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Femu Qui : 2 350 actionnaires et un capital de plus de 4,5 millions d'euros


Rédigé par le Vendredi 25 Septembre 2015 à 14:28 | Modifié le Dimanche 27 Septembre 2015 - 12:14


Femu Qui va bien. Jean-Nicolas Antoniotti, président de son conseil de surveillance, n'a pas manqué de le faire savoir à l'heure de dresser le bilan de l'opération de l'augmentation de capital qui lancée en Avril 2014 s'est achevée à la fin de l'année dernière.


Ghjuvan-Carlu Simeoni, Sandrine Leccia, Charles Vellutini, Jean-Nicola Antoniotti, Sébastien Simoni et Yves de La Roche
Ghjuvan-Carlu Simeoni, Sandrine Leccia, Charles Vellutini, Jean-Nicola Antoniotti, Sébastien Simoni et Yves de La Roche
Pourtant, au-delà de l'augmentation du capital, le but de Femu Qui était de "revenir à ce qui était fondamental pour nous : l'adhésion populaire à la démarche" a souligné Jean-Nicolas Antoniotti en rappelant que la première augmentation de capital datait de 1992. Elle avait capté 1 200 actionnaires et 3 millions de francs…
C'était pour Jean-Nicolas Antoniotti le "Femu Qui1.0"
Le Femu Qui 2.0 date de 2001. Il s'est étendu jusqu'en 2015. De nombreuses années à travailler en utilisant les fonds alloués par les actionnaires et tous les autres fonds : près de 15 millions d'euros qui sont "entrés et sortis" a précisé le président du conseil de surveillance de Femu Qui. " Sur cette dernière augmentation de capital, ce qui était important pour nous, c'était de chercher à savoir quelle était le niveau de l'adhésion à la démarche et de définir les perspectives à donner à Femu Qui" a encore précisé Jean-Nicolas Antoniotti.

Pas question pour autant d'envisager la fin d'un cycle. Non. Plutôt envisager le début d'un autre. Le Femu Qui 3.0 débuté l'année dernière avec la dernière augmentation de capital. "Parce que entre 1992 et aujourd'hui, le monde, la France, l'Europe et surtout la Corse ont changé" a expliqué le président du conseil de surveillance.
"Ce qui nous a animé en 1992, puis en 2001 et en 2015 : ce sont les mêmes valeurs. C'est la capacité de faire adhérer le peuple corse à une démarche collective et positive de créations d'emploi et de développement économique en Corse."
Et les résultats sont là. Femu Qui a accompagné plus de 70 entreprises, créé et accompagné des centaines d'emplois. Et aujourd'hui il veut continuer.

Il le fera à la faveur de la dernière augmentation de capital matérialisée par 306 souscripteurs dont 250 nouveaux portant le nombre d'actionnaires à 2 350, un capital humain apprécié où 85% sont des personnes physiques et 84% de ces personnes physiques sont éligibles à une réduction d'impôt et 13% à une réduction ISF, dispositifs qui n'existaient pas lors des précédentes augmentation de capital. Un capital auquel la Caisse d'Epargne souscrit sans interruption depuis 1992 et à la constitution duquel  contribuent également la CCI de Haute-Corse, la Banque Populaire, le Crédit Agricole, Corsica Ferries, la Mutuelle familiale de la Corse, la Cadec.
A noter encore que 16% des souscripteurs résident à l'extérieur de l'Île. " Femu Qui est la seule structure opérationnelle en Corse qui intègre dans sa gouvernance des Corses de l'extérieur" s'est réjoui Jean-Nicolas Antoniotti.

Au total ce sont 1,2 millions d'euros qui ont été collectés par Femu Qui mais au-delà de l'importance de la collecte, la société de capital investissement a pu mesurer le degré d'adhésion de son réseau à sa démarche. Aujourd'hui les capitaux propres de Femu Qui s'élèvent à plus de 5 millions d'euros. "Cela va servir à continuer, à créer  de l'énergie positive en Corse, à créer de l'emploi et à soutenir les entreprises" a précisé le président du conseil de surveillance de Femu Qui qui a répété que le plus important pour la société était "les entreprises qu'elle accompagne."- Des entreprises qui constituent des phares "pour l'ensemble des jeunes corses qui peuvent ainsi se dire que dans ce pays c'est possible".

