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Fuel léger pour la centrale de Lucciana


Rédigé par Nicole Mari le Jeudi 8 Novembre 2012 à 14:43 | Modifié le Vendredi 9 Novembre 2012 - 00:06


Le démarrage au fuel léger de la centrale de Lucciana a fait l'objet d'une question orale, en ouverture de la session de novembre de l'Assemblée de Corse (CTC). Le groupe Femu a Corsica, par la voix de Nadine Nivaggioni, a demandé à l'Exécutif des précisions sur le calendrier et les procédures prévues. Ce dernier lève les doutes.


La centrale de Lucciana (DR)
La centrale de Lucciana (DR)
Les mois passent, les gouvernements changent et l'incertitude sur le démarrage de la centrale de Lucciana au fuel léger ou lourd demeure. Aucune réponse n'a été officiellement apportée sur le financement du surcoût lié au fuel léger et sur la possibilité de la part d’EDF-PEI de déposer une demande d’ICPE (Installation classée pour la protection de l’environnement) au gaz. Selon l’arrêté préfectoral de la mise en chantier, le fuel lourd est toujours le combustible qui fera tourner les moteurs de la future centrale de Lucciana. D'où cette énième question orale des Nationalistes modérés qui ne cachent pas leur inquiétude. 
 
Le refus des élus
Pour Nadine Nivaggioni, il y a des signes qui ne trompent pas. "Il y a, à peine une dizaine de jours, la députée européenne d’EELV, Michèle Rivasi, est ressortie bredouille de son entrevue avec la ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, Delphine Batho. Chaque semaine qui passe nous rapproche des termes initiaux et donc d’un choix qui n’est pas le choix des élus de la Corse". Pas question de se contenter "d’espérer la venue d’un Président de la République" ou de se "satisfaire de l’écoute attentive ou bienveillante d’un ministre" ! L'élue nationaliste demande à l'Exécutif de faire entendre "la voix d’une île qui refuse, pour des questions économiques, une condamnation à 30 ans ; celle des élus qui refusent que la population résidant aux abords des centrales ne meurt de ce « mauvais mal », une voix de la Corse enfin qui refuse que son destin énergétique soit dicté ailleurs et par d’autres".
 
L'implication de l'Exécutif
Maria Guidicelli, conseillère en charge de l'Energie, a, d'emblée, souligné l'implication particulière de l'Exécutif, "sa détermination pleine et entière" et son action continue auprès des deux gouvernements. Se félicitant d'avoir obtenu des avancées, elle réaffirme que la vision à long terme, à 2050, et l'objectif d'atteindre l'autonomie énergétique sont "incompatibles avec l'approvisionnement en fuel lourd. Le choix unanime de la Corse, c’est le gaz naturel." Le Schéma régional Climat Air Energie, censé proposer des orientations stratégiques sectorielles pour réaliser cette transition, serait en voie de finalisation.
 
Des décisions dans le bon sens
En dépit des retards, Maria Guidicelli assure que les décisions prises par les différentes parties vont dans le bon sens. Selon elle, la demande de voir la centrale de Lucciana équipée de moteur bi-combustible (gaz/fuel) a été retenue. EDF a déposé à la DREAL, le 15 avril dernier, un dossier d’autorisation d’exploiter, au titre des ICPE, une installation fonctionnant au fuel léger dès son démarrage prévu au plus tard en août 2013, puis au gaz. "Cette demande est instruite par les services de l’Etat et devrait, très prochainement, se conclure favorablement", indique-t-elle. Le 19 octobre dernier, le président du tribunal de Bastia a pris la décision de constituer une commission d’enquête publique sur ce dossier.
 
Un courrier explicite
"Le 31 octobre, Delphine Batho, a adressé au Président d’EDF PEI et au Directeur général de GRT Gaz un courrier qui synthétise, de manière explicite, la décision de l’Etat. Elle confirme l’objectif que la Corse soit alimentée en gaz naturel à horizon 2018 et demande à EDF de lancer, sans délai, le projet de barge GNL implantée au large de la côte Est", annonce-t-elle. Cette barge aura vocation à alimenter les deux centrales d’Ajaccio et de Lucciana ainsi que les réseaux de distribution publique d’Ajaccio et de Bastia. 
 
Le gaz naturel confirmé
"Mme Batho confirme également le choix du fuel léger, comme combustible utilisé de manière transitoire dans la nouvelle centrale de Lucciana dans l’attente du gaz naturel en 2018 et dans les délais fixés par l’arrêté préfectoral du 3 février 2011 de mise en demeure d’EDF qui impose le respect des valeurs limites d’émissions de polluants avant le 15 août 2013. Dans les mêmes termes, GRT Gaz est chargé de mener les études et procédures administratives nécessaires à la construction et l’exploitation du gazoduc terrestre qui doit permettre le raccordement de la barge et des centrales électriques ainsi que les réseaux de distribution publiques d’Ajaccio et Bastia" poursuit Maria Guidicelli.
Faisant part de sa satisfaction, elle conclut : " Nous pouvons considérer qu’à ce stade, tous les feux sont enfin au vert en vue d’une alimentation de la Corse en gaz naturel à horizon 2018".
 
N.M.
 



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