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Jean-François Battini : « Je lance un appel aux militants UMP pour soutenir Nicolas Sarkozy »


Rédigé par Nicole Mari le Vendredi 28 Novembre 2014 à 21:53 | Modifié le Vendredi 28 Novembre 2014 - 23:19


Près de 240 000 militants UMP, dont 2500 en Corse, sont appelés à voter, électroniquement, depuis vendredi 20 heures jusqu’à samedi 20 heures pour désigner le nouveau président de l’UMP qui succèdera au triumvirat Fillon-Juppé-Raffarin. Trois candidats sont en lice : le grand favori, l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, qui fait son retour en vue des élections présidentielles de 2017, Bruno Le Maire, ancien ministre de l’agriculture et député de l’Eure, et Hervé Mariton, député de la Drôme. En Corse, la quasi-totalité des élus UMP soutiennent Nicolas Sarkozy. Jean-François Battini, vice-président de l’UMP de Corse du Sud et délégué régional de la droite forte, lance un appel aux militants insulaires à le faire massivement. Il en explique les raisons à Corse Net Infos.


Jean-François Battini, vice-président de l’UMP de Corse du Sud et délégué régional de la droite forte.
Jean-François Battini, vice-président de l’UMP de Corse du Sud et délégué régional de la droite forte.
- Quel appel lancez-vous pour cette élection ?
- Je lance un appel à la mobilisation des militants et adhérents UMP de la région Corse afin que, samedi 29 novembre, date de l’élection du président de l’UMP, ils appuient, soutiennent et votent massivement en faveur de Nicolas Sarkozy. Celui-ci me semble être le seul à même de reprendre le mouvement, lui donner de l’allant, le refonder, l’entraîner vers de nouveaux succès et préparer l’alternance aussi bien au niveau national qu’au niveau local.
 
- Est-ce un appel personnel ou vient-il de l’ensemble de la fédération du Sud ?
- Je ne peux pas parler au nom des autres ! La quasi-totalité des parlementaires UMP insulaires et des grands élus de droite soutiennent Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas un appel isolé, mais un appel dans le cadre de ma famille politique. C’est, aussi, un appel du principal courant de l’UMP, la Droite forte, qui est arrivé en tête au niveau national aux élections de 2012 et en Corse avec plus de 30% des voix. Nous avons été les premiers, aussi bien au sein du mouvement qu’en Corse, à soutenir Nicolas Sarkozy à l’époque où les gens s’interrogeaient sur son retour éventuel dans la vie politique. Aujourd’hui, nous sommes rejoints par la plupart des grands élus.
 
- Quel est l’enjeu de cette élection ?
- Elle est importante au niveau national, mais en Corse aussi. L’enjeu est clairement de refonder les choses et d’aérer le parti. Et, si Nicolas Sarkozy l’emporte, d’instaurer de nouvelles logiques de fonctionnement en faisant appel aux compétences, en s’appuyant sur des projets, en mettant en œuvre un renouvellement, en s’attaquant aux baronnies et aux privilèges des gens en place depuis 20 ans. L’idée est de faire de l’UMP, comme dit Nicolas Sarkozy, le grand parti moderne du 21ème siècle.
 
- Le vote, c’est une première, est électronique. Comment s’y prend-on ?
- Cette élection se fait par scrutin électronique. Les militants et adhérents sont appelés à voter par Internet, soit chez eux, soit depuis les permanences du mouvement qui sont ouvertes à cette occasion, samedi de 8 à 18 heures. Le vote démarre, en fait, le vendredi 28 à 20 heures et se termine le samedi 29 à 20 heures.
 
- Les résultats seront-ils connus dans la foulée ?
- Oui. Dans la demi-heure qui suit la clôture du scrutin, je pense qu’on connaîtra le nom du président de l’UMP. Nous pensons que Nicolas Sarkozy sera assez largement élu au 1er tour. Si d’aventure, ce n’était pas le cas, il peut très bien y avoir un 2nd tour. Pour nous, cela relève de la théorie et Nicolas Sarkozy sera président de l’UMP, samedi soir !
 
- Vous appartenez au courant de la Droite forte. Quelles sont ses caractéristiques ?
- La Droite forte est un courant de l’UMP créé au lendemain de l’élection présidentielle perdue de justesse par Nicolas Sarkozy. Son idée est d’affirmer un engagement fort sur nos valeurs : la compétence, le travail, le mérite… mais aussi sur des défenses sociétales, comme la défense de la famille. Nous avons été en pointe de la lutte contre le vote de la loi sur le mariage pour tous. Des valeurs axées franchement à droite que nous assumons dans le respect des autres forces politiques et des autres composantes du camp libéral.
 
