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"Entrez, on ferme" un documentaire sur les vieilles enseignes bastiaises


Rédigé par le Dimanche 15 Mars 2015 à 22:30 | Modifié le Dimanche 15 Mars 2015 - 22:37


Francescu Artily 29 ans scénariste et réalisateur et Léa Eouzan, 34 ans, photographe sont en phase de réalisation d'un documentaire « Entrez on ferme » sur les vieilles enseignes bastiaises : « celles qui résistent encore face à l'homogénéisation de la ville - et des villes européennes en général - et dont l'activité disparaîtra en même temps que leurs propriétaires. » Ces enseignes qui font pourtant parties de notre identité, de l’histoire de la ville disparaîtront à terme, tout comme nos vieux quartiers happés par une certaine modernisation architecturale et économique.


"Entrez, on ferme" un documentaire sur les vieilles enseignes bastiaises

Qui sont Léa Pieri et Francescu Artily ?

Francescu Artily est titulaire d’un Master en Réalisation Cinématographique de l’ESCAC (École Supérieure de Cinéma et d’Audiovisuel de Catalogne), et d’une Licence en Art et Audiovisuel décernée par le CAAV (Centre d’Arts Audiovisuels) de Guadalajara au Mexique. 
Après un parcours à l’étranger et en France, il est depuis deux ans, au sein de la société de production GB Prod à Ajaccio, il est l’un des réalisateurs du magazine trimensuel, Made in Corsica, une coproduction France Télévisions, diffusé sur la chaine France3 Via Stella.
éa Pieri est diplômée en 2006, de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles. Après plusieurs expositions à Lyon et Bastia, elle a fait coté parution un travail remarquable autour des lieux de mémoire présentée dans l’édition du IVè volume de la « Storia della Shoah » chez Utet. De 2012 à 2014 elle a passé deux années dans l’audiovisuel pour la série documentaire « Fora di Strada » avec Paul Poli pour France3 Corse-Via Stella.
Nous avons respectivement travaillé dans plusieurs secteurs. Pour ce documentaire, nous avons décidé de nous lancer sans plus attendre ! 

Questions à Léa Pieri

- Vous préparez un documentaire sur les anciennes enseignes bastiaises, pourquoi le choix d'un tel sujet?
- Nous avons observé les villes, et leurs mutations. Personnellement, je fréquente ces commerces puisque nous y allons autant pour converser que pour acheter ! Ils sont pour moi des espaces de tranquillité, d'échanges, de convivialité. Ils sont "hors-temps" si nous les comparons à la furieuse consommation de masse. Nous en avons discuté avec Francescu et l'évidence s'est imposée !
 
- Vous êtes allés à la rencontre de commerçants et de familles de commerçants pour vos témoignages, quels ont été les plus émouvants face au devenir de leurs enseignes?
- Nous n'avons pas rencontré les familles des commerçants. Nous n'entrerons pas dans leur espace intime, uniquement l'espace public, celui qui nous est donné à voir.
Les propos se rejoignent souvent. Une certaine fatalité, pessimisme sur le futur, le changement des mentalités. Ils sont d'une ancienne génération avec des valeurs et des éducations autres. Dans leur discours, il y a cette intelligence de l'analyse, une certaine sagesse. Les écouter parler des belles années, où le commerce de proximité était vivant, allègre, fait de partages et de rencontres sont assurément les histoires les plus poignantes.
 
- Identité, culture, partage sont les mots que vous employez pour décrire sur quoi le spectateur sera invité à réfléchir pendant la projection de votre documentaire. Pourrait-on y rajouter histoire de vie, fuite du temps, disparition des vieux quartiers?
- Histoire de vie, disparition des vieux quartiers sont des mots en effet en filigrane. Interrogation également sur le devenir des centres-villes. Que veut-on réellement pour nos cités ? Quel choix de vie finalement ?
 
- Vous avez partagé votre projet sur le site de financement collaboratif  KissKissBankBank et avez à ce jour récolté 59% de la somme qui vous sera nécessaire. A quoi servira-t-elle exactement?
- Les deux tiers de la somme serviront à compléter notre équipement de réalisation, à savoir la location pour un mois de lumières additives - type panneaux de LED, d’optiques supplémentaires pour le boitier 5D et d’un enregistreur Tascam.
Le tiers restant sera utilisé pour les déplacements (puisqu’un des réalisateurs ne vit pas à Bastia) et les multiples frais sur les lieux de tournage.
Et si la chance et l’intérêt des Kissbankers venait à dépasser la somme annoncée nous pourrions nous permettre de financer une création de musique originale, de faire appel à un étalonneur en postproduction et peut-être de solliciter un graphiste professionnel pour la conception de l’affiche définitive.
 
- Que rajouterez-vous pour convaincre les futurs KissBankers?
- Si nous devons rajouter un mot à l'attention des futurs kisskissbankers… Nous n'avons pas l'habitude de demander de l'argent aux particuliers. Pour ce projet, cela était notre "seule" chance de le voir se concrétiser. Nous avons tenté l'expérience en espérant que les futurs donateurs seront sensibles au projet réalisé par deux corses sur un sujet qui touche tout le monde - au vu du développement des villes européennes. Nous ne sommes pas dans "Mafiosa" assurément ! Mais cela parle enfin de nous !
 
http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/entrez-on-ferme
 
 

"Entrez, on ferme"




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