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Ghjuvan-Paulu Poletti et Ghjacumu Fieschi : "18 ans de harcèlement, ava basta !"


le Vendredi 4 Décembre 2015 à 18:46 | Modifié le Vendredi 4 Décembre 2015 - 19:05


Ils sont à bout. Ils se battent la plupart du temps contre des moulins à vent. Contre une administration des finances qui les tarabuste ; ça continue et ça dure depuis qu’un certain Bernard Bonnet, avec ses méthodes calamiteuses, s’est acharné sur eux. Les méthodes scandaleuses employées contre eux ont même été dénoncées par bon nombre de fonctionnaires en place en Corse, mais rien n’y fait. Les voilà de nouveau plantés devant l’église Saint Roch en grève de la faim. Cela fait 18 ans que ça dure. L’éternel combat. U tropu stropia !


Ghjuvan-Paulu Poletti et Ghjacumu Fieschi : "18 ans de harcèlement, ava basta !"
Jean-Paul Poletti et Jacques Fieschi sont excédés par le harcèlement qui les ronge depuis de nombreuses années. Ils n’en peuvent plus et le disent, le répètent, se battent contre l’Etat qui ne veut rien reconnaître tout en admettant un certain nombre d’abus à leur égard…
 
J.-P. Poletti : Un dossier politique
« Depuis que Bernard Bonnet est arrivé en Corse, les impôts me taraudent. Je suis un éternel épinglé de ce service. Cela s’est transformé en harcèlement pur et dur ! Ils ont fermé mon compte d’auteur à la SACEM, me bouclent mon salaire, je n’ai plus les moyens de vivre. Et cela dure depuis 1998. Notre avocat commun, à moi et à Jacques, exténué de voir comment nous sommes traités, a simplement déclaré : « je ne suis pas en mesure de traiter un dossier politique. » L’ancien directeur des impôts, devant M. Le préfet, a été on ne peut plus clair : « Ce qui a été fait à MM. Poletti et Fieschi est inadmissible. C’est un contrôle orienté, très mal ficelé et fait à dessein. »
« Dix années durant, la mairie de Sartène à travers l’association « les amis du centre culturel de Sartène » m’a versé un faux salaire. Je m’explique ; 8500 francs par mois pendant dix ans. Je n’en savais rien ! Lorsque je suis arrivé au service des impôts, ils m’ont simplement dit détenir les déclarations annuelles de salaire et donc, j’aurais, toujours selon mon interlocuteur, dissimulé un million de francs. Ma réponse a été claire et précise : je n’ai rien camouflé du tout pour la bonne et simple raison que je n’ai jamais touché ce salaire de la mairie de Sartène. Je n’existe pas à la mairie. Le contrôle fiscal a été immédiat, avec toute la mise en scène qu’on peut imaginer lorsqu’ils débarquent chez vous…
« Il nous a donc fallu monter à Paris, nous avons été reçus grâce à l’intervention de Camille de Rocca Serra. Voilà ce que déclarait le fonctionnaire qui nous a reçus, en l’occurrence M. Thierry Mettel : « C’est trop grave. Je déclenche une enquête administrative immédiatement. Depuis plus rien ! Que voulez-vous penser après cela ?
 
- Selon vous, qui est responsable de tout cela ?
L’Etat bien entendu. Et la CTC ! Tous les ans au mois de novembre, c’est la même chose. Le président du Conseil Exécutif me coupe cinq mois de salaire. Et comme par hasard, lorsque le premier salaire suivant m’est versé, ce sont les impôts qui me tombent dessus. Je ne crois pas au hasard ! Peu après, devant le préfet de région, ils promettent de ne plus toucher au salaire, et voilà que ce novembre 2015, le salaire est de nouveau bloqué. Plus les comptes d’auteur, plus la Sacem. Commentt vivre dans ces conditions ?
 
Jacques Fieschi :  « On nous prend pour qui ? »
« Je suis obligé de revenir sur le préfet Bonnet. 18 ans après, sa griffe démesurée est plus que jamais apparente sur nos problèmes. Il nous a littéralement pris à la gorge avec ses contrôles imposés. On me demandait 10 millions de francs qui sont pour moi complètement injustifiés. Mon avocat a d’ailleurs fait dégrever 9 millions de francs et pas plus, compte tenu de ma comptabilité je l’avoue assez mal tenue. Par la suite, l’administration fiscale a porté plainte pour abus de biens sociaux.
Dès lors, on me condamne alors que j’ai eu une indemnité d’assurance, lorsque le Prisunic a sauté, indemnité qui a aussitôt été reversée sur la société. Tout a été prouvé, j’ai tous les justificatifs indispensables, les relevés bancaires, les chèques de l’assurance etc. Pour pouvoir me condamner, le juge estime qu’il n’y a jamais eu d’assurance ni même plasticage, le comble ! Cela signifie clairement que la somme n’existe pas et donc, il estime que je l’ai retirée de la société et cela est un abus de bien social…C’est la raison pour laquelle on me condamne encore à 350 000 euros. Un scandale !
« Il reste une somme de 130 000 euros que je dois, c’est vrai, mais je ne l’ai pas payée depuis 18 ans. Je n’avais pas les moyens de le faire tout simplement mais aussi et surtout parce que je ne voulais pas payer pour diverses raisons. Maintenant on me réclame 250 000 euros mais j’estime ne pas les devoir compte tenu de ce qu’on m’a fait passer 18 années durant. Je ne les dois pas, je ne les donnerai pas ! »
Jean-Paul et Jacques ont donc entamé une grève de la faim sur le parvis de l’église Saint-Roch d’Ajaccio. Ils estiment avoir été harcelés comme des bandits de grand chemin et ne méritent pas une telle « chasse à l’homme » dont ils font l’objet de la part de l’Etat et du réseau « Charasse » qu’ils estiment avoir été l’inspirateur direct de Bernard Bonnet !
J. F.




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