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Femu Qui : Oui à l'ouverture de l'augmentation du capital


le Dimanche 27 Avril 2014 à 16:40 | Modifié le Dimanche 27 Avril 2014 - 17:39


La société régionale de capital investissement Femu Qui s’est réunie, samedi, en Assemblée Générale extraordinaire à l’hôtel Best Western de Bastia et au Best Western de l’Amirauté d’Aiacciu en visioconférence pour soumettre à l’approbation l’ouverture d’une augmentation de son capital. Mise en perspective du capital investissement régional, regard porté sur la finance solidaire et l’épargne privée vers les entreprises, trois conférences débats animées par des ambassadeurs de l’économie en France proposaient un état des lieux de la finance.


Jean-Nicolas Antoniotti, président du Conseil de Surveillance de Femu Qui et visioconférence à Ajaccio pendant l'A.G.E
Jean-Nicolas Antoniotti, président du Conseil de Surveillance de Femu Qui et visioconférence à Ajaccio pendant l'A.G.E
Il est des sujets qui remportent naturellement l’unanimité. A force de constance, de travail et d’avancées concrètes sur le terrain, Femu Qui a su, au fil des ans, convaincre la communauté corse à mobiliser une partie de son épargne privée pour l’investir au service de PME insulaires et plus largement, pour soutenir la croissance.
Fondée en 1992 par Jean-Nicolas Antoniotti et Jean-François Stefani par appel public à l’épargne avec un capital d’origine de 3.000.000 de francs pour 1 200 souscripteurs privés, Femu Qui a réalisé en vingt-deux ans d’existence soixante investissements représentant 1 000 emplois accompagnés dans des entreprises implantées en Corse comme le groupe Pietra ou Gloria Maris. Gouvernée par un Conseil de Surveillance de pointe, un Directoire professionnel et un Comité d’Engagement pluridisciplinaire, l’esprit de Femu Qui s’appuie sur une charte fondatrice servant de cadre à l’action de la société. Les actionnaires de Femu Qui, réunis samedi après-midi autour de cette assemblée générale extraordinaire, ont tous voté favorablement pour l’ouverture de cette augmentation de capital, portée sur un montant maximum de 1.8 million d’euros par émission de 13.000 actions nouvelles sans prime d’émission d’une valeur faciale de 140 euros par unité d’action.
 
Collecter de l’épargne au profit de l’utilité sociale
Jean-Nicolas Antoniotti souligne la notion d’indépendance politique de la société Femu qui : « Femu Qui s’est toujours positionnée comme une démarche indépendante, nous n’intervenons pas sur le PADDUC ou le statut fiscal. Nous n’appartenons à aucun clan mais à toute la société corse de manière uniforme et transversale ».
Aujourd’hui, Femu Qui entend par ses interventions financières, développer et densifier le tissu économique corse dans le respect et la confiance redonnée au territoire.
« Femu Qui lance aujourd’hui une nouvelle augmentation de son capital fondée sur un appel à la confiance ; la société Corse a besoin d’entreprises enracinées dans leur environnement et bien sûr de moyens pour créer les conditions de leur développement. C’est pourquoi nous faisons appel au plus grand nombre de personnes physiques et morales. Ce qui est important, c’est de fédérer le plus de personnes possible pour porter ce capital et assurer le renouvellement des chefs d’entreprises » poursuit Jean-Nicolas Antoniotti et de poursuivre : «  nous croyons beaucoup aux jeunes générations et nous portons beaucoup de reconnaissance à l’Université de Corse, véritable vecteur d’émancipation ».
Des personnalités éminentes sont venues assister à cette assemblée générale extraordinaire, comme Edmond Simeoni, président fondateur de l’association Corsica Diaspora, Serge Santunione, président du Medef, Pierre Mattei, directeur général de Corsica Ferries, Pierre Noël-Luiggi, PDG d’Oscaro ou Vannina Bernard-Leoni, directrice A Fundazione di l’Università di Corsica.
Edmond Simeoni fait le constat d’une mutation de la société corse : « la Corse bouge de façon plus ou moins marquée, on ne peut pas nier les changements initiées depuis plusieurs années que ce soit par l’Université de Corte ou l’Assemblée de Corse. Femu Qui est un facteur constitutif des intérêts collectifs du peuple corse, de ses hommes et de ses femmes, de sa terre et de ses valeurs ».
 
