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"I Scontri du u Libru" : Rendez-vous en Décembre 2014


Rédigé par Odile AURACARIA le Mercredi 11 Décembre 2013 à 01:30 | Modifié le Mercredi 11 Décembre 2013 - 01:52


C'est en présence du maire, Emile Zuccarelli, et de Christian Peri , conservateur des bibliothèques, qu'a débuté samedi matin, au Musée de Bastia, la journée de clôture de la 3ème édition des rencontres du livre.


"I Scontri du u Libru" : Rendez-vous en Décembre 2014
La table ronde de la matinée
Une table ronde ayant pour thème "la traduction" s'est tenue à partir de 10 h 30 dans l'auditorium. Différents protagonistes, tous auteurs et traducteurs sont intervenus dans le débat orchestré par Alain Franchi.
Christophe Claro a souligné qu'on ne traduit jamais une langue mais un auteur. En traduisant on aide le livre à recommencer une nouvelle vie. Christophe Claro traduit généralement des livres qu'il aime. Il pense que le traducteur doit laisser des zones d'ombres, ne pas tenter à toute fin d'éclairer la lecture.
Marianne Costa traduit du corse à l'anglais mais pense à la fois en français, en anglais et en espagnol. Elle plaide pour une fluidité de la lecture. On ne doit pas sentir la langue d'origine derrière la traduction.
Paul Desanti a traduit en corse, à partir du français, "Le manifeste du Parti Communiste" de Karl Marx. Il s'est trouvé confronté à certaines difficultés. Comment traduire le mot "ouvrier" ou le verbe "exploiter" en corse, langue agropastorale qui utilise très peu ces termes?
Les intervenants ont été d'accord pour dire que beaucoup de mots étrangers restent à l'intérieur d'un texte traduit en français car il ne faut pas chercher obligatoirement des équivalents. En traduisant il faut sentir la cadence, la vibration d'un texte. La traduction qui produit du plaisir est un "bricolage" constant. Il faut conserver l'esprit d'un texte même si on l'adapte totalement.
Il n'a pas été possible de donner une définition précise et rigoureuse de la traduction cela étant pour chaque traducteur un acte bien trop subtil.
La table ronde, passionnante, aurait pu durer encore très longtemps, elle s'est achevée vers 12 h 30.


Les rencontres de l'après-midi
L'après-midi était consacrée à des rencontres entres des auteurs, des textes, et le public. Marie Joséphine Susini, comédienne, accompagnée au violon ou à l'accordéon par Célia Piccioli, nous a fait découvrir de très beaux textes ("Tous les diamants du ciel", "Taxi driver", "Tous les matins l'énigme... la vie derrière le masque", "Retour à Mouaden", "Trois dames au clavier", "Mauvaises nouvelles") . Les auteurs ou leurs représentants se sont exprimés sur leurs oeuvres.

Christophe Claro nous a présenté son roman "Tous les diamants du ciel", publié chez Actes Sud,  dont l'action se situe à Pont Saint-Esprit en 1951 et reprend un fait divers retentissant de pain empoisonné.
Des extraits de "Taxi Driver" roman de Richard Elman, traduit par Christophe Claro, et paru aux éditions Inculte, ont été lus.
L'assistance a pu entendre la lecture de poèmes de Marianne Costa. L'auteur a ensuite parlé de son livre "Métagénéalogie" co-écrit avec Alejandro Jodorowsky et édité chez Albin Michel.
Xavier Dandoy de Casabianca, éditeur, représentait Didier Mouturat  pour son livre "Tous les matins l'énigme... la vie derrière le masque" paru aux éditions Eolienne. Cet ouvrage est l'alternance d'un récit autobiographique qui raconte la création d'une compagnie de théâtre et de poésies.
Dominique Memmi parlait ensuite de son livre "Retour à Mouaden" publié aux éditions Colonna, paru en 2012 et qui a été primé à Ouessant en août 2013. Ce livre écrit à partir de carnets conte l'émigration du grand-père maternel de l'auteure en 1920 en Tunisie.
Dominique Memmi a ensuite évoqué son roman épistolaire par courriels "Trois dames au clavier".
Venait ensuite Paul Desanti pour son ouvrage "Trois poètes corses irrédentistes" paru aux éditions Albiana. Cette oeuvre est en fait la thèse qu'il a soutenu sur les trois poètes Marcu Angeli, Petru Giovachini et Anton Francescu Filippini.
Gilles Zerlini a pris le micro pendant quelques minutes pour parler de "Mauvaises Nouvelles" recueil de nouvelles très courtes éditées chez Materia Scritta. Premier ouvrage d'un homme qui écrit depuis de longues années.
Michel-Edouard Nigaglioni, diaporama a l'appui à parlé de son encyclopédie "Les peintres actifs en Corse des origines à la fin du XIX è siècle" éditée par Alain Piazzola. Cet ouvrage imposant est le fruit d'une enquête presque policière que l'auteur a menée sur la vie de personnes oubliés. Cette encyclopédie est le fruit de 18 années de recherches. Elle est très bien documentée et richement illustrée.
La 3ème édition de "I Scontri di u Libru" s'est donc achevé vers 18 h 30 avec cette projection.
Cette journée de clôture, fût riche en rencontres, on a pu croiser Maria Anghjula Antonetti-Orsini, Michèle Corrotti, Maddalena Rodriguez-Antoniotti, Pénélope Jossen, Georges de Zerbi, Jacques Fusina, Marie-Jean Vinciguerra, François-Xavier Luciani... Cette édition 2013 qui s'étendait sur une semaine complète s'est avérée être un succès. Rendez-vous est pris pour décembre 2014 pour des rencontres encore plus belles et animées.




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