour ses réserves sont faibles. N’oublions pas qu’il n’a plus Bastia qui a été conquise par la famille nationaliste associée à d’autres, et qu’il n’a plus Ajaccio qui a été reprise de haute lutte par Laurent Marcangeli. Pour faire simple, il est un peu à poil pour le 2ème tour, surtout si les petites listes qu’il a laissé partir sur son flanc ne réussissent pas à passer le score des 5%. Donc le seul allié qu’il aura c’est Dominique Bucchini qui n’est pas très content de la manière dont gère Paul Giacobbi aujourd’hui, mais qui sera contraint à la fusion pour garder des élus à l’Assemblée de Corse.

- Vous misez sur quel pourcentage pour le 1er tour?
Très franchement, je ne sais pas. Cela dépendra de ce que font les listes que l’on qualifie de petites listes, mais qui peuvent devenir moins petites que ce qu’on dit. A droite, je serais tenté de dire qu’entre Camille de Rocca Serra et moi on a à peu près 28 à 30 % des suffrages à se partager.
 
- Quels sont les thèmes que vous allez développer durant cette campagne ?
- Essentiellement l’idée que pour créer de l’emploi, pour assurer toutes les solidarités aussi bien sociales en faveur des plus défavorisés, que territoriales en faveur des régions de l’intérieur et de la partie non littorale, il faut avoir des ressources. Ces ressources, l’argent public n’est plus suffisant pour les trouver. Il y aura de moins en moins d’argent public parce qu’il y en a de moins en moins au niveau de l’Europe, au niveau du PUI qui va se finir, et au niveau des collectivités qui sont endettées jusqu’au cou. L’argent va venir des impôts. Mais on ne peut pas les monter tous les jours et charger les familles qui en payent. Donc il faut élargir l’assiette imposable, c’est à dire les richesses qui peuvent être taxées et imposées. Si on n’augmente pas les richesses dont dispose la Corse, en créant de l’activité, on n’aura pas d’emploi, pas de solidarité ni sociale ni territoriale. Donc notre objectif essentiel c’est la croissance pour créer des richesses nouvelles et financer ces solidarités. Durant cette mandature, Paul Giacobbi et la majorité actuelle se sont concentrés sur un plan d’aménagement régional, le fameux Padduc. Certes ils l’ont voté alors que les autres ne l’avaient pas fait avant, et ils s’en gargarisent. Mais en réalité les objectifs qui sont dans le Padduc sont de mauvais objectifs qui ne vont pas créer la croissance mais la freiner, qui vont dissuader les investissements. C’est un Padduc qui a de mauvais résultats, de mauvais objectifs, ce n’est pas avec cela que l’on fera la croissance. Il faut rendre confiance à ceux qui veulent investir, créer des activités, des emplois et je pense que nous sommes mieux placés que la majorité sortante pour ce faire. Et non pas parce qu’on est des libéraux et des bétonneurs car pour eux notre réponse c’est spéculation-béton. On veut simplement créer de l’activité dans des secteurs plus diversifiés, y compris dans d’autres activités que les activités existantes, mais encore faut il s’en donner les moyens. Si la majorité sortante c’en était donné les moyens on le saurait, car ils auraient réussi.
 
- Enfin, votre slogan est « la Corse à temps plein » qu’est ce que vous voulez signifier par là ?
- La Corse à temps plein, ça veut dire que si demain je suis élu président de l’Exécutif, je serai disponible à temps plein pour exercer le mandat régional unique que j’ai sollicité. Ce qui n’est pas le cas de Paul Giacobbi qui aujourd’hui passe, comme d’autres, la moitié de la semaine à Paris et consacre 2 jours par semaine à l’Exécutif régional. Et quand on n’est pas soit même sur place pour diriger, c’est d’autres qui dirigent à votre place et ce n’est pas toujours souhaitable. Je n’aspire pas à être député ou sénateur. Et donc si je suis élu conseiller territorial ou même président de l’Exécutif en remplacement de Paul Giacobbi je serai disponible pour cette fonction à temps plein parce que je crois que pour gouverner la Corse aujourd’hui il ne faut pas laisser gouverner l’administration ou les proches. On est élu pour gouverner et le travail de président de l’Exécutif nécessite de s’investir à temps plein. Je prends cet engagement d’être totalement disponible pour les deux ans qui viennent, et ne briguer aucun autre mandat.