- Que va devenir votre courant dans la refonte de l’UMP que vous souhaitez ?
- Les courants, y compris le nôtre, sont appelés à s’intégrer dans le cadre du nouveau mouvement que va refonder Nicolas Sarkozy, s’il est élu. Il a bien spécifié qu’à l’avenir, nous allons, tous, nous mettre en ordre de marche derrière sa bannière pour travailler aussi bien au niveau national qu’au niveau corse. Les courants ont eu, pendant deux ans, une existence pour s’affirmer fortement. Nous l’avons fait. Nous souhaitons que les idées de la Droite forte constituent le cœur battant de la future organisation politique.
 
- Ces élections ont lieu sur fond de scandales à répétition qui ébranlent l’UMP. Quel regard portez-vous en Corse sur ces turbulences ?
- Nous avons été déçus par un certain nombre de choses qui nous ont déplu ! Depuis deux ans, l’UMP au niveau national connaît un certain nombre de problèmes qui ont terni le mouvement et son fonctionnement. Même si cela ne l’a pas empêchée de gagner les élections ! Les municipales de mars 2014 ont été une très large victoire pour l’UMP. Ces problèmes n’ont pas vraiment impacté les fédérations corses. En local, nous avons été assez unis et nous avons pu travailler tous ensemble, sereinement.
 
- N’y-a-t-il pas un risque que ces problèmes perdurent ?
- Il faut, effectivement, refonder ! Quand Nicolas Sarkozy dit que, s’il arrive aux responsabilités, il refondra le parti du sol au plafond, cela veut bien dire que l’on va vers des choses très nouvelles.
 
- L’UMP est, aussi, secouée par une guerre des chefs. Que vous inspire-t-elle ?
- Il y a toujours eu des querelles de personnalités ! C’est assez compréhensible quand on perd une élection présidentielle, qu’on passe dans l’opposition, les élus ont tendance à se disperser. Chacun joue un peu « perso » ! Il n’y avait plus la figure de Nicolas Sarkozy qui était à même de rassembler. Chacun a, donc, joué sa partition et travaillé du mieux qu’il a pu. Jean François Copé, quoi qu’en puisse en dire certains, a fait du bon travail durent cette période. Je pense que le retour de Nicolas Sarkozy va mettre un terme à la division.
 
- Comment ?
- C’est un chef incontestable et incontesté ! Il est respecté et a de l’autorité sur la scène nationale comme internationale. Il saura refonder l’UMP avec une image à la fois d’unité et d’écoute de la base. L’idée de la nouvelle formation, qu’il veut mettre en place, est bien de rendre la parole aux militants, de les écouter, de les faire se prononcer par vote et de travailler, tous ensemble, pour dessiner un projet commun et construire l’alternance future.
 
- Ne craignez-vous pas que Nicolas Sarkozy, qui a un certain nombre de juges sur le dos, ne soit rattrapé par les affaires pénales ?
- Non ! Je ne le pense pas ! Toutes ces pseudo-affaires ont été suscitées par des calculs politiciens. Nicolas Sarkozy a été suivi, pisté, par différentes personnes sur tous les aspects et les actes de sa présidence. Dieu sait qu’il a été attaqué dans tous les domaines ! Je constate que, jusqu’à présent, les affaires retombent les unes après les autres ! On ne parle plus de l’affaire Bettancourt ! Il n’est pas concerné par l’affaire Bigmalion, vu qu’il n’était pas aux commandes du parti à cette époque-là. Je pense que les affaires vont, toutes, se dégonfler et que l’opinion va se dire qu’il a été beaucoup attaqué pour, finalement, pas grand chose. Il en gagnera un regain de popularité que l’on commence déjà à ressentir.
 
- Sur quelles bases ?
- Nicolas Sarkozy a su se battre et revenir. Il a eu le courage de repartir de la base. Lorsqu’on a été président de la République, ce n’est pas évident de se remettre dans les soutes de la vie politique, de refaire un parcours politique depuis la base pour reconquérir un parti ! Je pense que les gens lui en seront très reconnaissants, le moment venu !
 
Propos recueillis par Nicole MARI.
 



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