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Femu a Corsica refuserait de voter en 2015


Rédigé par le Mardi 14 Octobre 2014 à 23:59 | Modifié le Jeudi 16 Octobre 2014 - 01:25


Depuis le début de la mandature territoriale 2010-2015, de nombreux sujets de fond, portés par le mouvement National durant des décennies, ont donné lieu à des délibérations largement majoritaires, et souvent même unanimes. Coofficialité de la langue corse, statut de résident, arrêté Miot, inscription de la Corse dans la Constitution… D’importants débats furent organisés, sur ces grands thèmes, et bien d’autres encore, pour initier un processus de sortie de crise pour la Corse. La solution annuler l'élection de Mars


Un rejet de la réforme des institutions .

Jean Christophe Angelini s'est exprimé Mardi matin au cours d'une conférence de presse à Ajaccio
" Femu a Corsica y a naturellement contribué, dans le fil historique du combat engagé pour notre émancipation collective mais également dans un souci constant d’ouverture et de dialogue, à l’endroit des élus de l’Assemblée de Corse comme de notre peuple tout entier. 

Les statuts obtenus de haute lutte dans les années 1980, 1990 et 2000 témoignent de la permanence d’une revendication politique, ainsi que de la nécessité de donner à la Corse, non pas simplement des compétences nouvelles, mais de véritables attributs de souveraineté. A ce titre, la question du pouvoir législatif et règlementaire est pour nous centrale.  

Les travaux de la Commission des compétences législatives et règlementaires (dite Commission Chaubon) puis du Comité stratégique ont permis de confronter les différents points de vue, au cours de réunions de travail régulières et extrêmement denses. Notre groupe s’est pleinement investi dans ces travaux, comme il le fait d’ailleurs pour chaque dossier de cette importance. 
Un consensus massif, incluant la totalité du courant nationaliste ainsi qu’un très grand nombre d’élus de gauche comme de droite, a très vite émergé en faveur d’une collectivité unique. Des propositions précises ont été mises en débat (rapport Colombani,…) sans jamais interrompre ni freiner cette puissante volonté de réforme, publiquement exprimée depuis des années, particulièrement depuis la « consultation référendaire » de 2003. 

Pour Femu a Corsica " la suppression de l’échelon départemental s’inscrit dans une évidente continuité politique ; plus encore depuis le nouveau découpage territorial imposé par le gouvernement. Le mouvement National, dans toutes ses composantes, a continuellement plaidé pour cette suppression, tout en cherchant à garantir la juste représentation des territoires, notamment du rural, la pérennité des services publics ainsi qu’un mode de scrutin consacrant pluralité des courants politiques et parité."

........"A l’échelle européenne, une collectivité unique corse serait, en outre, en parfaite cohérence avec les mutations les plus récentes. Il convient donc d’en débattre de nouveau, en Commission, au sein du Comité stratégique, et surtout dans le cadre d’une session spéciale de l’Assemblée de Corse : nous ne devons plus perdre de temps ! Le gouvernement lui-même nous y a invité à plusieurs reprises, affirmant qu’il se conformerait en l’espèce à nos orientations, dès l’instant qu’elles seraient clairement majoritaires".

....."Le nouveau calendrier électoral, qui prévoit l’organisation des élections départementales en mars prochain, est en opposition frontale à cette aspiration démocratique. Il est inconcevable que ces échéances puissent ainsi avoir lieu, sauf à vouloir repousser, comme l’a publiquement proposé l’ancien Président du Conseil Exécutif, toute réforme de nos institutions à l’horizon 2021. Ce faisant, nous aurions donc travaillé de concert pour n’obtenir aucun résultat probant et renvoyer aux calendes grecques une évolution majoritairement souhaitée. Pour Femu a Corsica, c’est inacceptable. "

"Nous sommes naturellement favorables à la consultation des deux collectivités départementales ainsi, in fine, qu’à celle des Corses ; nous avons d’ailleurs rappelé publiquement, y compris très récemment, cette exigence démocratique. Mais l’élaboration de l’agenda électoral n’étant pas de notre ressort, nous devons composer désormais avec le principe de réalité. "

"De notre point de vue, et manifestement, de l’avis d’une majorité d’élus, l’Assemblée de Corse doit délibérer dans les prochaines semaines : elle ouvrira ainsi une perspective crédible à l’avènement d’une collectivité unique, ainsi qu’à la réforme constitutionnelle souhaitée par 46 conseillers territoriaux. La mise en œuvre de cette nouvelle Collectivité n’est en rien une fin en soi. Il s’agit clairement de poursuivre la dynamique engagée, jusqu’à la pleine reconnaissance de nos délibérations successives. "

"Femu a Corsica contribuera activement à ce processus, tout en mobilisant l’ensemble du peuple corse autour de cette problématique essentielle. Car au travers du projet de collectivité unique et par extension, de la réforme institutionnelle et constitutionnelle, c’est l’avenir de notre communauté qui est bel est bien engagé."

"Comme le dit l’adage, « semi à u strintu di u saccu ». Le calendrier est extrêmement contraint, et appelle des positionnements clairs de la part de l’ensemble des acteurs. "  




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