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Ghjuvan-Paulu Poletti et Ghjacumu Fieschi poursuivent leur grève de la faim


le Jeudi 10 Décembre 2015 à 22:41 | Modifié le Jeudi 10 Décembre 2015 - 22:51


Les deux hommes ne décolèrent pas ! Voilà plusieurs jours qu’ils observent une grève de la faim sur le parvis de l’église Saint Roch à Ajaccio. Le préfet de région leur a accordé un entretien en présence de Edmond Simeoni, Jean-François Casalta, avocat, François Alfonsi et Jean-Jules Miniconi. Avec le secret espoir de trouver une solution à leurs nombreux problèmes. Que ressort-il de cette entrevue ? Rien ou presque ! Et on continue de tourner en rond


Ghjuvan-Paulu Poletti et Ghjacumu Fieschi poursuivent leur grève de la faim
Fort heureusement, Jean-Paul et Jacques peuvent compter sur les visites de leurs nombreux amis et c’est une bonne chose que d’avoir des amis qui vous soutiennent ( et qui vous calment) par les temps qui courent. Les deux hommes se battent inlassablement depuis des lustres pour voir leur situation s’éclaircir, rien n’y fait. C’est l’opposition partout où ils s’adressent, la langue de bois et le refus d’entretien. Ils sont à bout de nerf et on les comprend. Comme tous les citoyens, ils ont leurs devoirs et leurs droits. On leur refuse. La tension monte. L’état de fatigue aussi. Faudra-t-il attendre un incident grave pour tenter de trouver une solution à ce problème ? Pour avoir un entretien digne de ce nom ?
 
- Comment s’est déroulé cet entretien organisé préfet de Corse ?
 - Nous avons fait le tour de problème et le préfet nous a écouté. Nous lui avons demandé de lever tous les avis à tiers détenteur et dès lors, nous  entamerons un réexamen complet du dossier. En clair, vous libérez les comptes. Après on peut discuter.  Nous lui avons montré les faux en écriture publique qui sont en notre possession, le faux jugement. Je lui ai posé la question de savoir si on était dans une autre République compte tenu de la façon dont on nous traite. Le préfet nous a promis que le dossier serait transmis à qui de droit et nous a conseiller de prendre rendez-vous avec le directeur général des services fiscaux mais cela, nous l’avons aussitôt refusé
 
- Pourquoi ?
 - Simplement parce que nous avons fait l’essentiel à ce niveau et il n’en est absolument rien sorti. Nous avons assisté à des dizaines de réunions. Pour rien. Simplement parce que c’est Paris qui décide et personne d’autre. Nous avons été clairs : Voyez avec Paris, nous ne répondons plus à ce genre d’invitation. Nous sommes prêts parce que nous sommes exténués, nous n’en pouvons plus de bavardages inutiles avec les uns et les autres et surtout avec ceux qui ne font rien.
Je vais être très clair et précis : « Attention à ne pas déclencher des mécaniques infernales. Nous sommes prêts, mieux vaut qu’ils le sachent. Il y avait 1200 personnes lors du dernier concert, ils nous ont entendu, ils connaissent notre situation, ils connaissent notre combat pour la vérité. Ils étaient debout ! Avec Jacques, nous avons pris la parole à la fin du concert. Et nous avons été écoutés
 
Mercredi matin, le préfet de Corse a de nouveau contacté Jean-Paul Poletti pour lui signaler qu’un avis à tiers détenteur avait été levé.
Réponse de Jean-Paul : « Je vous ai demandé de lever tous les avis détenteurs à Jacques et à moi pour entamer un réexamen total du dossier. Nous ne faisons pas de chantage à la République. Jusqu’à preuve du contraire, je vous retourne le compliment. N’oubliez pas, M. le préfet qu’on s’est amusé avec des faux en écriture publique à nous condamner, maintenant ça suffit. C’est à prendre ou à laisser, on sera ferme là-dessus. Si nous déclenchons la mécanique infernale, ça peut coûter très cher… » 
 
Propos recueillis par J.F.   



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