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Folelli : Pour découvrir ou revisiter autrement la Résistance et la Libération de la Corse


le Mardi 6 Septembre 2016 à 18:07 | Modifié le Mardi 6 Septembre 2016 - 23:02


Samedi 10 septembre à la Médiathèque de Castagniccia ( Folelli ) : 2 films et 1 débat entre le public, les cinéastes et les historiens pour découvrir ou revisiter autrement la Résistance et la Libération de la Corse.


Occultée par une « Histoire de France » arrogante : l’histoire de la Corse est pourtant un extraordinaire voyage dans le temps long. Une dialectique dédiée à la démocratie, à la liberté, une accumulation de sites archéologiques remarquables, de personnalités politiques, d’évènements d’amplitude internationale.


Pour vibrer avec cette continuité historique, avec la Libération anticipée de l’île en 1943, voici à 10 heures : « Nom de code : Léo » ( de Dominique Lanzalavi), l’itinéraire du grand résistant Etienne-Louis Micheli devenu « Léo » . Adolescent il n’est ni déstabilisé, ni décontenancé par l’alliance temporaire Staline-Hitler, non plus que par l’interdiction qui frappe le Parti Communiste Français clandestin. Leo a tant mobilisé les Jeunesses Communistes de Bastia que son activisme avait supplée ou même dit-on « supplanté » jusqu'en 1941, la défaillance du PCF en Corse !  Affaire à suivre….


A 14 heures : « Résistantes Corses Déportées » de Jackie Poggioli. Ce film-événement, eut l’honneur d’être projeté à l’Assemblée Nationale puis à l'Assemblée de Corse. Il remet en pleine lumière les destinées des résistantes corses déportées qui furent doublement oubliées, parce que femmes et parce que corses.  Pour comprendre la portée du travail d’historienne de Jackie Poggioli, précisons que Danielle Casanova, certes élevée « Héroïne nationale de la République », n’est jamais autant célébrée que Jean Moulin, le représentant de de Gaulle vers la Résistance intérieure. On connait moins, voir pas du tout, la destinée prestigieuse toute aussi tragique de la dirigeante communiste Danielle Casanova qui, arrêtée à Paris par la Gestapo, mourut à Auschwitz en 1943. Elle s’appelait Vincentella et chaque étape d’une ascension politique remarquable, elle développe des qualités exceptionnelles d’organisation, au sein des Jeunes Filles de France et du PCF clandestin. Elle organise la fameuse manifestation du 14 juillet 1941 sur les Grands-Boulevards, où  l’on chante la Marseillaise dans Paris occupé par les SS et la Gestapo. 


La mission de ces journalistes, devenus des historiens de la Corse ? Exhumer avec courage et obstination, dans les dédales des archives et des témoignages… les destinées héroïques qui font l’histoire de la Corse. Comment assurent-ils la transmission de la mémoire ? Rappelons, que tout le territoire ici, s’inscrit dans une perspective historique phénoménale.
Toutes les régions de Corse, sans exception, sont concernées. Des sites préhistoriques à la civilisation torréenne, jusqu’aux Peuples de la mer Shardanes et Corsi, aux implantations grecques, étrusques, romaines. Après les razzias barbaresques, arrivent le temps des seigneuries, castelli, monastères et églises romanes, puis Christophe Colomb, L’Office St-Georges, la Corse génoise, le Roi d’Aragon, le Roi Théodore, les Révolutions de Corse. Une histoire comme couronnée par le Siècle des Lumières européen, qui compte deux héros corses majeurs. Pascal Paoli et Napoléon Ier Empereur des Français, tous deux dotés d’une « conscience politique augmentée », vécurent comme de véritables machines à penser la société et à légiférer. Ils ont imaginé, implanté, exporté des concepts politiques modernes, innovants partout en Europe et jusque vers les Constitutionnalistes américains directement inspirés de Paoli.


Autre exploit : la Libération anticipée de l’île « par son peuple » en 1943, après un mois de combats contre deux divisions allemandes la 90e Panzer Grenadier et la SS Reichsfuhrer avec le concours des troupes françaises coloniales (Bataillons de Chocs, Tabors et Goumiers). La Corse libérée est une répétition générale et une véritable leçon de politique pour de Gaulle. Des épisodes bien réels, qui se sont déroulés en Corse et qui rivalisent avec le meilleur scénario de fiction historique. Venez nombreux samedi écouter ces documentaristes historiens qui ont à coeur de faire connaître l’histoire de notre île.
L. V





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