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Frac Corse : Exposition temporaire « NOMADISME », du jeudi 17 décembre au 16 mars 2016


Rédigé par le Mardi 15 Décembre 2015 à 20:55 | Modifié le Mercredi 16 Décembre 2015 - 00:22


Le Fonds Régional d’Art Contemporain (FRAC) de Corse ouvrira les portes de sa nouvelle exposition temporaire « NOMADISME », le jeudi 17 décembre 2015. Les trois artistes, Francesco Gennari, Juan Lopez et Tatiana Wolska ainsi que les commissaires, seront présents pendant trois jours à partir du dimanche 13 décembre, pour la réalisation des installations in situ.


Francesco Gennari (Italie, 1973) réalise des œuvres minimales en utilisant des matériaux variés, tels que le marbre, le verre, l'acier, ou des matières organiques tels que la farine ou le sucre. Tous les matériaux, contribuent à la réalisation de travaux caractérisés par une rigoureuse synthèse formelle, au sein de laquelle l'artiste cherche à transférer ses propres états émotionnels. De nombreuses œuvres, dont des sculptures géométriques, sont présentées comme des autoportraits, exécutés dans certains contextes ou à des moments particuliers de la journée.
Le FRAC Corse présentera deux séries d'œuvres. La première - Il luogo dove non c’è più posto per la coscienza (2008) - est une observation des frontières de l'atelier de l'artiste. Et une nouvelle série de dessins, créée après la visite des espaces du FRAC. Réalisés au crayon, ou parfois avec du sang, avec des lignes fines et rapides, les dessins représentent des paysages mentaux chaotiques et indéterminés, espaces intérieurs où images, souvenirs et idées nouvelles s’entrecroisent produisant un fouillis enchevêtré. Lorenzo Giusti
 
Alors qu’il était étudiant des Beaux-Arts de la ville de Cuenca, Juan Lopez (1979) a commencé réaliser une série d'interventions urbaines utilisant des murs qu’il recouvrait d’affiches collées les unes sur les autres pour couper et recouper avec un cutter jusqu’à révéler ainsi de nouveaux messages iconiques et linguistiques. Puis son travail a été une réflexion continue sur le paysage urbain, sur le nombre de nouveaux stimuli visuels que nous recevons lorsque nous sommes libres de nous promener à travers la ville, mais aussi sur la façon dont le paysage urbain peut pénétrer dans des espaces confinés comme, par exemple, cela est arrivé au Centre d'Art la Panera de Lleida en 2012.
Son principal objectif interroger l'architecture, la fissuration des murs et permettre à ce qui existait au-delà des murs de pénétrer dans le centre d'art.
 
Au FRAC Corse, Juan Lopez a réalisé deux types d’interventions : l'une pour les espaces intérieurs, pour laquelle il invente une nouvelle typographie créée à partir des supports qui maintiennent la voûte de la nef centrale. La seconde, pour laquelle, en partant d’un élément architectural qui est la fenêtre et de la lettre C du mot FRAC présente sur l’un des volets, le mot "aperçue" devient le lien entre l'intérieur et l'extérieur tandis que sa propre signification indique une action : celle du spectateur qui observe le paysage derrière la fenêtre au même moment.
Selon les propres mots de l'artiste, ses propositions sont toujours réalisées à partir des possibilités offertes par les espaces dans lesquels il intervient, visent à "casser et ensuite reconstituer les liens entre les trois éléments qui composent l'équation de mon travail la cité, la subjectivité et de le pouvoir." Glòria Picazo
 
Tatiana Wolska est née en 1977 à Zawiercie en Pologne. Elle est diplômée de la Villa Arson (DNSEP) à Nice. Après ses études, elle a vécu plusieurs années en Corse, partageant un atelier à Ponte-Leccia avec David Raffini. Ses liens avec le territoire restent constants.
Le travail de Tatiana Wolska est singulier, connu et diffusé principalement en France et en Pologne. Lauréate du salon de Montrouge en 2014, elle a aussi exposé au Palais de Tokyo en 2014 et en 2015. Elle a commencé par réaliser ses sculptures à partir d’éléments récupérés, bouteilles en plastiques, chutes de bois... inventant une technique pour chaque matériau. Les formes naissent des gestes précis, répétés et, bien que concrètes et nettes dans leurs contours, elles ne semblent jamais figées mais en transformation : une sorte d’interprétation du non finito. Ce n’est pas que les sculptures se présentent comme inachevées mais plutôt qu’elles semblent pouvoir évoluer, comme animées d’une vie propre. Il en est de même des œuvres sur papier. Organique, le terme est beaucoup employé à propos de l’œuvre de Tatiana Wolska qui l’associe à l’idée du parasite.
Au FRAC Corse à Corte, Tatiana Wolska, utilisera le bois prolongeant la complicité du partenariat avec Les Charpentiers de la Corse.
 
Les commissaires d’exposition
 
Lorenzo Giusti, Directeur du Man (Musée d’Art de Nuoro), historien de l’art.
Glòria Picazo, Historienne de l’art, critique.
Anne Alessandri, Directrice du FRAC Corse, historienne de l’art.
 
 




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