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Euromed Management devient Kedge Business School


Rédigé par Nicole Mari le Vendredi 20 Septembre 2013 à 21:08 | Modifié le Samedi 21 Septembre 2013 - 01:09


L’école de management de Bastia, Euromed Bachelor, a effectué sa rentrée, le 20 septembre, avec des effectifs en hausse constante et deux innovations majeures : un changement de marque qui la propulse dans le giron des grandes écoles et la création d’un centre de formation d’apprentis (CFA). Cette nouvelle étape s’accompagne d’innovations pédagogiques et d’une plus grande ouverture à l’international. Explications, pour Corse Net Infos, de Pascal Agostini, directeur de l'enseignement-formation à la chambre de commerce et d’industrie de la Haute Corse (CCI 2B), directeur de l'Ecole de Management et de l'Institut méditerranéen de formation (IMF).


Pascal Agostini, directeur de l'enseignement-formation à la CCI 2B, directeur de l'Ecole de Management et de l'IMF.
Pascal Agostini, directeur de l'enseignement-formation à la CCI 2B, directeur de l'Ecole de Management et de l'IMF.
- Quelles sont les caractéristiques de cette rentrée ?
- D’abord, une croissance des effectifs. Aujourd’hui, nous atteignons un seuil de 250 élèves post-bac, étudiants et apprentis confondus, dont 110 nouveaux entrants. C’est une progression de +40% en 3 ans. Plus de la moitié des jeunes, 56 %, choisissent la voie de l’apprentissage, ce sont des salariés d’entreprise qui viennent suivre des études supérieures.
 
- Une telle progression vous surprend-elle?
- Nous avions imaginé avoir une croissance. La présence de la marque « Grande école » sur le territoire, tout le travail effectué depuis plusieurs années ont rendu les bases solides. A partir de là, l’attractivité de l’école et le concept « Ecole de management », unique en Corse, ont attiré les jeunes.
 
- Quelles sont les nouveautés ?
- La nouveauté est que nous changeons de marque. Nous sortons de la marque Euromed Management pour devenir Kedge Business School, née de la fusion de deux grandes écoles : Euromed Management et Bordeaux Ecole de management. Ce qui fait que notre programme est étendu à d’autres campus. Nous avons, surtout, une dimension internationale puisque nous sommes adossés à une très grande école qui, dans les 2 ou 3 ans à-venir, se classera parmi les 5 meilleures grandes écoles françaises.
 
- Quels avantages concrets, les étudiants, peuvent-ils en retirer ?
- Il y a plusieurs avantages. Déjà, dans le programme. La manière d’aborder les choses dans une école de management est très professionnalisante avec des méthodes très importantes d’accompagnement et de développement personnel sur les 3 ans. Autre avantage : dès la sortie du BAC, l’étudiant peut suivre ces études en alternance sous forme de contrats apprentissage, son insertion professionnelle est, donc, beaucoup plus rapide. Enfin, le fait d’être adossé à une grande école ouvre l’accès à tous les avantages, tous les supports et tous les campus de cette grande école à ceux qui désirent poursuivre leurs études.
 
- Vous parliez d’un réseau international. Quels campus s’ouvrent à l’étranger pour les étudiants corses ?
- Il y a des campus en Chine et en Afrique sur lesquels le programme est développé. Si les étudiants veulent aller faire une année, une année de césure, sur ces campus, ils peuvent le faire. Aujourd’hui, la majorité des étudiants ne le fait pas. Mais, notre programme prévoit, également, un semestre obligatoire à l’étranger afin que tous les étudiants acquièrent une expérience internationale. Ils peuvent la faire sur un des campus, comme en entreprise. C’est un système à la carte où l’étudiant choisit son parcours. Comme il est au sein d’une grande école, il a accès à tout ce que peut proposer une grande école sur l’ensemble de ces campus.
 
- Quelles destinations étrangères, les étudiants choisissent-ils en priorité ?
- Au début, ils préféraient les pays anglo-saxons à cause de la langue anglaise qui est fondamentale. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes vont en Australie et au Canada. Il n’y a plus de destination privilégiée. Les étudiants choisissent, eux-mêmes, leur destination et trouvent, eux-mêmes, un campus ou une entreprise.
 
- De plus en plus de jeunes optent pour l’alternance. Y a-t-il en Corse un vivier d’entreprises suffisant pour permettre cette alternance ?
- En 2006, nous avons démarré sur le volet enseignement supérieur. L’alternance dans le supérieur n’existait pas et a connu, depuis, une forte croissance. En 2009, l’université a créé son CFA qui compte environ 230 apprentis. Nous venons de créer le nôtre qui compte environ 140 à 150 apprentis. Entre l’université et la CCI, ce sont plus de 350 jeunes qui suivent leur formation en alternance en Corse dans des entreprises corses. Le tissu économique est réceptif. Il faut lui donner le temps de s’adapter.
 
- Ne pâtissez-vous pas d’un manque d’encadrement ?
- Oui. On répond à la problématique d’encadrement dans les entreprises qui reste encore trop faible par rapport à la moyenne du continent. L’idée est d’apporter en douceur une aide et un appui à la structuration des entreprises au travers de cet apprentissage de l’enseignement supérieur.
 
