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Jean-Christophe Angelini et Paul Trojani : "L'ADEC et le CCI de Haute-Corse, la main dans la main..."


Rédigé par le Mercredi 20 Janvier 2016 à 14:43 | Modifié le Jeudi 21 Janvier 2016 - 01:57


Jean-Christophe Angelini, le nouveau président de l'ADEC (agence de développement de la Corse), et Paul Trojani, président de la chambre de commerce et d'industrie territoriale de Bastia et de la Haute-Corse, l'ont répété à plusieurs reprises, mercredi matin à l'hôtel consulaire de Bastia au terme de la première réunion de travail entre la nouvelle Adec et la CCI : "L'ADEC et la CCI de la Haute-Corse vont continuer travailler la main dans la main"


Un travail qui, il faut le dire, sera facilité par les relations "d'amitié et de travail" qu'entretiennent de longue les deux hommes et qu'ils se sont plu, l'un et l'autre, à souligner en présence de leurs principaux collaborateurs.
Mais mercredi il s'est agi, ainsi que l'a précisé Jean-Christophe Angelini, "de rapprocher les points de vue entre l'Adec et la CCI de Bastia et de la Haute-Corse, qui, loin s'en faut, n'étaient pas éloignés…"
"Cette visite s'inscrit dans une volonté de la part de la nouvelle équipe dirigeante de l'Adec d'être au plus près des réalités du monde économique"
a ajouté le tout nouveau président de l''Adec.

Pour ce faire, l'Adec a entrepris un tour de Corse des acteurs du monde économique dans lequel figurait, aussi, dans le courant de la matinée de mercredi une étape auprès de  Jean-Marc Cermolacce, le président du tribunal de commerce de Bastia. Mais au-delà de cet échange sur les difficultés du monde de l'entreprise de la Haute-Corse, Jean-Christophe Angelini a abordé, un peu plus tard, avec Paul Trojani les "dossiers qui leur tiennent à cœur" et qui, à partir d'une "communauté de vue et d'analyse", va permettre désormais aux deux structures de l'Adec et de la CCI 2 B " d'être plus rapides et beaucoup plus opérationnelles".

"L'Adec a aujourd'hui la volonté, claire, de faire du monde consulaire un acteur central de la problématique. Ça parait évident, mais ce n'est pas pour autant le cas. Il y a des programmes croisés, des actions communes mais il y a très probablement un défaut d'articulation dans la durée, qui n'est pas imputable au monde consulaire pas qu'il n'e l'était à l'Adec, mais qui à un moment donné appelait,  dans un contexte économique tendu, des réponses nouvelles"
a ajouté Jean-Christophe Angelini. 
Pour le président de l'Adec une des réponses, est la mobilisation générale de tous les acteurs en faveur du redressement économique. "L'Adec des compétences. Le monde consulaire aussi. L'idée n'est pas de réinventer ce qui existe déjà, mais de mieux articuler les missions des uns et autres"

Parmi les dossiers étudiés dans le courant de la matinée et menés à bien par la CCI de Haute-Corse, cité volontiers en exemple à tel point que l'Adec veut s'inspirer de quelques-unes de ses actions, Jean-Christophe Angelini et Paul Trojani se sont plus particulièrement penchés sur les entreprises en difficulté et la cellule de veille mise en place par la chambre consulaire de Haute-Corse "qui intéresse beaucoup l'Adec" selon Jean-Christophe Angelini. 
Deuxième sujet : la reprise, la cession et la transmission des entreprises. Une action qu'il convient d'anticiper et d'accompagner sachant que des milliers d'entreprises et d'emplois seront concernées par ces mutations au cours de la prochaine décennie. Une action dans laquelle s'est, déjà, engagée la CCI de Haute-Corse et que le président de l'Adec n'a pas manqué de saluer. Peut-être même l'agence s'en inspirera t-elle pour "faire prospérer un modèle de "reprise cession transmission" qui soit un modèle régional, territorial, dynamique".


L'export a constitué le troisième dossier abordé dans le courant de la matinée. Là, la volonté de l'Adec est "d'harmoniser tous les dispositifs et d'aboutir à  un soutien beaucoup plus massif, plus visible, plus efficace à l'exportation". La CCI de Haute-Corse est fortement engagée dans cette action comme elle l'est dans les programmes européens "ambitieux" qui vont être accompagnés et soutenus plus fortement par l'Agence qui va "s'associer plus étroitement à ce qui a été entrepris dans le cadre des programmes communautaires"


Pour finir Jean-Christophe Angelini a rappelé que "le développement économique passera surtout par l'ouverture réussie de la Corse sur le Monde : cela passe par les moyens de transports, le numérique avec une volonté d'œuvrer dans l'innovation, par le .corsica… Mais ce ne sont là que de marqueurs s'ils ne sont mais au service d'un projet global. Aujourd'hui nous avons largement esquissé les termes d'un projet partagé. L'économie ce n'est pas de l'idéologie, c'est du mouvement, c'est la conviction que l'on doit agir ensemble parce qu'il y a une nécessité brûlante. On le disait encore à l'Adec il y a peu de temps : il faut que chaque décision prise le soit en pensant aux chômeurs, aux entreprises en difficulté, aux gens qui connaissent des problèmes en même temps que ceux qui n'en connaissent pas et qui agissent au quotidien pour développer ce pays. Bref il faut des décisions justes et partagées et dans le contexte que l'on connaît pour qu'elles le soient, il faut qu'elles soient communes".

"Et pour cela rien de mieux que de s'appuyer sur le réseau consulaire - des CCI et des chambres de métiers de Corse - parce qu'il dispose d'une expertise  et de ressources qui sont irremplaçables", parole de Christophe Angelini !
 




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