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Erosion du littoral : "Envisager une gestion collective du problème"


Rédigé par le Lundi 30 Juin 2014 à 22:44 | Modifié le Mardi 1 Juillet 2014 - 00:43


On a reparlé de l'érosion du littoral de la côte orientale de la Corse lundi matin à la préfecture de la Haute-Corse où Alain Rousseau, le préfet, les services de l'Etat, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et les élus de la région Sud de Bastia, notamment, se sont penchés sur les solutions les mieux adaptées pour tenter de parer au phénomène. Au terme de cette séance de travail, le préfet de Haute-Corse, a fait le point sur le dossier.


Erosion du littoral : "Envisager une gestion collective du problème"
- L'objet de cette nouvelle réunion ?
- Nous avons engagé une réflexion avec les collectivités sur l'érosion qui affecte la côte à sable du sud de Bastia jusqu'à Solenzara.  Un tiers de la côte est considérée aujourd'hui en recul : il s'agit donc de voir comment il faut s'organiser pour faire face aux problèmes. Ils ne sont pas partout, et même s'ils sont relativement circonscrits il faut quand même les traiter. Notre logique comme nous venons de le faire avec les élus de Bastia jusqu'à Lucciana et avant avec d'autres élus jusqu'à la plaine d'Aleria, c'est de discuter des modalités d'une gestion collective de ce problème.

- Comment cela se traduirait-il concrètement ?
- Par un regroupement des collectivités concernées avec des partenaires comme les chambres consulaires ou le conseil général de façon à avoir un support pour gérer d'abord les études, faire le choix des travaux et ensuite  les porter.

- Sans le concours de l'Etat ?
- L'Etat ne peut pas être membre d'un syndicat mixte. En revanche il peut peut venir en support technique et en accompagnement avec des financements qui viendront en complément d'autres financements pour aider les collectivités à faire face.

- Et en attendant ?
- Au terme de trois réunions l'idée s'est dégagée de la création de trois syndicats mais on pourrait imaginer aussi qu'il n'y en ait qu'un. Il appartient aux élus de décider. Il est important, dans l'ordre, de faire quelques études complémentaires car  si celle du BRGM  est très large, elle ne permet pas encore de faire un choix précis sur la nature de travaux à mener, de monter les dossiers et ensuite d'entamer les travaux à réaliser.

- Il y a des zones sensibles ?
- Sur le tiers du littoral affecté par l'érosion il y a quelques zones qui ont des enjeux : des valeurs immobilières, des maisons privées ou bien alors des équipements touristiques et c'est sur ces zones qu'il faut faire des choix. La première question qui va se poser aux collectivités sera de savoir ce qui relève des enjeux importants et des enjeux qui le sont moins ? Et à partir là quels choix faudra t-il faire ? Protéger en l'état par des techniques diverses qui existent aujourd'hui et qui sont bien maîtrisées ? Proposer un recul, le cas échéant, pour reconstituer  une série d'enjeux touristiques un peu en retrait pour éviter ce risque d'érosion du littoral ?

- Il y des situations d'urgence ?
- Il y en a quelques-unes que l'on connait bien. Des propriétaires sont venus nous voir. Ils ont été autorisés à effectuer un certain nombre de travaux sur le domaine public maritime pour éviter que leur bâtiment soit affecté de manière immédiate. Mais ce type de traitement individuel ne suffit pas. Ce que nous voulons lancer aujourd'hui comme démarche, c'est une gestion collective du problème car, se protéger soi-même ne suffit jamais, la mer gagne toujours !

Les solutions du BRGM

Yann Balouin, chef de projet du littoral Méditerranéen au BRGM
- Quelles solutions préconisez -vous ?
- Il y a beaucoup de solutions techniques mais aucune ne peut être considérée comme solution miracle. Il faut jongler à la fois avec les solutions techniques et les aménagements que l'on veut sur le littoral. L'analyse des solutions faites dans cette étude  c'est d'une part de mettre de côté celles qui ne sont pas adaptées au littoral corse et celles qui vont entraîner de répercussions beaucoup plus néfastes. Ensuite parmi celles qui restent de voir celles qui sont les plus viables à court terme : les zones très proches de la mer où il faut  réaliser des protections très rapidement. Mais il y aussi les zones sur lesquelles on peut réfléchir à des stratégies à plus long terme  c'est à dire à 20, 30, 40 ans… Il faut savoir ce que l'on veut pour notre littoral : soit bétonner avec des enrochements partout  soit un littoral avec des cordons dunaires, des plages larges qui puissent bénéficier à la fois aux résidents et aux touristes".

- Elle sont coûteuses ?
- Ça dépend de ce que l'on veut et ce que l'on doit protéger.Si on est sur une zone urbaine il va falloir mettre des opérations de rechargement de plage. Si on est sur des secteurs sur le lido de la Marana où le phénomène principal est la submersion marine on peut très bien envisager des solutions qui sont  moins coûteuses avec la restauration d'un cordon dunaire qui va jouer à la fois un rôle d'échange avec la plage pendant le phénomène d'érosion et de protection même si une dune n'est pas une digue…





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