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Femu a Corsica : "Poser la question corse à l’échelle de L'Europe et de l’ONU"


Rédigé par le Mardi 26 Mars 2013 à 22:34 | Modifié le Lundi 8 Avril 2013 - 14:28


"La question corse est fondamentalement politique, parce qu'elle touche à l’Histoire d’un peuple qui a le droit de vivre, et de voir ses droits, sa langue, sa culture, ses intérêts spécifiques, enfin reconnus. Les grands dossiers en cours à l'Assemblée de Corse en sont la démonstration la plus probante " rappelle Femu a Corsica.


Femu a Corsica : "Poser la question corse à l’échelle de L'Europe et de l’ONU"
Dans son communiqué le mouvement souligne aussi que "En 2012, Femu A Corsica avait interpellé publiquement les deux principaux candidats à l'élection présidentielle sur la nécessité d’engager un véritable processus de solution politique. Aucun n’a répondu. Depuis, la décision du Conseil Constitutionnel sur l'arrêté Miot et le reniement de l’engagement pris en matière de ratification de la Charte des langues minoritaires témoignent d'un blocage de l'Etat, blocage d’autant plus incompréhensible que, partout en Europe, les autres Etats ont engagé des processus de reconnaissance des régions à forte identité et des Nations sans Etat : Ecosse, pays basque, Catalogne, Val d’Aoste… Cet Immobilisme de l’Etat le fait donc apparaître, aux yeux de ses partenaires de l’Union Européenne, comme rétrograde et isolé.
De même, au plan international, le refus de la France de s’engager dans un vrai processus de décolonisation, vis-à-vis notamment de ses départements et territoires d’Outre-Mer, va prochainement conduire à sa mise en cause devant l’ONU. En effet, l’ONU s’apprête à examiner la résolution L56 portant sur la décolonisation de la Polynésie française, malgré un lobbying important de l’Etat français pour empêcher l’évocation de ce texte. Cette résolution est d’ailleurs portée non  eulement par les forces autonomistes et indépendantistes polynésiennes, mais aussi par le sénateur PS Richard Tuhieva.
Le contexte européen et international est donc plus que jamais favorable à l’engagement d’un processus démocratique de solution politique, permettant à la Corse de s’engager dans une dynamique de développement et de paix. La mobilisation de tous les Corses de progrès en faveur d‘une telle solution politique est plus que jamais indispensable. Elle sera utilement relayée par une action européenne et internationale d’envergure.
Femu a Corsica proposera donc dans les prochaines semaines à l’ensemble des forces de progrès de l’île que soit prise une initiative élargie permettant de poser la question corse à l’échelle de l’Union Européenne et de l’ONU.
"




1.Posté par Bob le 27/03/2013 15:18
Excellente idée.
Rappelons un fait passé sous silence dans la presse française :

- Le Royaume Uni a accordé l'autonomie à l'Ecosse, au Pays de Galle, et à l'Irlande du Nord il y a 15 ans. Le Royaume Uni, ce n'est pas rien. C'est la première puissance politique et économique d'Europe. Depuis, l'Ecosse a vu son PIB exploser, et le Pays de Galle aussi. Le gallois est maintenant parlé par plus de 30% de la population et la BBC elle-même a un canal en gallois.
L'Ecosse se prépare à voter sur la question de l'indépendance, et selon toutes les prévisions, les Ecossais se satisfont très largement de l'autonomie et souhaitent avec un tel statut rester dans le Royaume. Et ce, d'autant plus que David Cameron a promis une révision institutionnelle pour toiletter le statut d'autonomie de l'Ecosse.
- L'Espagne a donné l'autonomie à ses régions depuis 30 ans.
- L'Allemagne est fédérale. L'Alsace, en France, veut d'ailleurs aller dans le sens d'un rapprochement statutaire avec les länder voisins.
- L'Autriche est fédérale
- L'Italie donné l'autonomie à la Sardaigne depuis 1948. Ca fait 65 ans !

Il y a, à l'évidence, une folie française dans ce domaine. L'examen de l'ensemble des démocraties modernes. Quand vous sortez de la France, et que vous expliquez ses institutions centralisées, on vous prend pour un fou, ou, dans notre cas, pour une victime.

Il faut sortir de ce chemin, et arrêter le rôle d'un défouloir pour un pays centralisé qui doit se moderniser. La Corse n'a pas à être, dans le symbole, une revanche sur l'Algérie perdue. La Corse est un île, ses habitants veulent l'autonomie, qui n'est ni la guerre ni l'indépendance, mais seulement la normalité dans toutes les démocraties occidentales. Les fous, ce n'est pas nous.

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