Yves Leccia, Ecopa, CGSI, Sébastien Simoni…

Charles Vellutini, Sandrine Leccia, Sébastien Simoni et Yves de Laroche
Charles Vellutini, Sandrine Leccia, Sébastien Simoni et Yves de Laroche
Ces "phares" étaient trois vendredi matin à la Maison du parc technologique de Bastia.
Et la souscription de 1,2 millions d'euros elle s'est portée sur ces entreprises : Yves Leccia, Ecopa, et la CGSI.
Yves Leccia ?
Il a créé en 2005 avec Sandrine, son épouse,  le "Domaine E Croce" en plein cœur de l'appellation Patrimoniu. Il couvre 15 hectares et cultive cinq cépages en AOC, Muscat et Vin de Pays. Femu Qui accompagne là un projet de développement qui comprend la conversion de l'ensemble des vignes, à l'agriculture biologique, la mise en place d'un élevage en fûts de chêne et la dynamisation de la vente directe au domaine.
"Une entreprise vinicole, ancrée sur son terroir qui va de l'avant, qui investit pour monter en gamme, c'est aussi à cette économie-là qu'œuvre les épargnants de Femu Qui".
www.yves-leccia.fr

Economiste, consultant pour les bailleurs de fonds internationaux (FMI, Banque Mondiale) Charles Vellutini a installé les bureaux de Ecopa à Bastia il y a 3 ans. Avec son équipe d'économètres et ingénieurs il a engagé un virage ambitieux : passer du métier de consultant à celui d'éditeur de logiciel. Ayant pris conscience de l'immense potentiel de leur savoir-faire dans les domaines des données massives et de l'analyse prédictive de prix, ils se lancent dans le projet Prezzu, une "pricing machine" qui équipe, déjà, de grands noms du e-commerce comme la FNAC, Oscaro avec l'espoir d'accrocher d'autres clients.
"Femu Qui accompagne ce mouvement ambitieux et fonde en cette équipe de véritablees "rockstars", un bel espoir d'exemple pour la Corse de demain, actrice de la révolution numérique."
www.ecopa.com

Femu Qui accompagne encore la CGSI - éditeur de logiciel créée en 1989 à Bastia par Michel Yvars - et Yves de Laroche dans son projet de reprise depuis 2013. Yves de Laroche a pour ambition de positionner cette pépite bastiaise comme leader français des solutions logicielles pour entreprises de BTP. Avec 1,5 millions d'euros de chiffre d'affaires, une quinzaine de personnes réparties entre Bastia et Aix-en-Provence et un savoir-faire éprouvé, cette équipe discrète  autant qu'efficace est en train d'écrire l'histoire d'une opération réussie de transmision-développement d'entreprise.
"Faire rayonner l'entreprise à partir de la Corse, convaincre des clients industriels de premier plan, c'est aussi la démonstration faite par les équipes de CGSI."
www.ixbat.com

Le mot de la fin de la matinée?
Il fut pour Sébastien Simoni, nouvel administrateur de Femu Qui, l'initiateur de CampusPlex et co-fondateur de WMaker.
"Un des points communs à ces trois entreprises c'est qu'elles font l'essentiel, voire la totalité, de leurs chiffres d'affaires à l'export. C'est un point important pour le développement de la Corse car, c'est de la richesse que l'on amène sur l'Île. On à l'habitude de dire qu'en Corse il y a un petit marché et que l'on ne pourra jamais progresser etc. Avec ces entreprises nous avons la preuve que l'on peut créer de la richesse en exportant : il y a certes des contraintes mais l'on devrait aujourd'hui focaliser nos énergies sur ces entreprises-là".
Le Femu Qui 3.0 est, en fait là, mais pas seulement : le 1.0 et le 2.0, ceux qui ont fait l'ADN de Femu, ne s'estomperont jamais !
 




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