La finance, enjeu au cœur de l'économie sociale et solidaire 
Frédéric Tiberghein, président de Finansol, était l’un des trois invités de cette après-midi conférences-débats consacrée à l’état des lieux de la finance. Association fondée en 1995 qui promeut la solidarité dans la finance, elle développe le label Finansol et les différents produits d’épargne utiles et raisonnés. Son président, très lié à l’ESS (Economie Sociale et Solidaire) pour avoir été délégué interministériel à l’innovation, à l’expérimentation et à l’économie sociale de 2006 à 2007 insiste sur la dynamique extrêmement forte de collecte de l’épargne au service d’investissements socialement utiles : «L’encours de l’épargne solidaire, qui s’élève à 4,7 milliards d’euros, a connu sa meilleure progression annuelle depuis 2009 (+ 33 % par rapport à 2011). À ce rythme, l’objectif poursuivi par les adhérents de Finansol de parvenir à 1 % de patrimoine financier des Français investi dans la finance solidaire pourrait être atteint plus rapidement que prévu. La finance solidaire et l’économie sociale constituent un enjeu d’actualité nationale voire internationale. L’Europe s’y penche comme outil de relance. Le G8 qui s’est tenu à Londres récemment a souligné la pertinence des programmes permettant de lever des fonds privés pour financer des actions sociales publiques nommés là-bas les Social Impact Bonds. Il me semble aujourd’hui important pour une meilleure implantation de l’Economie Sociale et Solidaire, d’expliquer ce qu’elle fait, ses réalisations, il ne faut pas hésiter à réunir les acteurs qui la composent pour ensuite en rendre compte au plus grand nombre ».
Les deux autres interventions étaient partagées entre Antoine Harleaux, président de l’Unicer (Union Nationale des Investisseurs en Capital pour les Entreprises Régionales) et Benoît Gress, directeur Régional de la Banque de France qui ont  témoignés sur les perspectives du capital investissement régional et  l’épargne privée au profit des entreprises.

Partager l'avenir

Intervenant dans la construction d’une économie corse qui ne s’inscrit pas dans la seule logique de la rentabilité financière, Femu Qui veut mettre de l’enthousiasme dans ses projets et créer une dynamique collective autour d’actions concrètes de développement.
Ghjuvan’Carlu Simeoni, directeur d’investissement et membre salarié du directoire de Femu Qui, intervient sur cette opération d’augmentation de capital : « cette démarche est consubstantielle de notre activité ; même si nous menons d’autres réflexions, nous sommes rattrapés par des enjeux stratégiques. Nous souhaitons renforcer notre réseau et nous doter de nouveaux moyens d’intervention. On doit être sélectif sur les projets retenus car on travaille avec des moyens somme toute limités et nous nous devons de valoriser l’épargne confiée. Les projets accompagnés par Femu Qui participent à la réduction de la dépendance économique de la Corse, au rééquilibrage des activités sur le territoire rural et urbain, montagnard et côtier et à la valorisation des ressources locales ».
Projet ambitieux, Femu Qui entame un nouveau marathon dans l’histoire de son existence. Dans un souci de faire fructifier les moyens investis par les actionnaires, Femu Qui cherche à développer des leviers économiques dans un travail de proximité et de qualité d’accompagnement aux entreprises.
Jean-François Stefani, président du Directoire, en visioconférence à Ajaccio,  affiche une forme de confiance sur les nouvelles perspectives augurées à Femu Qui. Il emploie les mots de « performance économique » : « Femu Qui essaye de performer. En augmentant la taille de nos cibles, on augmente la possibilité de performer sur la valeur de l’action. Sans performance économique, il n’y a pas d’économie. On vise la performance tout en visant la qualité et la proximité des projets de développement de nos territoires ».
Labellisé Finansol depuis l’année 2013 et membre de la Fédération Européenne des Banques Ethiques et Alternatives (FEBEA), cet agrément permet aux contribuables assujettis à l’ISF d’obtenir 50% d’abattement sur les actions achetées et pour les sujets imposables, 18% de réduction d’impôts. « Cet abattement fiscal, rendu possible par l’inscription de notre société dans le réseau des banques solidaires, est de nature à favoriser cette collecte » confère Jean-François Stefani.
Ouverte sur l’extérieur et attentive aux mutations à l’œuvre dans le milieu de la finance, Femu Qui prévoit d’organiser un rendez-vous économique sur la Corse à Paris en décembre prochain.
Explications de Jean-Nicolas Antoniotti : « La Corse produit du positif et dégage une valeur ajoutée créatrice d’emplois qualifiés en Corse. En tant qu’interlocuteur reconnu du monde économique, Femu Qui a pris la décision  d’organiser un évènement le 6 décembre à Paris autour d’une Corse qui gagne. Nous avons 300 actionnaires sur Paris, la diaspora est une réalité et Femu Qui est la seule structure qui permet à la diaspora de s’investir de manière opérationnelle à distance dans le paysage local ».
Ouverte jusqu’au 31 décembre 2014, cette émission d’actions nouvelles portée par Femu Qui espère contribuer pleinement au développement économique de la Corse en permettant, via la mobilisation de l’épargne populaire, la création d’entreprises et d’emplois en Corse.
 
Femu Qui
Maison du parc Technologique
20601 BASTIA CEDEX
04.95.31.59.46
www.femuqui.com

aio@femuqui.com  




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