Manon PERELLI

Les 51 noms de la liste José Rossi 2015:
 
1. José Rossi, Ancien Ministre de l’Industrie, du Commerce Extérieur, de la Poste et des Télécommunications
2. Marie-Thérèse Mariotti, Maire de Taglio-Isolaccio
3. Sauveur Gandolfi-Scheit, Député-maire de Biguglia
4. Marie-Antoinette Santoni-Brunelli, Conseillère territoriale sortante, Vice-présidente de la CAPA
5. Laurent Marcangeli, Député-maire d’Ajaccio
6. Marie-Pierre D’Ulivo, Conseillère municipale de Bastia
7. Jean Toma, Maire de Sari-Solenzara, chef de file régional de l’UDI
8. Isabelle Feliciaggi, Conseillère départementale 2A, Conseillère municipale d’Ajaccio
9. Xavier Lacombe, Maire de Peri, 1er Vice-président de la CAPA
10. Karine Chinesi, Adjointe au maire de Biguglia, Clerc de notaire
11. François-Xavier Ceccoli, Maire de San Giuliano, Agrumiculteur
12. Sylva Raffo, Chirurgien-dentiste- Ile Rousse
13. Pierre-Paul Luciani, Maire d’Albitreccia
14. Mireille Istria, Maire de Fozzano
15. Michel Pinelli, Maire de Sari d’Orcino
16. Andrée Leandri, Pharmacienne – Bastia
17. Jean-Pierre Leccia, Maire d’Oletta, Président de la communauté de communes du Nebbiu
18. Marie-Laurence Sotty, Adjointe au maire de Sarrola-Carcopino, 1ère Vice-présidente du SYVADEC
19. Marc Luciani, Maire de Monaccia d’Aullene
20. Corinne Angeli, Cadre CCI de la Haute-Corse, Conseillère municipale de Pancheraccia
21. Fabrice Sisco, Médecin-psychiatre – Bastia
22. Marie-France Colonna d’Istria, Cadre banquaire – Ajaccio
23. Jean-Pierre Giafferri, Maire d’Arbori
24. Marcelle Casanova, Commerçante- Corte
25. Jean-Antoine Sanguinetti, Maire de Santa Lucia di Moriani
26. Julia Sereni, Responsable régionale des « Jeunes Rep’ »
27. Guy-Marc Nicolaï, Principal du collège de Porto-Vecchio
28. Virginie Cipriani-Luigi, Conseillère municipale de Loreto di Casinca
29. Sylvain Fanti, Chef d’entreprise- Bastia
30. Emmanuelle Villanova, Conseillère municipale d’Ajaccio
31. Jean-Jacques Ferrara, Président de la CAPA
32. Livia Graziani-Sanciu, Etudiante- Bastia
33. Noël Felten-Ambrosini, Fonctionnaire européen – Calvi
34. Alexandra Tomasi, Infirmière libérale- Olmeto
35. Dominique Simeoni, Médecin - Brando
36. Johana Vallicioni, Elève avocate - Bastia
37. Antoine Paolini, Conseiller municipal d’Ajaccio
38. Marie Finidori, Restauratrice – Figari
39. Charly Voglimacci, Président du SDIS 2A, Adjoint au maire d’Ajaccio, Conseiller départemental 2A
40. Sonia Muracciole, Diagnostiqueur immobilier – Borgo
41. Hugo Michelli, Etudiant, Adjoint au maire d’Ersa
42. Geneviève Colonna d’Istria, Retraitée, Ancienne syndicaliste – Ajaccio
43. Philippe Kervella, Conseiller municipal d’Ajaccio, Adjoint municipal spécial de Mezzavia
44. Paulette Renucci, Commerçante retraitée – Propriano
45. Jean-Pierre Fratacci, Retraité de l’Armée de l’Air – Moltifao
46. Aghitella Pietri-Mistre, Conseillère départementale 2A
47. Michel Ciccada, Commerçant – Ajaccio
48. Sabine Antognetti, Comptable – Bastia
49. Nicolas Mariani, Etudiant – Bastia
50. Michelle Antoniotti, Maire de Vallica, Contrôleur divisionnaire de la Poste retraitée
51. Pierre Cangioni, Ancien journaliste sportif - Bocognano



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