- Avez-vous d’autres objectifs ?
- Nous allons réhabiliter l’outil de travail, ce qui signifie que nous allons rentrer dans une grande phase d’investissements et de travaux. L’IMF va se moderniser pour être compatible avec les nombreuses innovations pédagogiques : le digital entre dans les salles, le public est mixé, les salles doivent être adaptées… Ce n’est plus un apprentissage classique, tout l’outil doit suivre cette évolution. La croissance des effectifs nous impose aussi d’optimiser les conditions d’accueil en augmentant les places de parkings et les espaces de travail et en améliorant l’accueil et l’accessibilité. Nous allons, dès 2014, avec la CCI 2B, investir très fortement sur fonds propres pour moderniser l’IMF.
 
- Quoi d’autre en perspective ?
- A la rentrée 2014-2015, nous ouvrirons de nouvelles formations : assistant manager dans le domaine du tourisme, responsable logistique en alternance. Nous envisageons, avec Kedge Business School, de proposer un Master, Bac+5, à la suite du programme Bachelor.
 
- Avez-vous des projets avec l’université de Corse ?
- L’université de Corse fait partie des projets que nous avons et sur lesquels nous travaillons déjà ensemble. L’idée est de nous rapprocher, de devenir partenaires afin de rendre beaucoup plus lisible l’offre de formation dans le supérieur tout en gardant notre spécificité d’école de management.
 
- A la sortie de l’école, quel pourcentage d’élèves réussit à trouver un emploi ?
- Aujourd’hui, environ 40% préfèrent poursuivre leurs études à l’université ou au sein de la grande école à Marseille ou à Bordeaux dans des filières BAC+4, BAC+5. Par contre, ceux, plus de la moitié, qui choisissent d’aller sur le marché du travail, trouvent, tous, un emploi dans les 6 mois, majoritairement sur la Corse.
 
Propos recueillis par Nicole MARI

Les 250 étudiants, lors de la rentrée, le 20 septembre.
Les 250 étudiants, lors de la rentrée, le 20 septembre.
Léa Duniaud : « Le diplôme fait de nous des professionnels »
 

Cette étudiante en 3ème année livre son témoignage sur l’école de management dans laquelle elle poursuit cours et formation à l’international.
 
- Pourquoi avez-vous choisi cette filière de formation ?
- N’ayant pas été très bien renseignée, j’ai d’abord été en Fac d’éco-gestion. Mais, je voulais vraiment acquérir une expérience, partir en stage, surtout à l’étranger. Ma mère est irlandaise, je voulais améliorer mon anglais et mon italien. Quand j’ai vu qu’on pouvait partir, tous les ans, en stage, je me suis inscrite à l’école. Les cours en management m’intéressaient énormément. J’ai passé le concours et j’ai intégré l’école.
 
- La formation que vous y recevez vous satisfait-elle ?
- Oui. Je suis très contente de la formation parce que tous les stages, que j’ai faits, ont vraiment été très enrichissants. J’ai pu m’assurer, par là même, que les cours correspondaient vraiment au monde du travail. Ils m’ont servi. C’est rare d’avoir une telle variété de cours dans une formation. Ce panel très varié nous servira, dans notre CV et dans notre lettre de motivation, quand nous postulerons pour un job.
 
- Pensez-vous que ce sera un plus sur le marché du travail ?
-Oui. C’est un plus par rapport à la FAC parce que nous avons la théorie et la pratique. Ce qui nous donne des retours d’expérience très intéressants. Le diplôme fait de nous des professionnels. En plus, quand on intègre la 3ème année, on est bilingue puisqu’on est parti 4 mois à l’étranger et qu’on est obligé de valider notre TOEIC (Test of English for International Communication).
 
- Où êtes-vous partie en stage ?
- La 1ère année, je suis partie travailler en Irlande chez Essilor International où j’ai fait de la logistique et de la comptabilité. La 2nde année, je suis partie dans une agence de communication digitale à Montréal où j’ai travaillé dans les relations publiques. La 3ème année, nous avons un autre stage de 6 mois à faire en janvier. Je pense poursuivre en communication parce que mon stage à Montréal a vraiment été une expérience inoubliable !
 
- Où comptez-vous partir ?
- Je cherche à aller à Londres ou peut-être en Italie. Je ne sais pas encore exactement. Même si je dois rester en France, je pense que cette expérience sur 6 mois m’offrira des bons projets à apprendre, à trouver, à élaborer… Un stage de 4 mois, comme je viens de le faire, peut paraître long, mais, dans un travail, on n’a pas le temps de terminer nos projets. C’est un peu dommage. Alors, même si je fais le stage dans une agence française, je serai très contente.
 
- Est-ce facile de trouver un stage ?
- En France, oui. Les conventions les favorisent. A l’étranger, c’est un petit peu plus compliqué parce qu’on ne peut pas toujours se déplacer pour les entretiens. Pour Montréal, tout s’est fait par Internet, par Skype… La technologie nous aide beaucoup, mais il faut vraiment faire preuve de détermination pour être pris, ne pas hésiter à relancer l’entreprise, lui montrer sa motivation, son envie d’y aller. Le fait d’être loin met parfois une barrière entre l’employeur et l’étudiant qui recherche un stage à l’étranger.
 
- Quand vous serez diplômée, travaillerez-vous en Corse ou ailleurs ?
- Je ne sais pas encore exactement quelle sera mon orientation professionnelle. J’aimerai poursuivre mes études, peut-être faire un Master en marketing en alternance. Je ne suis pas encore tout à fait décidée. J’attends de voir comme va se passer mon stage et s’il y a des possibilités d’embauche à la fin. C’est, quand même, l’objectif ! Mais, on verra ça d’ici à quelques mois.
 
Propos recueillis par Nicole MARI





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