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François Casasoprana crée un nouveau mouvement : En Corse, restons Optimistes !


le Jeudi 2 Octobre 2014 à 21:11 | Modifié le Samedi 4 Octobre 2014 - 02:24


Trois lettres, E. C.O. Un but : rassembler des hommes et des femmes partageant des valeurs progressistes et républicaines, intéressés par la vie politique en Corse. François Casasoprana et ses amis ont créé ce nouveau mouvement il y a quelques jours dans le but de d’avancer, d’analyser, de se réinventer pour mieux convaincre et surtout ne plus reculer. En clair, redonner vie à une gauche ajaccienne qu’il juge émiettée. Un mea culpa révélateur de crise


François Casasoprana crée un nouveau mouvement : En Corse, restons Optimistes !

Le conseiller général du 3e canton et élu municipal de l’opposition estime qu’une analyse dans concession doit être menée sur ce qui a conduit la famille progressiste dans un état de fragilité. Il persiste et signe : « Appareils squelettiques, stratégies alambiquées, illisibles, personnel politique non renouvelé, absence de priorités bien définies, u tropu stropia, notre famille est émiettée, rétrécie et la pratique du pouvoir n’a pas permis de réalisér toutes les promesses et les avancées théoriques. Nous ne nous sommes pas suffisamment consacrés à l’explication des contraintes, des retards, des difficultés. La gauche, si elle peut revendiquer des choix de gestion, a du mal à convaincre qu’elle peut réellement transformer la vie démocratique. » 


Ne plus reculer mais refaire de la politique
Malgré les défaites qui se sont enchainées, François Casasoprana ne veut pas renoncer. Il estime notamment ne plus pouvoir se satisfaire de lendemains de défaite « où l’on programme le changement sans pour autant tirer les enseignements des confrontations. Non seulement la droite ne tient pas ses promesses mais elle va décevoir. Elle n’est que projets individuels qui s’additionnent et n’a pas pris la mesure de la crise. J’insiste, il faut se réinventer, ne pas se résigner, relever la tête et ne plus reculer. »

 

- Qu’entendez-vous par faire de la politique ?

- C’est mettre en mouvement, partir vers des conquêtes donc, oser. Les citoyens nous attendent sur le fond, plus dans les prétoires, pas dans les coups tactiques ni dans les postures. Perdre des élections, c’est la vie démocratique normale ; le chemin ne s’arrête pas pour autant et il ne faut jamais baisser la tête. Perdre le lien avec ses concitoyens, se fermer, par contre, c’est grave. Ce n’est pas une solution. Il faut donc maintenant retrouver le crédit, rebâtir la confiance pour construire un nouveau socle électoral. Il faut rassembler ses forces puis aller vers les autres afin d’être en capacité de faire bouger les lignes. Refaire de la politique, c’est quitter  la compétition des égos, la défense des prés carrés, les accords d’appareils pour porter un projet, une génération.

 

- Autrement dit, avancer, bâtir, mobiliser ?

Il faut tout revoir, car on ne peut laisser notre famille sur pilotage automatique, concentrée uniquement sur la préparation des rendez-vous électoraux où elle ne joue que placé ! La politique est quelque chose de plus grand. On doit s’exposer, dire ce que l’on sait vrai et ce que l’on croit juste. Il est tentant de limiter l’expression politique à dénoncer les injustices, pointer les carences, compiler les difficultés. A défaut de projet, c’est un moyen de fixer son existence et de gagner une audience. On ne doit pas jouer avec la peur, la désespérance et la colère. Il faut regarder plus loin. Notre responsabilité c’est de bâtir des projets, mobiliser les énergies, accompagner les initiatives, bouger

 

- Le but d’ECO c’est de recréer une ambition, reconstruire une dynamique, un mouvement, renouveler l’offre politique ?

- Il est effectivement urgent de recréer une envie de progrès, une envie de gauche. Trop souvent, nos concitoyens n’y croient plus. La peur du déclassement les accable. Ce sentiment qu’il suffirait de pas grand-chose pour que leur vie bascule les contraint à se concentrer sur la défense de leurs acquis. Parallèlement, nos formations politiques n’aspirent qu’à la gestion. Pourtant, la cause politique c’est de créer un nouvel espoir, porter de vraies perspectives de changement. Sachons faire des calculs. Affirmer une haute ambition, c’est avant tout créer une force, coaliser des énergies et leur ouvrir un horizon plus vaste. Notre devoir est d’entendre et faire entendre les voix les plus libres, les plus conquérantes, rassemblée, impliquer, libérer.  ECO est le rassemblement des forces vives et positives de la société, de tous ces talents qui se sont perdus dans les filets et les calculs des appareils. Ce rassemblement se construit avec vigueur et éthique. Notre premier devoir est la vérité. Dire la vérité c’est croire en nos concitoyens et, avec eux, ouvrir une perspective. C’est la première manifestation de l’optimisme politique. Il se construit sur un projet  faisant la part belle aux idées neuves. Il entend établir une relation équilibrée entre l’individu et la société, entre la responsabilité personnelle et la solidarité collective. Un tel projet propose une vision plus positive des évolutions du monde. Il est à même de susciter à nouveau l’espérance, d’offrir à chacun de nouvelles opportunités.

 

- ECO est une force nouvelle, des visages neufs, un mouvement ouvert ?

L’objet d’ECO c’est de dépasser les archaïsmes partisans, de s’ouvrir aux énergies, aux modérés ; de dépasser l’esprit de délimitation des organisations politiques ; de rénover les méthodes. Libérer la vie publique des vieilles habitudes et des comportements surannés est une nécessité pour imposer une force nouvelle et incarner la crédibilité d’une alternative et d’une relève. Moderne, ECO n’est pas une écurie mais bien un groupe d’action politique au fonctionnement moins centralisé et plus participatif qu’un parti. Son ambition est de faire vivre - et non plus simplement vivoter  à l’ombre d’ambitions personnelles -  nos valeurs progressistes, reconquérir un espace politique que la gauche a délaissé dans une position de repli. C’est le champ du compromis qu’il faut à nouveau occuper. Le besoin d’un mouvement ouvert, jeune, n’a jamais été aussi fort. Un discours clair, qui ressemble à la société, portera davantage. C’est la seule voie possible pour briser la spirale de la défiance et finalement stopper le recul des forces progressistes. L’engagement politique doit évoluer au même rythme que les autres actes de la vie courante. Un projet neuf doit s’accompagner de visages neufs et d’une démocratie interne irréprochable.
Propos recueillis par J. F.





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