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Florence Arthaud avait failli périr au large du Cap Corse en 2011


Rédigé par le Mardi 10 Mars 2015 à 16:00 | Modifié le Mardi 10 Mars 2015 - 16:35


La navigatrice Florence Arthaud, qui a perdu la vie mardi matin en Argentine, avait frôlé la mort le 30 Octobre 2011 au large du Cap Corse où elle avait été repêchée par l'hélicoptère Dragon 2 B après être tombée de son bateau. C'est grâce à son téléphone portable, qui lui avait permis de donner l'alerte et à la lampe frontale qu'elle portait au moment ou elle est tombée dans l'eau, qu'elle avait pu être repérée, hélitreuillée puis transportée à l'hôpital de Bastia où l'on avait diagnostiqué une légère …hypothermie.


(Dr)
(Dr)
"Le diable n'a pas voulu  de moi, mais je dois vous avouer que j'ai eu très peur " affirmait-elle la  à peine remise de ses émotions.
"Je n'avais plus aucun espoir et j'ai bien cru que j'allais rejoindre Eric Tabarly et tous ceux qui ont disparu en mer" ajoutait-elle en précisant qu'elle avait passé près de deux heures dans l'eau sans gilet de sauvetage.
"C'est la première fois que cela m'arrive. Je suis, c'est vrai, déjà tombée à la mer" ajoutait-elle devant les journalistes accourus à la préfecture de Haute-Corse. "C'était en Martinique. Mais à l'époque j'avais réussi à m'accrocher au bateau et à remonter à bord."
Fin Octobre 2011 ce ne fut pas le cas.
"Je rentrais de Rome après une croisière en solitaire en Méditerranée. J'ai voulu satisfaire à un besoin naturel. Je suis montée sur le pont. A ce moment l'Argade II a pris une vague. Et je me suis retrouvée à l'eau sans gilet de sauvetage. Avec seulement ma lampe frontale".
L'Argade II en pilotage automatique avait poursuivi sa route laissant derrière lui Florence Arthaud.
Mais la navigatrice n'avait pas perdu son sang-froid pour autant. Elle avait réussi à se saisir de son téléphone portable étanche. "Je l'avais acheté à Rome. Et je l'avais mis dans la poche de mon ciré.
"Après plusieurs tentatives infructueuses, sans lunette et dans l'eau, j'ai, enfin, réussi à composer le numéro de ma mère. Et à lui dire approximativement où je me trouvais." 
La suite on la connait.
Son frère alertait le Cross-Med. La SNSM. Dragon 2 B. L'hôpital. Et la préfecture de Haute-Corse où le préfet Louis Le Franc s'était multiplié pour que l'on vienne rapidement à la rescousse de la navigatrice.
Mais Florence Arthaud n'en avait pas moins passé deux heures dans l'eau. A redouter le pire. Sans gilet de sauvetage avec seul lien avec le reste du monde son téléphone - qui avait permis sa rapide localisation - et sa lampe frontale auxquels elle devait, avec sa résistance physique, certainement d'être restée en vie à l'époque.
Mardi le destin, cruel, en a décidé autrement. Ce n'est pas en mer mais dans les airs qu'avec deux autre champions elle a tiré sa révérence !



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