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Elections départementales Bastia III : Cinq binômes pour un canton à pourvoir


Rédigé par Nicole Mari le Samedi 1 Octobre 2016 à 21:32 | Modifié le Samedi 1 Octobre 2016 - 22:09


Près de 6 600 électeurs sont appelés à voter, ce dimanche, pour le 1er tour de l’élection départementale partielle du 3ème canton de Bastia. L’enjeu est d’élire un binôme de deux conseillers départementaux, un homme et une femme, pour un mandat réduit à un an avant la suppression des départements et la mise en place, prévue au 1er janvier 2018, de la collectivité unique. Cinq listes sont en piste, dont une issue de la majorité municipale, trois à gauche et une d’Extrême-droite, aucune liste à droite, soit 10 candidats et 10 suppléants. Seules les listes obtenant au moins 12,5 % des voix des électeurs inscrits pourront se maintenir pour le 2nd tour.


Le siège du Conseil départemental de Haute-Corse.
Le siège du Conseil départemental de Haute-Corse.
Rebelote, donc, pour les électeurs du canton de Bastia III qui regroupe les deux quartiers de Saint-Joseph et de Lupinu. Suite à l’invalidation du scrutin de mars 2015, après un recours du binôme PRG de l’époque, ils sont, de nouveau, appelés à se rendre aux urnes, ce dimanche, pour élire leurs deux conseillers départementaux. L’élection, qui s’était jouée dans un mouchoir de poche, 137 voix d’écart, avait été remise en cause par les perdants d’alors, le binôme PRG Joseph Martelli et Anne-Marie Piacentini, le seul à revenir dans la bataille dans la même configuration, mais pas sous la même bannière. Le binôme de la majorité municipale, alors vainqueur, a éclaté de la même façon que cette dernière : le Nationaliste José Gandolfi et la Tattiste Marie-Claire Poggi sont désormais de farouches adversaires. La Gauche en miettes se présente en ordre dispersé et le Front national affiche de nouvelles ambitions. Le scrutin est à l’image des bouleversements qui secouent l’échiquier politique corse depuis plus d’un an.
 
Cinq listes sont en lice pour ce 1er tour.
 
Le binôme de la majorité municipale a la même coloration arc-en-ciel que l’union qui préside aux destinées de la ville : le Nationaliste José Gandolfi est désormais associé à la Socialiste Emmanuelle De Gentili, tous deux soutenus par la droite bastiaise.
 
Face à eux, trois binômes de gauche.
 
L’affrontement sera frontal avec le binôme de la majorité départementale. Formé autour de leur ancien allié MCD (Mouvement Corse Démocrate), le parti de François Tatti est, comme à la mairie et à la CAB (Communauté d’agglomération de Bastia), passé à l’opposition. Marie-Claire Poggi se présente désormais coalisée avec l’ennemi d’hier : le représentant du PRG (Parti radical de gauche) officiel, Jean-François Mattei. L’union des deux mouvements s’est constituée in extrémis sur les ruines de la gauche bastiaise et sur fond d’implosion du PRG, après la sévère double défaite des municipales et des territoriales.
 
Le PRG bastiais historique et son tandem, Joseph Martelli et Anne-Marie Piacentini, ayant refusé l’alliance avec ce qu’ils considèrent comme les renégats du MCD, le binôme revient à la bataille sous l’étiquette Divers Gauche.
 
Egalement présent, le PCF-Front de Gauche ne déroge pas à son orthodoxie habituelle en présentant un tandem maison : Pascal Rossi et Marina Luciani.
 
Dernier challenger : le Front National (FN) avec le binôme formé de Michel Bruschini et de Cathy Grimaldi. L’extrême-droite, dont le bon score avait déjà créé la surprise en 2015, entend surfer sur sa dynamique tant au niveau local qu’hexagonal et jouer les trouble-fêtes.
 
L’enjeu : le taux de participation
Le premier enjeu dans ce canton, le plus peuplé de la ville, où plus d’un électeur sur deux avait boudé les urnes en mars 2015, est de convaincre les abstentionnistes d’aller voter. Cette élection ne semblant pas passionner la population, les plus pessimistes tablent sur un taux de participation de 35%, les plus optimistes parient sur le même taux qu’il y a un an et demi : 47%. Quoiqu’il en soit, on peut, d’ores et déjà, assurer que la participation sera la clé d’un scrutin qui s’annonce serré. Rappelons, que seules les listes, ayant obtenu des suffrages équivalant à au moins 12,5 % des électeurs inscrits, pourront se maintenir pour le 2nd tour.
La clôture des bureaux de vote étant fixée à 18 heures, les résultats tomberont à partir de 20 heures.
 
N.M.
 



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