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Jean-Jacques Panunzi rassure le BTP : La réglementation freine l’avancement des dossiers


le Mardi 9 Décembre 2014 à 22:34 | Modifié le Mardi 9 Décembre 2014 - 22:46


La Fédération du BTP de Corse-du-Sud a accueilli, mardi le président du conseil général de la Corse-du -ud afin d’y exposer ses problèmes. On se rappelle en effet que dans un communiqué paru il y a quelques jours, la fédération présidée par François Perrino n’a pas manqué de critiquer la position du département pour le retard important dans l’attribution des marchés. Jean-Jacques Panunzi a répondu favorablement à cette invitation et est venu expliquer aux chefs d’entreprises d’où viennent réellement les difficultés dans ce secteur


Jean-Jacques Panunzi rassure le BTP : La réglementation freine l’avancement des dossiers
Depuis quelques jours, l’actualité aidant, Jean-Jacques Panunzi est la cible de nombreuses attaques. Le sénateur et président du conseil général de la Corse-du-Sud y fait face et répond à la volée à toutes ces interventions avec des propos et des chiffres qu’il maîtrise. Mardi encore, à la question du BTP et avant même les interventions des entreprises il s’est montré tout à fait clair sur le sujet du jour quant à la stagnation des dossiers.
 
Ce que l’on peut faire et ne pas faire…
Le président du conseil général s’est en effet montré rassurant face aux entreprises réunies par le BTP.  Il leur a expliqué clairement qu’ils n’avaient aucune crainte à avoir par rapport au montant d’investissement qu’était capable de tenir le département de la Corse du Sud. Il leur a rappelé d’entrée qu’il était tout à fait d’accord pour les rencontrer et de faire le point, au moins une fois par an, ce qu’il a d’ailleurs fait de nouveau hier: « Il ne s’agit pas d’un problème de financement, bien au contraire, car l’argent est là et est disponible, mais d’un maquis inextricable de réglementations qui freine l’avancement des dossiers
Lorsqu’il s’adresse à ses interlocuteurs, Jean-Jacques Panunzi affirme ce que le département est capable d’investir, mais aussi et surtout ce qu’il ne peut pas faire : « Au Conseil général, nous partons d’un principe avec une étude prospective réalisée depuis deux ou trois ans, cela malgré la crise, malgré les ponctions faites par l’Etat ; nous sommes en mesure de maintenir le même  taux d’investissement qu’il y a dix ans. On ponctionne à peu près de 65 à 70 millions d’euros d’investissement par an, tout confondu, à savoir les routes (35 à 37 millions d’euros), l’aide aux communes (environ 20 millions d’euros), les bâtiments (une dizaine de millions), tout cela représente à peu près un ensemble d’investissement qui s’élève à la somme annoncée plus haut. Les entreprises ont été semble-t-il rassurées avec l’étude qui a été menée et aujourd’hui, nous serons en mesure de répondre à hauteur de 65 à 70 millions d’euros entre 2015 et 2017
 
Lenteur administrative es-tu là ?
- Le financement est là certes, mais certains chantiers publics restent encore bloqués, pourquoi ?
Aujourd’hui, nous avons des difficultés et des dossiers ralentis par rapport à la somme des normes imposées. A ce sujet, je veux souligner tout de même un point important, à savoir les bonnes relations que j’entretien avec le préfet de la région corse. En effet, il se montre très attentif lorsque je le sollicite pour soulever ce problème pour essayer de nous fluidifier les affaires. Il faut savoir que cela ne provient pas toujours de lui mais de tous les services annexes qui doivent rendre des études conformes aux lois qui ont été votées mais qui pèsent de façon importante sur l’aboutissement de certains dossiers
 
François Perrino : Manque de discernement
-
 Voilà plusieurs jours que vous intervenez par communiqués interposés pour essayer de régler ces problèmes de lenteur. Qu’est-ce qui vous tracasse le plus ?
Cette réunion d’aujourd’hui fait suite à nos inquiétudes. Il y a un certain nombre de choses que nous ne comprenions pas, raison pour laquelle nous avons demandé au président du Conseil général de la Corse du Sud de nous éclairer dans ce domaine et je l’en remercie vivement. Cela dit, je suis un peu effaré parce que je viens d’apprendre, à savoir que le Conseil Général, dans son fonctionnement actuel, a un volume d’investissement très important qui permettrait aux entreprises d’avoir une lisibilité et surtout une pérennité dans leurs activités pour 2015 et j’entend dire qu’un certain nombre de projets ô combien importants, sont bloqués pour des raisons d’ordre législatif. Je veux bien, mais lorsqu’on entend parler de projets bloqués pour des mammifères ou des oiseaux, je me demande aujourd’hui si vraiment  les services chargés de cette réglementation ne font pas un excès de zèle et surtout manquent de discernement. On oublie de parler des 11 000 salariés de la profession qui vont certainement connaître des difficultés… 
 
Autrement dit, les difficultés actuelles sont plus administratives que financières ?
- Tout à fait. J’ai bien entendu lorsque le président Panunzi a dit que le département avait des capacités d’investissement jusqu’en 2017 et qu’un certain nombre de projets importants son résolument bloqués pour des raisons administratives que je peux comprendre mais que je ne peux accepter dans la façon dont elles sont traitées
 
- On parle pourtant de plus en plus de simplifications aujourd’hui ?
Je le crois aussi, mais je pense que la Corse ne doit pas faire partie de ces régions qui doivent avoir une certification administrative ; aujourd’hui force est de constater que toutes ces contraintes administratives sont renforcées en Corse et traitées d’une manière exubérante. Résultat, nous sommes dans une situation particulièrement difficile. Nous allons avoir du personnel au chômage et sans doute des entreprises qui seront obligées de fermer leurs portes. »
 
Propos recueillis par J. F.
 



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